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Crise sociale en Israël: Netanyahu veut "garder la tête froide"

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti lundi que son gouvernement n'avait pas l'intention d'agir dans la précipitation pour tenter de résoudre la crise sociale et entendait entreprendre des réformes prudentes et responsables.
"Nous allons garder la tête froide. Nous ne pouvons pas briser toutes les contraintes. Nous ne pouvons pas laisser libre cours à toutes les dépenses comme s'il n'y avait pas de lendemain", a déclaré M. Netanyahu lors d'une réunion extraordinaire de la commission des Finances du Parlement, selon un communiqué de son bureau.
Le Premier ministre répondait ainsi à nouveau à la vague de protestations sans précédent contre la vie chère et pour la "justice sociale" qui déferle dans les rues d'Israël depuis le 14 juillet. Les manifestants, en nombre croissant au fil des semaines et appuyés par une écrasante majorité de l'opinion, exigent des baisses des prix des produits de base ainsi qu'un train de réformes, notamment dans le logement, la Santé publique et l'Education. Les manifestants demandent d'autre part au gouvernement Netanyahu de réduire l'emprise des grosses entreprises israéliennes qui profitent de leur quasi monopole pour perturber le jeu de la libre concurrence. Ils exhortent le Premier ministre de droite à réviser son credo néo-libéral afin d'instaurer davantage de justice sociale.
M. Netanyahu --qui prêche désormais "la responsabilité financière et la sensibilité sociale"-- s'est dit prêt à infléchir ses orientations socio-économiques pour répondre aux revendications des protestataires, mais il s'est gardé de dire en quoi et comment.
Les députés du Parlement interrompront leurs vacances mardi pour débattre de la crise sociale en séance plénière.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a averti lundi que son gouvernement n'avait pas l'intention d'agir dans la précipitation pour tenter de résoudre la crise sociale et entendait entreprendre des réformes prudentes et responsables."Nous allons garder la tête froide. Nous ne pouvons pas briser toutes les contraintes. Nous ne pouvons pas laisser libre cours à toutes les dépenses comme s'il n'y avait pas de lendemain", a déclaré M. Netanyahu lors d'une réunion extraordinaire de la commission des Finances du Parlement, selon un communiqué de son bureau.Le Premier ministre répondait ainsi à nouveau à la vague de protestations sans précédent contre la vie chère et pour la "justice sociale" qui déferle dans les rues d'Israël depuis le 14 juillet. Les manifestants, en nombre croissant au fil des semaines et...