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Lifestyle - Rencontre

Ferkat 16, des tee-shirts qui parlent arabe

Ferkat 16. Le nom, un mot et un chiffre, réveille de vieux souvenirs d’avant-guerre. Jacqueline Bejjani l’a choisi pour baptiser sa série de tee-shirts au parfum oriental.

Des tee-shirts à lire et à regarder.

Sa brigade d’intervention utilise des poèmes de la littérature arabe pour seules armes et un graphisme réactualisé qui donne la part belle aux messages. Jacqueline Bejjani est sans doute une grande nostalgique des années d’avant-guerre, lorsque le mot Ferka 16 faisait trembler les « hors-la-loi ». Ces mâles au béret rouge qui combattaient le mal et avec qui il était impossible de discuter. Elle a ainsi créé une gamme de tee-shirts portant le même nom. Sa brigade, qui n’est autre qu’elle, intervient en catimini et modernise des poèmes célèbres en les habillant d’un graphisme contemporain, sans en diminuer leur poésie.
Bien que la dame habite la France depuis de nombreuses années, elle a décidé de remettre à jour la compréhension des poèmes orientaux, en reprenant des extraits de grands noms de la littérature arabe pour en faire des motifs graphiques. Une manière de se réconcilier avec ce sujet autrefois détesté à l’école et faire découvrir aux Européens et aux Libanais une sensibilité, une musique et un univers merveilleux.

Le graphisme pour langage
Après des études de graphisme à l’École nationale des arts décoratifs, Jacqueline Bejjani a travaillé dans de grandes agences de publicité durant quelques années. Avec la naissance de ses enfants et à cause des « horaires monstrueux », elle décide de prendre son temps, de voler de ses propres ailes et de se concentrer sur la création de tee-shirts personnalisés. Très doucement, depuis 2008, inspirée par une culture commune à tous les pays arabes, et qu’elle modernise, elle conçoit des tee-shirts sur lesquels les plus belles phrases de certains poèmes viennent trouver un nouvel élan, une forme, une couleur et presque une nouvelle rime. Du Moutannabi à Abou Kassem ech-Chabi, en passant par de jeunes écrivains orientaux, la designer trouve matière et forme. Des phrases d’amour, des cris de colère, des appels au changement, des messages de tolérance, tous ces morceaux choisis deviennent prétexte à compléter une ligne qui, visiblement, plaît. Également déclinés en casquettes et en sacs, Ferkat 16 est, « plus qu’un label, une philosophie qui permet à ses membres, partout dans le monde, d’appartenir au monde arabe. Car, précise-t-elle, nous avons tous la même culture, en dépit des divisions ». Chaque saison, une nouvelle gamme est proposée sur le site Web www.ferka16.com. La dernière est une représentation et, plus encore, l’expression des dernières révolutions arabes. Un appel à refuser et à se libérer, mais en beauté. Comme ce sublime « Tout de suite, tout de suite et pas demain ! » Ou cet autre « Je suis un enfant lorsque je joue et une tempête lorsque je m’emporte », tellement de circonstance.
Les articles de Ferkat 16 sont également en vente à la grande bibliothèque d’Alexandrie, au musée du Caire, à l’Institut du monde arabe de Paris, à la boutique Vicky’s du centre-ville de Beyrouth, à Tawlet Souk el-Tayeb et à Souk el-Tayeb.
Sa brigade d’intervention utilise des poèmes de la littérature arabe pour seules armes et un graphisme réactualisé qui donne la part belle aux messages. Jacqueline Bejjani est sans doute une grande nostalgique des années d’avant-guerre, lorsque le mot Ferka 16 faisait trembler les « hors-la-loi ». Ces mâles au béret rouge qui combattaient le mal et avec qui il était impossible de discuter. Elle a ainsi créé une gamme de tee-shirts portant le même nom. Sa brigade, qui n’est autre qu’elle, intervient en catimini et modernise des poèmes célèbres en les habillant d’un graphisme contemporain, sans en diminuer leur poésie.Bien que la dame habite la France depuis de nombreuses années, elle a décidé de remettre à jour la compréhension des poèmes orientaux, en reprenant des extraits de grands noms de la...
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