Ses propos interviennent au moment où l'opposition pro-occidentale accuse son gouvernement, dominé par le camp du Hezbollah, de vouloir se dérober aux engagements de Beyrouth à l'égard du TSL, sous la pression du parti chiite.
"Il est dans l'intérêt du Liban que le tribunal soit financé. Le gouvernement agit en fonction des intérêts du Liban", a affirmé M. Mikati dans un entretien au quotidien panarabe Al Hayat publiée vendredi.
"Le jour où une demande me sera adressée pour le financement (du TSL), je ne tiendrai compte que des intérêts du Liban et la communauté internationale s'en rendra compte", a-t-il assuré.
Le Hezbollah accuse le tribunal de faire partie d'un "complot israélo-américain" visant à le détruire. Il a rejeté les accusations qui ont visé quatre de ses membres en août.
Le Liban finance à 49% le TSL, créé par l'ONU pour identifier et juger les assassins présumés de l'ex-Premier ministre Rafic Hariri, tué avec 21 autres personnes dans un attentat à la camionnette piégée le 14 février 2005.
Or Beyrouth n'a pas payé sa part pour 2011, après la chute en janvier du gouvernement de Saad Hariri, chef de la coalition pro-occidentale et fils de Rafic Hariri.
L'opposition pro-occidentale accuse le cabinet de M. Mikati d'être le "gouvernement du Hezbollah" et doute de sa volonté de respecter les engagements du Liban à l'égard du TSL.
Le gouvernement aurait "dû payer (sa contribution) à partir de mars 2011, il y a donc un retard de paiement", a insisté le député Ahmad Fatfat, membre de la coalition pro-occidentale. Selon lui, le Hezbollah "ne pourra pas accepter" le financement du TSL.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine