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Liban

Le 14 Mars toujours sceptique quant au financement du TSL

Pour les personnalités du 14 Mars, rien n’est moins sûr qu’une décision du gouvernement Mikati pour le paiement de la contribution de Beyrouth au Tribunal spécial pour le Liban. Ce scepticisme s’explique notamment par les positions vagues ou contradictoires adoptées à ce sujet par les membres du gouvernement.
Le député Ahmad Fatfat a ainsi salué les propos tenus à Paris, par le Premier ministre, Nagib Mikati, au sujet du financement du TSL, en prenant toutefois soin d’ajouter : « S’ils sont sérieux ». « Nous redoutons une distribution de rôles entre M. Mikati et le Hezbollah, de sorte à ce que le chef du gouvernement se prononce en faveur du financement du tribunal et que le Hezbollah et ses alliés fassent échec au projet avec leurs voix », a-t-il ajouté, après avoir rappelé les positions contradictoires de M. Mikati et du secrétaire général du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, à ce sujet.
Le ministre des Affaires étrangères, Adnane Mansour, qui semblait lui faire écho, a indiqué dans une déclaration radiodiffusée que le Liban « ne se dérobera pas à ses responsabilités vis-à-vis du TSL ». « En dépit des positions hostiles au tribunal, il faut que le gouvernement prenne position », a-t-il dit, en assurant que l’équipe Mikati « n’éclatera pas à cause de ce dossier ».
On sait que les ministres du bloc Joumblatt sont favorables au paiement de la contribution libanaise au TSL. Le ministre des Affaires des déplacés, Alaeddine Terro, l’a réaffirmé samedi, en soulignant « l’importance pour le pays que le TSL puisse faire la lumière sur l’assassinat de l’ancien Premier Rafic Hariri et de tous les martyrs du Liban ».
Plus réservé, le ministre de l’Intérieur, Marwan Charbel, s’est gardé de prendre position, dans son intervention sur Télé-Liban. Il s’est contenté d’observer que « le débat fondamental à ce sujet aura lieu au sein du Conseil des ministres » et que « l’État se conformera à la résolution qui sera adoptée par le gouvernement ». « Personnellement, a-t-il encore dit, je considère que c’est l’intérêt du pays qui doit primer. Si l’intérêt du Liban réside dans le non-financement du tribunal, j’approuverai ce choix et si, au contraire, il réside dans le financement, je serai donc en faveur de cette démarche. »
Quoi qu’il en soit, le vice-président du Renouveau démocratique, l’ancien député Misbah Ahdab, estime que le chef du gouvernement est « trop faible et incapable de prendre de décision au sujet du dossier de l’électricité ou de celui du tribunal », au moment où le secrétaire général du courant du Futur, Ahmad Hariri, assurait que l’opposition n’est pas « concernée par le mécanisme de financement » du TSL. Selon lui, l’important est que le Liban honore ses engagements vis-à-vis de cette instance. Il a fait remarquer, dans l’allocution qu’il a prononcée durant la cérémonie d’ouverture d’une nouvelle route à Denniyé, samedi, que cette échéance « intervient à la veille de la présidence libanaise du Conseil de sécurité et avec l’arrivée du président Michel Sleiman à New York ». « Tout faux pas, a-t-il averti, peut se répercuter négativement sur le pays et sur ses relations internationales. »
Rappelant que le CPL est hostile au financement du TSL, le député Simon Abi Ramia a indiqué à la NTV que l’ouverture du dossier dit des faux témoins « permettra de faire la lumière sur l’assassinat » de Hariri.
À la même télévision, le porte-parole du tribunal, Martin Yousef, a indiqué que le président de cette instance, Antonio Cassese, a demandé aux autorités libanaises d’intensifier, leurs efforts pour trouver les quatre accusés. Il a indiqué que le TSL attenddra chaque 19 du mois (aujourd’hui) la réponse du gouvernement à cette requête.
Pour les personnalités du 14 Mars, rien n’est moins sûr qu’une décision du gouvernement Mikati pour le paiement de la contribution de Beyrouth au Tribunal spécial pour le Liban. Ce scepticisme s’explique notamment par les positions vagues ou contradictoires adoptées à ce sujet par les membres du gouvernement.Le député Ahmad Fatfat a ainsi salué les propos tenus à Paris, par le Premier ministre, Nagib Mikati, au sujet du financement du TSL, en prenant toutefois soin d’ajouter : « S’ils sont sérieux ». « Nous redoutons une distribution de rôles entre M. Mikati et le Hezbollah, de sorte à ce que le chef du gouvernement se prononce en faveur du financement du tribunal et que le Hezbollah et ses alliés fassent échec au projet avec leurs voix », a-t-il ajouté, après avoir rappelé les positions...
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