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Moyen Orient et Monde - Intempéries

L’ouragan Irène balaye les Bahamas

Les États-Unis se préparent, notamment Washington et New York. La tempête a fait quatre tués dans les Caraïbes.

De fortes pluies ont commencé à s’abattre sur New York, alors que l’ouragan Irène devrait toucher les côtes des États-Unis demain. Spencer Platt/Getty Images/AFP

L’ouragan Irène balayait hier l’archipel des Bahamas. Les habitants effarés constataient hier matin la destruction causée par Irène, premier ouragan majeur de la saison en Atlantique. De puissantes bourrasques ont arraché des toits, couché des poteaux électriques et détruit des habitations. Irène poursuivait son chemin vers des îles plus peuplées de l’archipel, provoquant des vagues dangereuses et jusqu’à 30 centimètres de précipitation, a indiqué le Centre américain des ouragans (NHC), basé à Miami. À 11h00, heure locale, l’œil du cyclone se trouvait à 115 km au nord-nord-est de Nassau, la capitale des Bahamas, et progressait à la vitesse de 20 km/h vers le nord-nord-ouest, selon le dernier bulletin du NHC.
Cette trajectoire l’emmène tout droit vers la côte est des États-Unis, que l’ouragan, situé à environ 1 000 km de la Caroline du Nord, pourrait frapper demain. Si sa trajectoire reste encore incertaine, il n’est pas exclu qu’Irène affecte des centres urbains extrêmement denses comme Washington ou New York. Avec des vents de 185 km/h, Irène est un ouragan de catégorie 3 sur l’échelle de Saffir-Simpson, qui en compte cinq. Mais Irène « devrait se renforcer », selon le NHC.

La marine US « menacée »
Face à la menace de la tempête, la marine américaine a entrepris d’envoyer en mer tous ses navires amarrés dans le port de Hampton Roads (Virginie). « Nos bateaux supportent mieux les tempêtes de cette intensité quand ils naviguent », a expliqué le commandant de la IIe flotte, le vice-amiral Daniel Holloway. « Les bourrasques destructrices et la montée du niveau de l’eau qui sont prévues sont (des menaces) trop grandes pour laisser les bateaux au port. Il y aurait un risque que les bateaux soient endommagés et que l’infrastructure portuaire le soit également », a-t-il dit, ajoutant : « Que les navires soient en mer permet aussi de les rendre disponibles en cas de besoin. »
À New York, le maire Michael Bloomberg a appelé les habitants à faire preuve de bon sens. « Si vous avez une voiture et que vous vivez dans une zone près du niveau de la mer, garez-la sur une colline et montez vos affaires à l’étage », a-t-il dit. Dans le pire des cas, a-t-il ajouté, quelques zones « relativement petites » de la ville de plus de 8 millions d’habitants pourraient être évacuées.

État d’urgence en Caroline du Nord
Sur le littoral de Caroline du Nord, dans les Outer Banks, une bande de sable de plus de 150 km de long, les autorités ont commencé mercredi à évacuer les vacanciers. « Cela pourrait être un très gros ouragan, donc nous prenons ça très au sérieux », a expliqué le gouverneur de Caroline du Nord, Bev Perdue, qui a décrété hier l’état d’urgence. Certains refusaient toutefois de partir, comme Affie Meekins, 55 ans, employée d’une entreprise de pêche : « On est sur le pied de guerre, mais je ne partirai pas. Je suis une coriace. » D’autres songeaient même à profiter des déferlantes qui précèdent la tempête. « Les vagues sont encore très bonnes, c’est franchement sympa », a indiqué Alex Winslow, un étudiant parti surfer hier.
Jusqu’à présent, Irène a fait au moins quatre morts dans les Caraïbes : en Haïti, en République dominicaine et dans le territoire américain de Porto Rico, où les dégâts se montent à plus de 500 millions de dollars, selon le gouverneur Luis Fortuno.
(Source : AFP)
L’ouragan Irène balayait hier l’archipel des Bahamas. Les habitants effarés constataient hier matin la destruction causée par Irène, premier ouragan majeur de la saison en Atlantique. De puissantes bourrasques ont arraché des toits, couché des poteaux électriques et détruit des habitations. Irène poursuivait son chemin vers des îles plus peuplées de l’archipel, provoquant des vagues dangereuses et jusqu’à 30 centimètres de précipitation, a indiqué le Centre américain des ouragans (NHC), basé à Miami. À 11h00, heure locale, l’œil du cyclone se trouvait à 115 km au nord-nord-est de Nassau, la capitale des Bahamas, et progressait à la vitesse de 20 km/h vers le nord-nord-ouest, selon le dernier bulletin du NHC.Cette trajectoire l’emmène tout droit vers la côte est des États-Unis, que l’ouragan, situé...
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