De son côté, l’aviation israélienne n’a procédé à aucune frappe sur l’enclave palestinienne depuis lundi après-midi. « Les responsables de la défense estiment que les roquettes d’hier ont été lancées par des petits groupes terroristes qui cherchent à contester l’autorité du Hamas et prouver leur indépendance, mais l’accalmie devrait tenir dans les prochaines semaines », selon le quotidien Haaretz.
Le gouvernement de Benjamin Netanyahu a néanmoins opté pour une désescalade, renonçant à l’option d’une vaste offensive militaire contre la bande de Gaza – comme l’opération « Plomb durci » de l’hiver 2008-2009 – tout en se réservant le droit d’empêcher par des frappes ponctuelles tout tir de roquette ou de mortier. « Le cabinet a pris cette décision pour ne pas déclencher des manifestations de masse en Égypte susceptibles de déstabiliser le régime en place au Caire et de porter atteinte aux intérêts d’Israël à l’étranger, à l’approche de la demande palestinienne d’adhésion d’un État palestinien à l’ONU en septembre », a expliqué la radio militaire.
Le Hamas avait auparavant confirmé qu’un accord sur une trêve avait été conclu « à condition que l’occupation (israélienne) la respecte ». Cette annonce est survenue à la suite de contacts intensifs conduits durant le week-end par l’intermédiaire de l’Égypte et de l’ONU en vue de rétablir l’accalmie.
Les Comités de résistance populaire (CRP), un des groupes les plus radicaux de Gaza, ont annoncé séparément lundi après-midi un « cessez-le feu provisoire ». Les CRP ont été accusés par Israël d’être responsables des attaques meurtrières qui ont fait huit morts jeudi dans la région d’Eilat (Sud), près de la frontière égyptienne, ce qu’ils ont nié. La direction des CRP a été ensuite décapitée lors d’une frappe aérienne israélienne à Rafah, au sud de la bande de Gaza, à la frontière avec l’Égypte, au cours de laquelle le chef de l’organisation, Kamal al-Nayrab, a été tué.
(Source : AFP)

