Le règlement de procédure et de preuve du tribunal prévoit que la chambre de première instance peut se réunir avant le début du procès pour débattre de divers sujets, comme la comparution initiale de l’accusé s’il est en détention, l’opportunité éventuelle d’une procédure par défaut et l’étude de questions préjudicielles.
Les juges de la chambre de première instance sont Robert Roth (Suisse), président de la chambre, Micheline Breidi (Liban), Davide Re (Australie), Janet Nosworthy (Jamaïque), juge suppléant, et Walid Akoum (Liban), juge suppléant.
Conformément au statut et au règlement de procédure et de preuve du tribunal, les juges suppléants sont présents durant toutes les étapes de la procédure et peuvent poser des questions durant les audiences, mais ne participent pas au vote lors des délibérations. Les juges suppléants peuvent remplacer les juges de la chambre de première instance si les juges votants se retrouvent dans l’impossibilité de siéger.
Par ailleurs, notons que la chaîne de télévision Future News a diffusé une information selon laquelle le début du procès aurait été fixé au 20 septembre. Comme pour corroborer cette information, le directeur du bureau de la défense du TSL déclare, dans une interview qui paraît aujourd’hui dans le journal al-Balad, que le timing de la publication, jeudi, de la liste des conseils « n’a d’autre cause que celle de la proximité de la date d’ouverture du procès ». Il a déploré que si peu d’avocats libanais aient présenté des demandes (six sur 120), espérant que leur nombre augmentera.
« Washington Post »
Sur un autre plan, le journal américain le Washington Post a publié un article sur le TSL écrit par deux anciens procureurs de tribunaux internationaux, Carla del Ponte et David Crane. Ceux-ci ont estimé que « le TSL a besoin d’un appui international ». Ils ont souligné le fait que « le mois dernier a été riche en réalisations, ainsi qu’en nouveaux défis auxquels le tribunal fait face ».
Abordant le sujet des accusés que l’État libanais n’a pu livrer au TSL, les deux procureurs ont affirmé que « si les tribunaux internationaux ne peuvent pas mettre la main sur les suspects, ils doivent compter sur l’aide d’autres pays pour cela ». Selon eux, « leur succès dans leurs missions (respectives), malgré les pressions, est dû à l’appui de la communauté internationale ainsi qu’au respect, par les gouvernements, de leurs engagements ».


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef