Or selon des sources françaises proches du Vatican qui ont suivi de près la visite du patriarche Raï, il s’agissait bien d’une visite réussie pour Paris, car elle a permis à la France de faire passer des messages forts, notamment sur la question de la sécurité des forces de la Finul.
Ces sources indiquent ainsi que le président français Nicolas Sarkozy a été clair et incisif au cours de son entretien avec le prélat maronite sur le dossier syrien. Il a ainsi clairement signifié à son interlocuteur que ce qui se déroule en Syrie est inacceptable et que le président Assad doit partir. Et ces mêmes sources précisent qu’à considérer que le patriarche n’aurait pas bien compris le message, les évêques qui l’entourent, notamment Mgr Samir Mazloum et Mgr Boulos Matar, eux, l’ont parfaitement bien capté et ils devraient par conséquent assumer la tâche de rappeler le contenu des propos présidentiels au patriarche.
Le même message clair et ferme au sujet du sort du régime syrien, le patriarche maronite l’aurait entendu du président du Sénat, Gérard Larcher, assurent ces sources. Face aux propos de Mgr Raï relatifs au « danger » constitué par les groupes islamistes pour les chrétiens, le président Larcher aurait vivement exprimé sa stupéfaction et aurait interrompu le patriarche maronite pour l’interpeller et lui dire, sans attendre de réponse : « Alors comment cela se passe-t-il pour les chrétiens du Liban avec le Hezbollah ! » Il aurait enfin clairement indiqué au patriarche que la défense du régime syrien au nom de la protection des chrétiens d’Orient n’est en aucun cas un argument recevable.
Le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, aurait pour sa part indiqué à Mgr Raï que toute agression contre la Finul en général, ou contre le contingent français en particulier, serait inacceptable et aurait des répercussions très graves. Et au sujet du Tribunal spécial pour le Liban, M. Juppé a noté que la France n’accepterait aucun renoncement du Liban à tous ses engagements et que ce dernier doit payer sa contribution au financement.
Ces sources affirment enfin que malgré l’importance de la visite qui a permis de passer des messages multiples au patriarche, Paris ne cache pas son « énorme agacement » à la suite des déclarations de Mgr Raï. Elles ajoutent que ces déclarations auront des répercussions directes sur la visite que le patriarche compte entreprendre aux États-Unis, et qu’il semblerait que, de sources américaines bien informées, aucun entretien officiel ne lui ait jusqu’à présent été accordé.
M.H.-G.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
Cher Monsieur Alexis Klimoff, Tout comme vous, j'ai toujours pensé que la vérité était polymorphe et que seule la confrontation des sources permettait de la cerner. Or nous ne pouvons que faire l'amer constat aujourd'hui que de prétendues informations objectives et neutres sur la situation régnant en Syrie émanant d'un très mystérieux Observatoire Syrien des Droits de l'Homme viennent chaque jour littéralement pilonner les rédactions des journaux du monde entier sans que personne ne se charge d'en tempérer la teneur par une confrontation ( qui serait très impopulaire ) avec d'autres éléments à décharge cette fois pour le gouvernement du président Assad provenant d''autres horizons. Pour authentiques que puissent paraître les images sur les exactions commises par le pouvoir en place telles que galvaudées à l'envi dans les médias, il me semble quand même que ces informations concernant la Syrie sont très partielles et ne peuvent donc être que très partiales. J'ose espérer, sans trop y croire, que nos dirigeants ne se laissent pas influencer par ce véritable matraquage médiatique à l'origine incontrôlée et que des propos plus mesurés, à l'instar de ceux que vient de tenir à Paris Monseigneur Raï, viendront opportunément tempérer l'ardeur de ces contempteurs trop zélés qui font de la situation politique propre à l'ensemble des pays arabes une analyse à ce point réductrice qu'elle les conduit de manière dramatique à en travestir la réalité profonde. Très fidèlement, A. GED
03 h 55, le 17 septembre 2011