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Liban - La Situation

De l’électricité dans l’air...

La présidence libanaise du Conseil de sécurité qui a commencé le 1er septembre ne s’annonce pas de tout repos, avec deux grandes crises sur le tapis : la situation en Syrie et la proclamation de l’État palestinien indépendant dans les frontières de 1967. Le président de la République Michel Sleiman prépare déjà son voyage à New York, où il doit présider une réunion du Conseil de sécurité le 22 et il doit aussi prononcer un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies dans lequel il devrait réaffirmer les constantes du Liban, notamment son refus de l’implantation des Palestiniens sur son territoire. Le Liban se dirige en tout cas vers un appui inconditionnel à la proclamation de l’État palestinien, tout en continuant à appuyer le régime syrien face à l’opposition. Ces deux positions feront sans doute l’objet d’un débat au prochain Conseil des ministres mercredi, même si elles ne posent pas vraiment un problème aux ministres, toutes tendances confondues, alors qu’elles soulèvent de violentes critiques de la part de l’opposition.
Le dossier qui continue par contre de diviser le gouvernement, c’est le plan global pour la relance de l’électricité qui fait l’objet de concertations intensives pour éviter le clash. Il a été ainsi reproché au plan du ministre Gebran Bassil d’avoir été présenté par le général Michel Aoun, au lieu de le soumettre au Parlement via le gouvernement. À cela, Aoun répond que lorsqu’il a présenté le projet, le gouvernement actuel n’avait pas été encore formé et il voulait accélérer le processus, le plan ayant déjà été adopté par le précédent gouvernement. Qu’à cela ne tienne, il est aujourd’hui prêt à retirer son projet pour laisser le gouvernement le présenter en son nom. Ce n’est toutefois pas le seul obstacle. Le Premier ministre exigeait que le crédit de 1,2 milliard de dollars réclamé pour l’exécution du plan et payable en quatre ans soit octroyé au gouvernement, non au ministère de l’Énergie. Là aussi, le ministre de l’Énergie Gebran Bassil a accepté la modification. Restent encore les réserves des ministres de Walid Joumblatt qui veulent encore des précisions techniques, tout en réclamant la formation d’un organisme de régulation du ministère de l’Énergie, à l’instar de celui des Télécoms, qui constitue en quelque sorte une surveillance supplémentaire de l’action du ministère. Une réunion ministérielle doit se tenir en principe lundi pour faire le point sur ce projet dans une tentative de régler les différends avant la réunion officielle de mercredi. Tout en reconnaissant que les derniers obstacles n’ont pas encore été éliminés, des sources ministérielles se déclarent optimistes quant à l’adoption au final de ce plan vital pour tous les Libanais.
Alors que le patriarche Béchara Raï se rend de son côté aujourd’hui à Paris en réponse à une invitation officielle au cours de laquelle il devrait rencontrer le président Nicolas Sarkozy, le ministre des AE Adnane Mansour en est revenu hier après avoir assisté à la réunion du groupe de contact sur la Libye. Mansour a ainsi révélé que le Premier ministre Nagib Mikati qui a présidé la délégation libanaise à cette réunion, et dont c’était la première participation à une rencontre internationale depuis la formation de l’actuel gouvernement, n’a pas eu d’aparté avec le président Sarkozy, car la réunion a duré une heure à l’issue de laquelle le communiqué final a été publié. Mais Mikati s’est entretenu avec le ministre français des AE Alain Juppé. Et il avait d’ailleurs préparé cette rencontre en déclarant au quotidien al-Hayat que le Liban paiera sa part dans le financement du TSL (qui doit être versée ce mois-ci). Ce qui lui a aussitôt valu des critiques de la part du ministre Fadi Abboud et de certains députés membres du bloc du Changement et de la Réforme, qui ont estimé qu’une telle décision doit être adoptée par le Conseil des ministres réuni, non par le seul Premier ministre. Par contre, aucune réaction n’a été enregistrée du côté du Hezbollah, qui a déjà fort à faire pour tenter de rapprocher les points de vue entre les différents membres du gouvernement. Mais des sources proches de la majorité croient savoir qu’il ne devrait pas s’opposer à la poursuite du financement libanais du TSL, continuant de son côté sa campagne contre le TSL et l’acte d’accusation du procureur Bellemare. Après tout, on n’en est pas à une contradiction près. En ce qui concerne l’opposition, elle a estimé que les propos de Mikati n’apportent rien de nouveau, car ce qui compte c’est comment ils vont se traduire concrètement...
Par contre, le nouveau conflit qui devient de plus en plus apparent oppose le mufti de la République Mohammad Rachid Kabbani au courant du Futur. Les députés et cadres de ce courant multiplient en effet les critiques à l’égard du mufti, qu’ils accusent pêle-mêle : d’appuyer Mikati, de couvrir le régime syrien en recevant à Dar el-Fatwa l’ambassadeur Ali Abdel Karim Ali le jour même du massacre de Hama, de recevoir une délégation du Hezbollah le jour même où le procureur Bellemare publiait son acte d’accusation, et de préparer une visite au Sud sans passer par Saïda ni coordonner sa visite avec les députés de la ville, Fouad Siniora et Bahia Hariri... De plus, les députés et cadres du Futur n’ont pas assisté à la prière du mufti à la mosquée al-Amine le premier jour de la fête du Fitr, et, hier encore, ils ont boycotté sa visite au Sud et en particulier à Chebaa. C’était pourtant la première visite d’un dignitaire religieux aussi important dans cette bourgade oubliée, et le mufti en a profité pour rappeler qu’Israël est l’ennemi du Liban. Il a affirmé qu’il faut préserver la justice et la stabilité plutôt que de perdre les deux, invitant les Libanais à resserrer les rangs autour de l’armée « garante de l’unité du pays ». Au sujet de l’armée, des jeunes Libanais ont appelé hier via Facebook à un sit-in de solidarité avec l’armée, aujourd’hui devant la tombe du Soldat inconnu, face « à la campagne qui la prend actuellement pour cible ».
Enfin, dans un signe qui se veut d’apaisement, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, s’apprête à se rendre à Lassa pour exprimer son attachement à la coexistence islamo-chrétienne et pour tenter de trouver une issue à ce conflit immobilier qui dure depuis près de 70 ans. Un conflit se ferme (momentanément), un autre s’ouvre, tel est le quotidien lourd qui marque ce début de septembre...
La présidence libanaise du Conseil de sécurité qui a commencé le 1er septembre ne s’annonce pas de tout repos, avec deux grandes crises sur le tapis : la situation en Syrie et la proclamation de l’État palestinien indépendant dans les frontières de 1967. Le président de la République Michel Sleiman prépare déjà son voyage à New York, où il doit présider une réunion du Conseil de sécurité le 22 et il doit aussi prononcer un discours devant l’Assemblée générale des Nations unies dans lequel il devrait réaffirmer les constantes du Liban, notamment son refus de l’implantation des Palestiniens sur son territoire. Le Liban se dirige en tout cas vers un appui inconditionnel à la proclamation de l’État palestinien, tout en continuant à appuyer le régime syrien face à l’opposition. Ces deux positions feront...
commentaires (3)

- - - - - - Il N'est PAS Normal que le Mufti de la République se range du côté de mikati comme il l'a été aux côtés du PRESIDENT du conseil Cheikh SAAD HARIRI qui LUI au Moins Représente 80% des SUNNITES du Liban ! Il N'est PAS Normal non plus que ce Mufti de la République reçoive l'ambassadeur du Régime DICTATORIAL Syrien, régime qui TIRE à Balles Réelles Sur la population syrienne à 80% SUNNITE en plus et qui a été boycotté de la prière du Eid à la mosquée Al-Amine par les députés de cette ville et principaux leaders Sunnites du Liban ! On avait à un moment donné considéré que SAMAHAT EL MUFTI était Neutre ! Or aujourd'hui , on constate le contraire , que SAMAHTO est du côté de la Minorité SUNNITE de mikati au lieu d'être du côté de la MAJORITE SUNNITE qui ELLE, est du Côté du PRESIDENT du conseil Cheikh SAAD HARIRI ! et de PERSONNE d'autre !

ALAEDDINE Fehim

07 h 24, le 03 septembre 2011

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Commentaires (3)

  • - - - - - - Il N'est PAS Normal que le Mufti de la République se range du côté de mikati comme il l'a été aux côtés du PRESIDENT du conseil Cheikh SAAD HARIRI qui LUI au Moins Représente 80% des SUNNITES du Liban ! Il N'est PAS Normal non plus que ce Mufti de la République reçoive l'ambassadeur du Régime DICTATORIAL Syrien, régime qui TIRE à Balles Réelles Sur la population syrienne à 80% SUNNITE en plus et qui a été boycotté de la prière du Eid à la mosquée Al-Amine par les députés de cette ville et principaux leaders Sunnites du Liban ! On avait à un moment donné considéré que SAMAHAT EL MUFTI était Neutre ! Or aujourd'hui , on constate le contraire , que SAMAHTO est du côté de la Minorité SUNNITE de mikati au lieu d'être du côté de la MAJORITE SUNNITE qui ELLE, est du Côté du PRESIDENT du conseil Cheikh SAAD HARIRI ! et de PERSONNE d'autre !

    ALAEDDINE Fehim

    07 h 24, le 03 septembre 2011

  • L'air est électrisé ! La mer est électrisée ! La montagne est électrisée ! Les frontières le sont ! Tout l'est au Liban ! Et, la nuit, on marche dans sa maison et à la rue : à tâtons... Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    06 h 24, le 03 septembre 2011

  • - - Il est normal que le Mufti de la République se range du côté du PM , de l'état et de l'armée , comme il l'a été aux côtés de tous les prédécesseurs du PM Mikati . Il est normal aussi , que le Mufti de la République reçoive l'ambassadeur de Syrie ou tout autre ambassadeur accrédité au Liban ! Ne pas passer par Saïda ne veux pas dire l'éviter , mais plutôt profiter d'un raccourci , ou bien la réponse au boycott de la prière du Eid à la mosquée Al-Amine par les deux députés de cette ville et principaux leaders Sunnites de l'opposition ! On avait à un moment donné considéré que SAMAHAT EL MUFTI était inconditionnellement du côté d'une famille et de son parti politique ! or aujourd'hui , on constate le contraire , que SAMAHTO est du côté de la légalité et de rien d'autre ... Comme l'est aussi aujourd'hui l'église Maronite ! Les temps ont changé et les hommes aussi .

    JABBOUR André

    02 h 04, le 03 septembre 2011

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