Le député Ali Ammar a rencontré dans ce cadre le ministre des Affaires étrangères Adnane Mansour qui lui a fait part des résultats de la conférence des chefs de la diplomatie arabes tenue au Caire. Cette conférence ministérielle a appelé à « mettre fin à l’effusion de sang et à suivre la voie de la raison ». À l’issue de la réunion, le député hezbollahi a déclaré : « Selon ma propre lecture, je suis désolé de constater que certains Arabes sont désormais hors de l’identité arabe et adoptent un langage différent des autres à l’égard de leurs frères arabes, sans savoir combien le projet israélo-américain peut s’avérer dangereux. Ce projet vise à ôter à toute la région son identité culturelle arabe et nationaliste, et à la partager, pour assurer la stabilité de l’ennemi israélien. »
Le ministre a assuré au député du Hezbollah que les chefs de la diplomatie ne se sont pas entendus sur le communiqué publié à l’issue de la réunion ministérielle. M. Ammar s’est demandé à cet égard : « Comment peut-on proposer une initiative pour sortir la Syrie de sa crise sans la consulter sur ce plan ? » Adnane Mansour a souligné dans ce cadre « que ce communiqué semble placer Damas devant des faits accomplis, ce qui est inadmissible ».
L’ancien ministre Wia’m Wahhab a, pour sa part, rencontré un membre du Parlement vénézuélien d’origine syrienne, Adel al-Saghir, accompagné de l’ambassadeur du Venezuela Souad Karam. À cette occasion, le chef du parti al-Tawhid a rendu hommage au président Hugo Chavez qui, selon ses propos, « a découvert avant quiconque le complot ourdi contre la Syrie », assurant au passage que la situation dans ce pays s’améliore et que Damas jouit de l’appui de forces prépondérantes qui se tiennent à ses côtés. Commentant les derniers propos du président turc, qui a affirmé « ne plus avoir confiance » dans le régime syrien, M. Wahhab a demandé à la Turquie de reconnaître que « le temps actuellement joue en faveur de la résistance ».
L’ancien ministre Abdel Rahim Mrad a également défendu le régime syrien dénonçant le fait que « les trafiquants qui font passer des armes en Syrie aient été libérés ».
Quant aux partis nationaux proches de Damas, ils ont souligné qu’il ne faut pas s’ingérer dans les affaires internes de la Syrie, demandant au gouvernement « de mettre un terme aux agissements de certains qui font passer des armes, des munitions, de la drogue et de l’argent » à certaines parties. Ils ont annoncé leur appui total au régime syrien qu’ils qualifient de « commandement résistant » qui fait face à des « cellules terroristes ».
Les partis nationaux ont déclaré que le fait que des opposants syriens annoncent à partir d’Ankara la formation d’un conseil de transition montre qu’il y a un « complot étranger » ourdi contre la Syrie « dans les coulisses américaines ». Ils ont par ailleurs dénoncé les choix faits par Ankara qui soutient « ce qu’on appelle la résistance syrienne, qui complote contre son peuple et son pays », ce qui, toujours selon les partis, prouve qu’Ankara est complice de ceux qui souhaitent faire voler en éclats un régime qui fait face à Israël. Les partis ont, enfin, vivement critiqué le communiqué de la Ligue arabe sur la Syrie.


M. Gédéon vous avez tout dit! Ils ont cru que la Turquie sera le sauver de LA cause arabe, et les voici Gros Jean! Comme toujours d'ailleurs. A la fin vous verrez que ce sera la faute aux ritals, au Persil et a la coca cola parce qu'ils ont pris toutes les décisions qu'il ne fallait pas!
04 h 26, le 30 août 2011