"Nous réclamons l'entrée d'observateurs internationaux", lit-on sur cette pancarte brandie lors d'une manifestation à Kisweh, près de Damas. YouTube.com/
Hama, Homs, Deir Ezzor, Damas…
A Hama (centre), ville traditionnellement hostile au régime de Bachar al-Assad, les manifestations criaient "nous voulons une protection internationale", brandissant des pancartes sur lesquelles on pouvait lire "Bachar, game over" (Bachar, la partie est terminée) ou encore "le peuple veut exécuter le président et sa bande", selon une vidéo postée par des militants sur YouTube.
Les militants ont à plusieurs reprises exprimé leur refus d'une intervention militaire étrangère en Syrie pour protéger la population civile comme c'est le cas en Libye, tout en dénonçant le "silence" international face à la répression sanglante de leur mouvement. Selon l'ONU, les violences ont fait au moins 2.200 morts depuis le début des manifestations à la mi-mars, en majorité des civils.
"Vive la Syrie libre!" scandaient des manifestants à Homs (centre), également selon une vidéo postée sur YouTube. "L'armée syrienne est traîtresse", criaient-ils, en référence au rôle joué par l'armée dans la répression.
Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des manifestations monstres ont également débuté après la prière à la sortie des mosquées de Deir Ezzor (est), en dépit d'un important déploiement des forces de sécurité.
Sur la page Facebook "SNN", des militants ont par ailleurs rapporté que d’intenses coups de feu résonnaient dans la ville d’Alep. Toujours selon la page Facebook de l’opposition, des manifestations de masse ont lieu dans les villes de Amouda, Ras el-Ein, Kamechli et Edleb.
Dans la capitale Damas, qui connaît une mobilisation moindre que d'autres villes, plus de 150 personnes manifestaient dans le quartier de Barzé, scandant des slogans pour une protection internationale, pour la chute du régime et en soutien à Homs, visée depuis plusieurs jours par des opérations musclées, toujours selon l'OSDH. Des manifestations ont également eu lieu dans les quartiers de Hajar al-Aswad, Kfar Soussa et al-Midane.
Selon une vidéo postée sur YouTube, des pancartes brandies à Barzé demandaient "à la Russie et à la Chine de changer leurs positions à l'égard de ce régime en voie de disparition", en référence aux deux alliés de Damas toujours réticents à l'idée d'une condamnation ou de sanctions à l'ONU.
Moscou veut éviter le "scénario libyen"
"La Russie doit jouer un rôle plus actif et plus positif dans le règlement de la situation intérieure en Syrie", a déclaré Ammar Qourabi, directeur de l'Organisation nationale syrienne pour les droits de l'Homme à Moscou, déplorant que "la position russe évolue plus lentement qu'espéré".
Jeudi soir, le président russe Dmitri Medvedev a estimé qu'un "message sévère" devait être envoyé non seulement au pouvoir syrien, mais à l'opposition, dans un entretien avec la chaîne Euronews, affirmant que certains opposants pouvaient être qualifiés de "terroristes".
Moscou doit accueillir lundi la conseillère du président syrien, Boutheina Chaabane. Selon M. Marguelov, un arabophone qui avait auparavant incarné les efforts de Moscou dans la crise libyenne, la Russie propose d'envoyer en Syrie une délégation de sénateurs "pour une mission visant à éclaircir les faits, afin de voir sur place ce qui se passe vraiment". "La Russie va faire son possible pour s'assurer que la situation en Syrie ne suive pas le scénario libyen", a-t-il dit.
Une conférence islamique à Téhéran ?
Par ailleurs, le chef de la Ligue arabe Nabil al-Arabi est attendu samedi en Syrie. Sa visite vise à soumettre au président Assad un plan pour l'"arrêt immédiat" de la répression et la tenue d'une présidentielle en 2014, à la fin de son mandat.
De son côté, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a annoncé que son pays était prêt à accueillir une réunion de pays islamiques qui pourraient aider la Syrie, son principal allié dans la région, à résoudre ses "problèmes", rapporte vendredi le site internet de la présidence. "Le peuple et le gouvernement de Syrie sont musulmans et les nations islamiques doivent s'engager avec une compréhension collective pour aider à mettre en place des réformes (en Syrie)", a déclaré M. Ahmadinejad, alors qu'il recevait jeudi soir des journalistes koweïtiens.
L'Iran, inquiet des conséquences de la contestation en Syrie, a régulièrement appelé au dialogue dans le pays, mais n'a jamais condamné la violence du régime de Damas, alors qu'il a soutenu les mouvements de contestation dans tous les autres pays arabes depuis le début de l'année.
Hama, Homs, Deir Ezzor, Damas…
A Hama (centre), ville traditionnellement hostile au régime de Bachar al-Assad, les manifestations criaient "nous voulons une protection internationale", brandissant...


- - - - - Quand on dit Manifestations de Masse en Syrie cela veut dire au juste des Centaines de Milliers de personnes sur la totalité des 20 millions du peuple Syriens ! Il serait bon de connaitre Ces VRAIS chiffres pour faire Taire "tous ceux" ICI qui ne cherchent qu'à abaisser et amoindrir la FORCE Réelle de ce Mouvement Syrien Révolutionnaire ! Toutes leurs Manigances à ces "gens" ICI Ne les mèneront NULLE part et ne veulent rien dire !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
13 h 53, le 09 septembre 2011