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À La Une - Révolte

Medvedev : Certains opposants syriens sont des "terroristes"

Trois soldats "insoumis" tués ; Nouvelle journée de manifestations demain, baptisée "Vendredi de la protection internationale".

Le président russe s'est clairement prononcé contre une condamnation unilatérale des actes du gouvernement et du président Assad. Dmitry ASTAKHOV/

Le président russe Dmitri Medvedev a estimé, dans un entretien sur la chaîne Euronews, qu'il fallait envoyer un "message sévère" à toutes les parties en Syrie, y compris à l'opposition.

"Ceux qui scandent des slogans anti-gouvernementaux sont des gens très divers. Certains d'entre eux sont, clairement, des extrémistes. D'autres peuvent même être qualifiés de terroristes", a jugé Dmitri Medvedev, dans cet entretien réalisé jeudi, qui sera diffusé vendredi matin par la chaîne d'information basée en France. "Il est vrai que nous reconnaissons que des problèmes ont lieu en Syrie. Nous avons conscience de l'usage disproportionné de la force, et du grand nombre de victimes, et c'est quelque chose que nous désapprouvons, a affirmé le président russe. Nous sommes prêts à soutenir différentes approches, mais elles ne doivent pas être fondées sur une condamnation unilatérale des actes du gouvernement et du président Assad. L'intérêt de la Russie pour une telle solution réside aussi dans le fait que la Syrie est un pays ami, avec lequel nous avons de nombreuses relations économiques et politiques", a souligné le président russe.

 

Alliée de longue date de la Syrie et fournisseur d'armements à ce pays, la Russie semble déterminée à soutenir Assad jusqu'au bout, malgré la répression qui ne faiblit toujours pas, l'armée syrienne poursuivant, jeudi, ses opérations dans plusieurs localités du pays.

"Des soldats et des membres des forces de sécurité à bord de sept véhicules blindés et de dix jeeps 4X4 ont lancé un assaut contre la localité d'Abline à Jabal al-Zawiya (nord-ouest) pour pourchasser des personnes recherchées", a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), basé en Grande-Bretagne, évoquant des tirs nourris, notamment à la mitrailleuse. Trois soldats "insoumis" ont été tués lors de cette opération, a affirmé le président de l'Observatoire Rami Abdel Rahmane, joint par l'AFP de Nicosie. "Les trois militaires ont été tués lors d'une perquisition au domicile du frère de l'officier déserteur Hussein Harmouche" et deux autres ont été arrêtés, a-t-il dit.

L'officier Hussein Harmouche avait annoncé sa désertion de l'armée dans une vidéo diffusée début juin par plusieurs sites internet et chaînes de télévision satellitaires arabes, en l'expliquant par son "refus de tuer des civils sans armes". Il avait alors annoncé la formation des "Officiers libres syriens".

L'agence officielle Sana a présenté une toute autre version, citant une source militaire. Selon cette source, "trois membres des forces de sécurité ont été tués et trois autres ont été blessés" lors d'une opération menée jeudi matin à Abline, au cours de laquelle "des membres de groupes terroristes armés" ont été arrêtés. Certains d'entre eux ont été blessés et tués, selon l'agence qui n'évoque pas de bilan précis, mais signale la découverte d'une "grande quantité d'armes et de munitions et de tenues militaires".

Dans la ville de Homs (centre), cible d'une opération meurtrière depuis plusieurs jours, "les forces de sécurité ont pénétré dans le quartier de Bab Amro et ont arrêté plus de 150 personnes", a indiqué par ailleurs l'Observatoire.


"Où est la communauté internationale face à tout ce qui se passe?", demandent les contestataires sur leur page Facebook "The Syrian revolution 2011", appelant à une mobilisation sous le slogan "Vendredi de la protection internationale". "Les Syriens demandent à l'ONU d'adopter une résolution pour une mission d'observateurs permanents en Syrie", ont-ils écrit jeudi. "Nous réclamons l'entrée d'observateurs internationaux, nous réclamons l'entrée des médias internationaux, nous réclamons la protection des civils".

Les militants ont à plusieurs reprises exprimé leur refus d'une intervention militaire étrangère en Syrie pour protéger la population civile comme c'est le cas en Libye, tout en dénonçant le "silence" international face à la répression sanglante de leur mouvement déclenché il y a six mois. Les médias internationaux ne sont pas autorisés à couvrir librement les événements dans le pays.

Le président russe Dmitri Medvedev a estimé, dans un entretien sur la chaîne Euronews, qu'il fallait envoyer un "message sévère" à toutes les parties en Syrie, y compris à l'opposition.
"Ceux qui scandent des slogans anti-gouvernementaux sont des gens très divers. Certains d'entre eux sont, clairement, des extrémistes. D'autres peuvent même être qualifiés de terroristes", a jugé Dmitri Medvedev, dans cet entretien réalisé jeudi, qui sera diffusé vendredi matin par la chaîne d'information basée en France. "Il est vrai que nous reconnaissons que des problèmes ont lieu en Syrie. Nous avons conscience de l'usage disproportionné de la force, et du grand nombre de victimes, et c'est quelque chose que nous désapprouvons, a affirmé le président russe. Nous sommes prêts à soutenir différentes approches, mais elles ne...
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