"La vague actuelle va passer, je suis certain que nous allons surmonter tout cela, la Turquie n'est pas l'ennemie d'Israël", a affirmé à la radio publique M. Barak en réponse à une question sur la multiplication des mesures de rétorsion prises par Ankara contre Israël ces derniers jours.
"Aussi bien nous que les Turcs connaissons la réalité: nos deux pays sont très importants pour l'Occident, les véritables problèmes dans la région pour l'Occident c'est la Syrie, ce qui se passe en Egypte et en Iran, ce n'est pas la Turquie", a-t-il ajouté.
M. Barak a de nouveau admis que des "erreurs ont peut-être eu lieu dans la manière dont la force a été utilisée" lors de l'abordage du navire turc.
Mais il s'est contenté de rappeler qu'Israël avait déjà exprimé des "regrets" pour les pertes humaines, sans évoquer des excuses publiques comme l'exige la Turquie.
Par ailleurs, le ministère israélien de la Défense a démenti jeudi dans un communiqué les accusations lancées la veille par le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan sur le manque de "loyauté" dont aurait fait preuve Israël dans des accords bilatéraux de défense.
M. Erdogan a notamment dénoncé le fait que, selon lui, des drones israéliens renvoyés dans leur pays d'origine pour y être réparés n'avaient pas été restitués à la Turquie.
"La Turquie et Israël ont mené des transactions en matière de sécurité pendant des années et malgré les derniers développements, il y encore des transactions en cours entre les deux pays", a souligné le ministère.
"Une des transactions en cours porte sur la rénovation de pièces détachées de drones. Les moteurs de ces appareils sont en cours de révision pour les améliorer et les travaux engagés ne sont pas achevés", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait fait l'éloge mercredi des membres du commando ayant participé à l'abordage du ferry Mavi Marmara, faisant partie d'une flottille de militants pro-palestiniens qui tentaient de forcer dans les eaux internationales le blocus maritime imposé par Israël autour de la bande de Gaza contrôlée par les islamistes du Hamas.
"Le peuple d'Israël, qui vous a envoyés pour cette mission, est fier de vous", avait-il affirmé devant des militaires de la marine à Haïfa (nord).
La Turquie a annoncé la semaine dernière l'expulsion de l'ambassadeur d'Israël à Ankara ainsi que le gel des contrats militaires entre les deux pays jadis alliés stratégiques, pour sanctionner l'Etat hébreu qui refuse de présenter ses excuses et de lever le blocus autour de Gaza.


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