Au terme d'une séance plénière, convoquée par le chef du Législatif Nabih Berry, le Parlement a adopté le projet de loi relatif au secteur de l'électricité. Le texte approuvé est celui du gouvernement, avalisé hier par les commissions parlementaires mixtes.
Le texte bénéficiait de l’appui du 14 Mars et des blocs Mikati (Tripolitain, avec Mohammad Safadi et Ahmad Karamé), Berry (Amal) et Joumblatt (PSP), et était assuré d’une confortable majorité "mixte" (incluant le 14 Mars).
Le bloc aouniste, qui était en désaccord avec le texte avalisé par le gouvernement et les commissions parlementaires mixtes (qui apporte des amendements au projet initial présenté par le ministre de l’Énergie et de l'Eau, Gebran Bassil), s'est contenté, lors de la réunion de l'Assemblée, d'émettre des réserves. "Nous avons nos réserves quant à quelques articles du texte, mais nous voulons surtout préserver l'unité du gouvernement", a déclaré le général Michel Aoun à l'issue de la réunion. "L'important pour nous c'est que le projet a été avalisé et que le Liban a désormais de l'électricité", a conclu M. Aoun.
Hier soir, le projet sur le développement du réseau électrique avait sérieusement ébranlé le gouvernement en raison de la fronde des ministres aounistes qui, lors de la séance du Conseil des ministres tenue en soirée au Grand Sérail, se sont élevés contre la décision prise dans la matinée par les commissions parlementaires de s’en tenir au projet sur l’électricité tel qu’approuvé le 7 septembre par le gouvernement et qui comprend les garde-fous réclamés par le 14 Mars, appuyé par les ministres représentant l’axe Mikati-Joumblatt-Berry.
On sait que les commissions parlementaires avaient été saisies (vraisemblablement par le ministre de l’Énergie Gebran Bassil) d’un texte différent de celui qui avait été avalisé le 7 septembre par le gouvernement. Le document présenté aux députés ne faisait pas état des garanties de transparence et de bonne gestion qui prévoyaient, notamment, la formation d’une autorité de régulation, la nomination d’un nouveau conseil d’administration de l’EDL et l’adoption d’un mécanisme pour les appels d’offres et les adjudications qui devrait être soumis en amont au Conseil des ministres. Gebran Bassil et ses collègues aounistes au sein du gouvernement ont contesté le fait que ces garde-fous devraient être inclus dans le projet de loi transmis au Parlement. Mais lors de la réunion des commissions parlementaires conjointes tenue hier, un consensus est apparu entre le 14 Mars et les blocs de Nabih Berry, Nagib Mikati et Walid Joumblatt en vue de transmettre aujourd’hui à l’Assemblée non pas le texte que M. Bassil désirait faire passer (excluant les garde-fous) mais le projet tel qu’approuvé le 7 septembre par le cabinet et qui prévoit la plupart des demandes formulées par le 14 Mars et soutenues par les ministres de Berry, Mikati et Joumblatt.
Le Parlement a par ailleurs avalisé une décision prise en juin dernier par le gouvernement précédent, pour l’octroi de bidons d’essence gratuits pour trois mois à toutes les voitures dotées d’une plaque d’immatriculation rouge.
Le texte bénéficiait de l’appui du 14 Mars et des blocs Mikati (Tripolitain, avec Mohammad Safadi et Ahmad Karamé), Berry (Amal) et Joumblatt (PSP), et était assuré d’une confortable majorité "mixte" (incluant le 14 Mars).
Le bloc aouniste, qui était en désaccord avec le texte avalisé par le gouvernement et les commissions parlementaires mixtes (qui apporte des amendements au projet initial présenté par le ministre de l’Énergie et de l'Eau, Gebran Bassil), s'est contenté, lors de la réunion de l'Assemblée, d'émettre des réserves. "Nous avons nos...

