Le dossier qui continue par contre de diviser le gouvernement, c’est le plan global pour la relance de l’électricité qui fait l’objet de concertations intensives pour éviter le clash. Il a été ainsi reproché au plan du ministre Gebran Bassil d’avoir été présenté par le général Michel Aoun, au lieu de le soumettre au Parlement via le gouvernement. À cela, Aoun répond que lorsqu’il a présenté le projet, le gouvernement actuel n’avait pas été encore formé et il voulait accélérer le processus, le plan ayant déjà été adopté par le précédent gouvernement. Qu’à cela ne tienne, il est aujourd’hui prêt à retirer son projet pour laisser le gouvernement le présenter en son nom. Ce n’est toutefois pas le seul obstacle. Le Premier ministre exigeait que le crédit de 1,2 milliard de dollars réclamé pour l’exécution du plan et payable en quatre ans soit octroyé au gouvernement, non au ministère de l’Énergie. Là aussi, le ministre de l’Énergie Gebran Bassil a accepté la modification. Restent encore les réserves des ministres de Walid Joumblatt qui veulent encore des précisions techniques, tout en réclamant la formation d’un organisme de régulation du ministère de l’Énergie, à l’instar de celui des Télécoms, qui constitue en quelque sorte une surveillance supplémentaire de l’action du ministère. Une réunion ministérielle doit se tenir en principe lundi pour faire le point sur ce projet dans une tentative de régler les différends avant la réunion officielle de mercredi. Tout en reconnaissant que les derniers obstacles n’ont pas encore été éliminés, des sources ministérielles se déclarent optimistes quant à l’adoption au final de ce plan vital pour tous les Libanais.
Alors que le patriarche Béchara Raï se rend de son côté aujourd’hui à Paris en réponse à une invitation officielle au cours de laquelle il devrait rencontrer le président Nicolas Sarkozy, le ministre des AE Adnane Mansour en est revenu hier après avoir assisté à la réunion du groupe de contact sur la Libye. Mansour a ainsi révélé que le Premier ministre Nagib Mikati qui a présidé la délégation libanaise à cette réunion, et dont c’était la première participation à une rencontre internationale depuis la formation de l’actuel gouvernement, n’a pas eu d’aparté avec le président Sarkozy, car la réunion a duré une heure à l’issue de laquelle le communiqué final a été publié. Mais Mikati s’est entretenu avec le ministre français des AE Alain Juppé. Et il avait d’ailleurs préparé cette rencontre en déclarant au quotidien al-Hayat que le Liban paiera sa part dans le financement du TSL (qui doit être versée ce mois-ci). Ce qui lui a aussitôt valu des critiques de la part du ministre Fadi Abboud et de certains députés membres du bloc du Changement et de la Réforme, qui ont estimé qu’une telle décision doit être adoptée par le Conseil des ministres réuni, non par le seul Premier ministre. Par contre, aucune réaction n’a été enregistrée du côté du Hezbollah, qui a déjà fort à faire pour tenter de rapprocher les points de vue entre les différents membres du gouvernement. Mais des sources proches de la majorité croient savoir qu’il ne devrait pas s’opposer à la poursuite du financement libanais du TSL, continuant de son côté sa campagne contre le TSL et l’acte d’accusation du procureur Bellemare. Après tout, on n’en est pas à une contradiction près. En ce qui concerne l’opposition, elle a estimé que les propos de Mikati n’apportent rien de nouveau, car ce qui compte c’est comment ils vont se traduire concrètement...
Par contre, le nouveau conflit qui devient de plus en plus apparent oppose le mufti de la République Mohammad Rachid Kabbani au courant du Futur. Les députés et cadres de ce courant multiplient en effet les critiques à l’égard du mufti, qu’ils accusent pêle-mêle : d’appuyer Mikati, de couvrir le régime syrien en recevant à Dar el-Fatwa l’ambassadeur Ali Abdel Karim Ali le jour même du massacre de Hama, de recevoir une délégation du Hezbollah le jour même où le procureur Bellemare publiait son acte d’accusation, et de préparer une visite au Sud sans passer par Saïda ni coordonner sa visite avec les députés de la ville, Fouad Siniora et Bahia Hariri... De plus, les députés et cadres du Futur n’ont pas assisté à la prière du mufti à la mosquée al-Amine le premier jour de la fête du Fitr, et, hier encore, ils ont boycotté sa visite au Sud et en particulier à Chebaa. C’était pourtant la première visite d’un dignitaire religieux aussi important dans cette bourgade oubliée, et le mufti en a profité pour rappeler qu’Israël est l’ennemi du Liban. Il a affirmé qu’il faut préserver la justice et la stabilité plutôt que de perdre les deux, invitant les Libanais à resserrer les rangs autour de l’armée « garante de l’unité du pays ». Au sujet de l’armée, des jeunes Libanais ont appelé hier via Facebook à un sit-in de solidarité avec l’armée, aujourd’hui devant la tombe du Soldat inconnu, face « à la campagne qui la prend actuellement pour cible ».
Enfin, dans un signe qui se veut d’apaisement, le vice-président du Conseil supérieur chiite, cheikh Abdel Amir Kabalan, s’apprête à se rendre à Lassa pour exprimer son attachement à la coexistence islamo-chrétienne et pour tenter de trouver une issue à ce conflit immobilier qui dure depuis près de 70 ans. Un conflit se ferme (momentanément), un autre s’ouvre, tel est le quotidien lourd qui marque ce début de septembre...


- - - - - - Il N'est PAS Normal que le Mufti de la République se range du côté de mikati comme il l'a été aux côtés du PRESIDENT du conseil Cheikh SAAD HARIRI qui LUI au Moins Représente 80% des SUNNITES du Liban ! Il N'est PAS Normal non plus que ce Mufti de la République reçoive l'ambassadeur du Régime DICTATORIAL Syrien, régime qui TIRE à Balles Réelles Sur la population syrienne à 80% SUNNITE en plus et qui a été boycotté de la prière du Eid à la mosquée Al-Amine par les députés de cette ville et principaux leaders Sunnites du Liban ! On avait à un moment donné considéré que SAMAHAT EL MUFTI était Neutre ! Or aujourd'hui , on constate le contraire , que SAMAHTO est du côté de la Minorité SUNNITE de mikati au lieu d'être du côté de la MAJORITE SUNNITE qui ELLE, est du Côté du PRESIDENT du conseil Cheikh SAAD HARIRI ! et de PERSONNE d'autre !
07 h 24, le 03 septembre 2011