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La Campagne palestinienne en faveur d'un siège à l'ONU à Paris

Le siège que les Palestiniens espèrent obtenir aux Nations unies, symbolisé par une chaise en olivier tapissée de velours bleu aux couleurs de l'ONU, est arrivé mercredi à Paris, dans le cadre d'une campagne civile financée par des hommes d'affaires palestiniens.

Une délégation dirigée par le coordinateur de cette campagne, baptisée "Palestine Deserves" (la Palestine le mérite), devait être reçue par le groupe d'information France-Territoires palestiniens au Sénat, puis au ministère des Affaires étrangères, a-t-on indiqué à la mission de Palestine en France.

Le ministère des Affaires étrangères a confirmé cette dernière visite.

La campagne se déplacera ensuite à Bruxelles, Madrid, Londres avant d'arriver à New York, siège des Nations unies.

Faute de perspectives de reprise des négociations de paix, le président palestinien Mahmoud Abbas compte présenter le 20 septembre une demande d'adhésion d'un Etat de Palestine à l'ONU, malgré l'hostilité d'Israël et des Etats-Unis qui ont menacé d'y mettre leur veto au Conseil de sécurité.

Pour le chef de la mission de Palestine en France Hael Al Fahoum, "la formulation que le président Abbas va présenter le 20 septembre, demande le +full membership+ (pour devenir un Etat membre à part entière), pas (pour être) un Etat observateur comme le Vatican".

Une lettre en ce sens sera adressée au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon qui la transmettra au Conseil de sécurité, a dit M. Al Fahoum à l'AFP.

"Nous espérons que la France prendra la position juste", a-t-il poursuivi, alors que les autorités françaises n'ont pas dévoilé clairement leur position.

"Va-t-il y avoir une décision politique de l'exprimer de façon très claire ou est-ce qu'il y aura une tentative de la France et peut-être de la Grande Bretagne d'avoir un consensus européen pour débloquer la situation, on va voir", a commenté M. Al Fahoum.

"Même si les Américains vont mettre leur veto, la procédure va continuer" devant l'Assemblée générale, a-t-il ajouté. "Il va y avoir débat (...). Le plus important c'est de transformer la situation négative actuelle en dynamique positive pour explorer tous les moyens pour pouvoir retourner à la table de négociations", a-t-il ajouté.

M. Al Fahoum a jugé "exagérées" les déclarations alarmistes, notamment de dirigeants israéliens, sur des risques de flambées de violences au Proche-Orient engendrés par la démarche palestinienne à l'ONU. "Ce genre de discours ne passera plus. Ils sont en train de perdre leur crédibilité", a-t-il dit.

"Les Etats-Unis, a-t-il jugé, sont aussi en train de perdre leur crédibilité: d'un côté ils disent soutenir les mutations du monde arabe vers des Etats de droit, de liberté et de droits de l'homme et de l'autre, ils ne font rien pour trouver une solution pour le peuple palestinien".
Le siège que les Palestiniens espèrent obtenir aux Nations unies, symbolisé par une chaise en olivier tapissée de velours bleu aux couleurs de l'ONU, est arrivé mercredi à Paris, dans le cadre d'une campagne civile financée par des hommes d'affaires palestiniens.Une délégation dirigée par le coordinateur de cette campagne, baptisée "Palestine Deserves" (la Palestine le mérite), devait être reçue par le groupe d'information France-Territoires palestiniens au Sénat, puis au ministère des Affaires étrangères, a-t-on indiqué à la mission de Palestine en France.Le ministère des Affaires étrangères a confirmé cette dernière visite.La campagne se déplacera ensuite à Bruxelles, Madrid, Londres avant d'arriver à New York, siège des Nations unies.Faute de perspectives de reprise des négociations de paix, le président...