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Économie - Crise Budgétaire

La Grèce, menacée de défaut, planche sur de nouvelles mesures d’austérité

Athènes est et sera toujours un membre de la zone euro, a assuré devant le Parlement le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos.

Des fonctionnaires manifestaient hier devant le Parlement grec, alors que le gouvernement devrait s’engager à réduire encore les effectifs de son secteur public. Louisa Gouliamaki/AFP

Le gouvernement grec planchait hier sur de nouvelles mesures d’austérité exigées par ses créanciers dans l’espoir d’obtenir le déblocage d’une nouvelle tranche d’aide, afin d’éviter un défaut de paiement qui ébranlerait l’ensemble de la zone euro.
« La Grèce est et sera toujours un membre de la zone euro », a assuré devant le Parlement le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, avant le début d’un Conseil ministériel restreint consacré à l’examen des mesures supplémentaires.
Envisageant de « nouvelles mesures nécessaires », M. Vénizélos a affirmé que son gouvernement « allait faire tout ce qu’il faut, pour ne pas mettre en danger le pays et sa place dans la zone euro ».
Le gouvernement socialiste devrait principalement s’engager à réduire encore les effectifs de son secteur public et à augmenter des impôts, selon les analystes et la presse grecque.
Objectif : convaincre la troïka de ses créanciers – Fonds monétaire international (FMI), zone euro et Banque centrale européenne (BCE) – de lui verser une sixième tranche de huit milliards d’euros du prêt consenti en mai 2010 au pays, faute de quoi, l’État grec risque de se retrouver en cessation de paiements en octobre.
Les chefs inspecteurs de l’Union européenne et du FMI retournent à Athènes en début de semaine prochaine pour reprendre leur mission d’inspection des comptes grecs. Ils en étaient partis le 2 septembre en raison de retards accusés par Athènes en matière de mise en œuvre des mesures de rigueur et des privatisations.
« Nous négocions non seulement les budgets de 2011 et 2012, mais l’ensemble du programme d’ajustement pour 2013 et 2014 », a dit M. Vénizélos devant le Parlement hier matin pour expliquer la longueur des discussions.
Le flou régnait toutefois sur la question de savoir si les annonces d’un tour de vis supplémentaire allaient être mises en œuvre immédiatement, alors que les centrales syndicales ont appelé à une grève générale de 24 heures le 19 octobre pour protester contre l’austérité.
Au même moment, le FMI a prévenu que « certaines banques européennes ont un besoin urgent de relever leur niveau de fonds propres » et il a suggéré pour cela d’utiliser le Fonds européen de stabilité financière – FESF (voir par ailleurs). Selon le FMI, la crise de la dette a déjà coûté 200 milliards d’euros aux établissements bancaires de l’Union européenne, mais le gouvernement français a réaffirmé mercredi que ses banques, dans le collimateur des marchés financiers, étaient solides et n’avaient pas besoin d’être recapitalisées.
« Aujourd’hui, nous faisons tout pour sauver la Grèce », a assuré la ministre française du Budget Valérie Pécresse. Elle a vivement écarté un éventuel défaut de paiement d’Athènes, dont le FMI a fortement relevé mardi le pic de la dette publique à 189 % du produit intérieur brut (PIB) en 2012 contre 172 % auparavant. La projection de déficit a aussi été révisée à 8 % du PIB contre 7,6 %. « Ça nous coûterait beaucoup plus cher d’envisager un autre scénario », a estimé la ministre française.
Pour la zone euro, l’enjeu est en effet colossal. Le sort de l’Italie, de l’Espagne, du Portugal et de l’Irlande, pays aux finances publiques exsangues, est lié de toute façon à la manière dont sera traitée la Grèce, avancent économistes et analystes.
« Le règlement du cas grec est déterminant, assure Cédric Thellier, économiste chez Natixis. Si on laisse la Grèce livrée à elle-même, on envoie un signal aux investisseurs selon lequel quand il y a un problème dans la zone euro, c’est le défaut. »
Les spéculateurs pourraient ensuite « mettre la pression sur d’autres pays comme le Portugal, l’Irlande, l’Espagne, l’Italie », prévient-il. Or, un défaut de l’Italie, troisième économie de la zone euro, « signifierait l’éclatement de l’Union monétaire », affirme l’économiste.
Le Portugal, qui a emprunté hier 1,250 milliard d’euros en bons du Trésor à court terme, à des taux élevés, dépassant 5,2 % pour la ligne à six mois, a prévenu mardi qu’un défaut de paiement d’Athènes l’obligerait à demander une nouvelle aide financière internationale.
À l’inverse, les taux des obligations allemandes, très recherchées par les investisseurs, ne cessent de diminuer. La Banque centrale allemande a pour la première fois émis un emprunt à dix ans à un taux d’intérêt inférieur à 2 %.

Coup de pouce de la Fed
Outre-Atlantique, la Banque centrale américaine (Fed) a repris ses travaux hier à Washington, où elle devait annoncer un nouveau coup de pouce à la reprise économique du pays. Le Comité de politique monétaire de la Fed devait publier le communiqué rendant compte de ses décisions. La Réserve fédérale doit notamment effectuer une opération de « twist », qui consisterait à vendre des obligations à courte échéance et acquérir des titres à plus long terme. Ce jeu de passe-passe permettrait d’abaisser le coût du crédit pour les ménages et les entreprises américains, selon les analystes de CM-CIC Securities.
         (Source : AFP)
Le gouvernement grec planchait hier sur de nouvelles mesures d’austérité exigées par ses créanciers dans l’espoir d’obtenir le déblocage d’une nouvelle tranche d’aide, afin d’éviter un défaut de paiement qui ébranlerait l’ensemble de la zone euro.« La Grèce est et sera toujours un membre de la zone euro », a assuré devant le Parlement le ministre grec des Finances, Evangélos Vénizélos, avant le début d’un Conseil ministériel restreint consacré à l’examen des mesures supplémentaires.Envisageant de « nouvelles mesures nécessaires », M. Vénizélos a affirmé que son gouvernement « allait faire tout ce qu’il faut, pour ne pas mettre en danger le pays et sa place dans la zone euro ».Le gouvernement socialiste devrait principalement s’engager à réduire encore les effectifs de son secteur...
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