Le plaidoyer du parquet pour Chirac contesté par des magistrats
OLJ /
le 22 septembre 2011 à 00h34
Les réquisitions du parquet de Paris, demandant mardi la relaxe de Jacques Chirac et de ses neuf coprévenus dans un procès de détournement de fonds publics présumés remontant à 1992-1995, ont été critiquées hier par le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche). Ce dernier y voit une preuve de l’absurdité du statut des procureurs, nommés par le pouvoir exécutif directement et soumis à ses ordres. Dans ce procès historique, le premier d’un ancien chef d’État républicain, les deux substituts du procureur Michel Maes et Chantal de Leiris ont délivré une véritable plaidoirie de défense, combattant les imputations retenues au titre de 28 emplois présumés fictifs de « chargés de mission ». « La gestion de ce dossier par le parquet révèle d’abord l’immense faiblesse de son statut. Tel qu’il est aujourd’hui conçu, le ministère public est tout entier dans la main du pouvoir exécutif, et ce vice originel se manifeste avant tout dans les affaires dites sensibles », écrit le SM. « La réforme de ce statut est devenue un enjeu démocratique de premier ordre (...). Cette gestion calamiteuse (du dossier Chirac) traduit aussi la perte coupable de tout repère éthique de la part d’une certaine hiérarchie », ajoute-t-il. À gauche, le candidat à la primaire socialiste Arnaud Montebourg a estimé que ces réquisitions mettaient au jour « une République corrompue où la justice est aux ordres d’intérêts particuliers ». « Le procureur est le porte-parole du gouvernement, il est donc chargé de protéger les amis du pouvoir et d’accabler les ennemis », a-t-il dit. (Source : Reuters)
Les réquisitions du parquet de Paris, demandant mardi la relaxe de Jacques Chirac et de ses neuf coprévenus dans un procès de détournement de fonds publics présumés remontant à 1992-1995, ont été critiquées hier par le Syndicat de la magistrature (SM, classé à gauche). Ce dernier y voit une preuve de l’absurdité du statut des procureurs, nommés par le pouvoir exécutif directement et soumis à ses ordres. Dans ce procès historique, le premier d’un ancien chef d’État républicain, les deux substituts du procureur Michel Maes et Chantal de Leiris ont délivré une véritable plaidoirie de défense, combattant les imputations retenues au titre de 28 emplois présumés fictifs de « chargés de mission ».« La gestion de ce dossier par le parquet révèle d’abord l’immense faiblesse de son statut. Tel qu’il...
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