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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

La communauté internationale tend la main à la rébellion libyenne

Conférence internationale le 1er septembre à Paris.
Le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir hier soir, à la demande impatiente des États-Unis qui veulent débloquer des avoirs libyens gelés afin d’aider le Conseil national de transition (CNT), ont indiqué des diplomates à New York et Washington. Ces avoirs ont été gelés le 26 février dernier par une résolution de l’ONU qui imposait des sanctions sévères à Mouammar Kadhafi, sa famille et son entourage, en réponse à la répression brutale menée contre l’opposition en Libye. Les États-Unis souhaitent pouvoir débloquer une aide immédiate de 1,5 milliard de dollars à destination de la Libye, au moment où le régime Kadhafi semble près de s’effondrer. Washington a demandé une telle autorisation le 8 août au comité des sanctions de l’ONU, mais l’Afrique du Sud s’y était opposée, selon un diplomate occidental qui a requis l’anonymat. « Le temps presse », a également estimé le diplomate occidental : « L’argent est nécessaire pour alimenter en carburant les générateurs électriques des hôpitaux et les usines de désalinisation de l’eau de mer ou d’autres installations qui risquent de tomber en panne dans quelques jours. »
Le Royaume-Uni et la France ont donc joint hier leurs efforts diplomatiques, aux Nations unies notamment, afin de débloquer certains des actifs libyens gelés pour les remettre à la rébellion, selon le ministre britannique des Affaires étrangères, William Hague. Le ministre n’a pas précisé la somme qui pourrait être débloquée ni si cela passerait par une résolution de l’ONU. Le comité ministériel de la Ligue arabe a de son côté appelé mardi le Conseil de sécurité de l’ONU à débloquer 2,5 milliards de dollars avant la fin de ramadan. Cette aide, destinée notamment à répondre aux besoins humanitaires urgents en Libye, faisait l’objet d’une réunion internationale hier au Qatar, avec la participation notamment des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de l’Italie. Pour Bernard Valero, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, « le CNT doit pouvoir disposer des ressources financières qui ont été gelées par les résolutions de sanctions du Conseil de sécurité des Nations unies ». « Ce sera l’un des sujets majeurs » de la Conférence de Paris, a ajouté M. Valero faisant allusion à la réunion qui aura lieu la semaine prochaine dans la capitale française. Le président français Nicolas Sarkozy a d’ailleurs précisé hier que la conférence des « amis de la Libye », prévue le 1er septembre à Paris, irait au-delà du seul Groupe de contact et inclurait la Chine, la Russie et l’Inde ainsi que le Brésil.
Le chef de la diplomatie allemande Guido Westerwelle espère quant à lui un rôle-clé pour l’Allemagne dans la reconstruction de la Libye après la chute de Kadhafi, soulignant que la reconstruction économique était décisive pour l’avènement de la démocratie dans ce pays. Plus encore, il faut que les Nations unies jouent un « rôle moteur » en Libye, a estimé Yang Jiechi, le ministre chinois des Affaires étrangères, qui s’est entretenu avec le secrétaire général de l’ONU. M. Yang a aussi souhaité que l’Union africaine (UA) et la Ligue arabe participent à la reconstruction en Libye. Sur le même plan, le président Dmitri Medvedev a indiqué hier que la Russie était prête à établir des relations avec les rebelles libyens s’ils parviennent à unir le pays dans lequel « deux pouvoirs » coexistent, d’où la nécessité de négociations entre Kadhafi et les insurgés.
Concernant les futurs rapports diplomatiques de la Libye avec le reste de la communauté internationale, un nouveau gouvernement libyen installé par la rébellion « honorera les contrats » passés par le colonel Mouammar Kadhafi, a assuré hier Guma el-Gamaty, coordonnateur au Royaume-Uni pour le CNT. Le représentant a également précisé que la nouvelle administration mise en place par le CNT avait déjà entamé son déménagement de Benghazi, la base rebelle, vers Tripoli, disant « croire » que l’ensemble du CNT sera dans la capitale libyenne « samedi ».
Par ailleurs, le numéro deux de la rébellion libyenne, Mahmoud Jibril, est attendu aujourd’hui à Istanbul pour participer à une réunion des diplomates de haut rang des pays membres du Groupe de contact pour examiner la situation en Libye, a-t-on indiqué hier de source diplomatique turque. La proposition de la France d’accueillir la semaine prochaine à Paris une réunion ministérielle du Groupe de contact sur la Libye pour définir un plan d’aide aux nouvelles autorités doit aussi y être abordée.
(Sources : agences)
Le Conseil de sécurité de l’ONU devait se réunir hier soir, à la demande impatiente des États-Unis qui veulent débloquer des avoirs libyens gelés afin d’aider le Conseil national de transition (CNT), ont indiqué des diplomates à New York et Washington. Ces avoirs ont été gelés le 26 février dernier par une résolution de l’ONU qui imposait des sanctions sévères à Mouammar Kadhafi, sa famille et son entourage, en réponse à la répression brutale menée contre l’opposition en Libye. Les États-Unis souhaitent pouvoir débloquer une aide immédiate de 1,5 milliard de dollars à destination de la Libye, au moment où le régime Kadhafi semble près de s’effondrer. Washington a demandé une telle autorisation le 8 août au comité des sanctions de l’ONU, mais l’Afrique du Sud s’y était opposée, selon un...
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