Le député Jamal Jarrah a ainsi souligné dans une déclaration à nowlebanon que le Hezbollah détient l’exclusivité au niveau des pratiques miliciennes, à travers ses attaques contre l’armée et les propriétés publiques, les événements du 23 et du 25 janvier 2007 puis du 7 mai 2008, et l’assassinat de Samer Hanna, sans oublier les affaires de Lassa, de Roueiss, d’Antélias et de Chiyah.
Il a ironisé en affirmant que « le courant du Futur a peut-être une milice, mais elle est constituée de personnes éduquées, intellectuelles, modérées et ouvertes, avant de rappeler que l’ancien Premier ministre Rafic Hariri avait accordé des bourses universitaires à près de 35 000 jeunes qui donnent le bon exemple au sein du courant du Futur ». Celui-ci, a poursuivi le parlementaire, « se distingue par son attachement à un partenariat national authentique, à l’unité nationale et à la coexistence, alors que ses détracteurs se distinguent par la culture de la discorde, des meurtres, de la protection des assassins et des atteintes à la justice ». Selon M. Jarrah, les propos de cheikh Kassem « révèlent principalement l’ampleur de la crise que vit le Hezbollah et son inquiétude à cause du Tribunal spécial pour le Liban ».
Le même point de vue concernant les inquiétudes présumées du Hezbollah par rapport au TSL a été développé par le député Ammar Houri, qui a aussi relevé que « le parti de Dieu est acculé au pied d’un mur où il s’est lui-même placé ».
Dans une déclaration à la Voix du Liban, le député Mohammad Kabbara a rappelé les événements du 7 mai avant d’affirmer « regretter que cheikh Naïm Kassem ne respecte pas son turban ». Il s’est interrogé sur le point de savoir pourquoi ce dernier « couvre la corruption au sein de son parti » et « qui distribue à Tripoli les armes à certaines parties considérées comme étant proches du Hezb... ».
Prenant la parole au cours d’un iftar, mardi, le secrétaire général du courant du Futur, Ahmad Hariri, a accusé le 8 Mars d’adopter « une politique vindicative » à l’égard du pays, dénonçant « ceux qui jouent aux innocents et de tenir un discours digne de Gandhi, rejetant soi-disant les armes ». « Aux yeux de ces falsificateurs, c’est le courant du Futur qui aurait investi les rues, le 7 mai 2008, tué des innocents, semé la graine de la haine à Aïcha Bakkar, supprimé le concept de l’État à Bourj Abi Haïdar, porté atteinte à la vie démocratique au Liban et déployé ses chemises noires dans les rues pour dénaturer les résultats des législatives. C’est aussi lui qui installerait de temps en temps ses roquettes sur la colline 888 et accrocherait des banderoles avec des slogans d’appui aux assassins de Rafic Hariri. »

