Les secouristes travaillent autour de l'oléoduc qui a explosé, dans un bidonville de Nairobi, la capitale kényane. Noor Khamis/
Quelque 120 personnes ont péri brûlées vives lundi dans l'explosion et l'incendie d'un oléoduc dans un bidonville de la capitale kényane Nairobi, a déclaré la police. "Nous attendons des sacs pour y mettre les victimes", a indiqué à l'AFP Thomas Atuti, un responsable policier du secteur.
L'explosion s'est produite dans la zone industrielle de Lunga Lunga, qui est entourée du bidonville de Sinai, une zone de petites habitations aux toits de tôle, densément peuplée. "Il y avait eu avant une fuite dans la canalisation et les gens essayaient de récupérer l'essence", a déclaré un habitant du quartier, Joseph Mwego. "On a entendu alors une grosse détonation, une forte explosion, et des flammes et de la fumée se sont élevées dans le ciel", a-t-il témoigné. "Les gens essayaient de tirer du pétrole du conduit", a confirmé à l'AFP un responsable de la Croix Rouge, qui a envoyé une équipe sur les lieux.
Certaines victimes du feu ont sauté dans un cours d'eau proche dans l'espoir d'éteindre les flammes dans leurs cheveux et vêtements, mais beaucoup ont succombé à leurs blessures dans l'eau. La police a placé un filet en travers de la rivière pour empêcher les corps de dériver. "Je n'avais rien vu de tel dans ma vie. J'ai vu des femmes et des enfants, beaucoup, brûler comme du petit bois. Le pire était une femme calcinée avec son bébé dans le dos", a dit un habitant à l'AFP, Francis Muendo.
Le vacarme des sirènes emmenant les blessés a cédé la place aux cris d'enfants, certains en uniforme scolaire, courant partout à la recherche de leurs parents. Des gens se couvraient la bouche pour éviter d'étouffer dans la fumée acre. Des maisons proches du pipeline ont aussi été gagnées par le feu, leur toit métallique se tordant et s'effondrant. Les pompiers, eux, aspergeaient l'oléoduc de mousse chimique en milieu de journée pour contenir le feu, tandis que la police avait installé un cordon de sécurité et repoussait les gens.
Les fuites d'oléoducs et de camions-citernes attirent souvent des foules en Afrique et sont à l'origine d'accidents meurtriers quand un incendie se déclare. En 2009, 122 personnes avaient été tuées dans l'ouest du Kenya dans l'explosion d'un camion-citerne qui s'était renversé, et dont elles tentaient de récupérer l'essence.
L'explosion s'est produite dans la zone industrielle de Lunga Lunga, qui est entourée du bidonville de Sinai, une zone de petites habitations aux toits de tôle, densément peuplée. "Il y avait eu avant une fuite dans la canalisation et les gens essayaient de récupérer l'essence", a déclaré un habitant du quartier, Joseph Mwego. "On a entendu alors une grosse détonation, une forte explosion, et des flammes et de la fumée se sont élevées dans le ciel", a-t-il témoigné. "Les gens essayaient de tirer du pétrole du conduit", a confirmé...


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