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Liban - Programme Régional

Euromed : le défi de l’image de la femme dans les médias

Améliorer l’image de la femme et mettre fin aux stéréotypes. Tels étaient les thèmes d’une formation de journalistes sur l’image de la femme dans les médias de la région euro-méditerranéenne tenue durant trois jours à Bruxelles à l’initiative de l’Union européenne.

La formation a rassemblé vingt-cinq journalistes venus de la rive sud de la Méditerranée.

Dispensée dans le cadre du programme régional « Promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes dans la région euro-méditerranéenne (EGEP) », cette formation a été financée par l’Union européenne dans le cadre de sa politique européenne de voisinage. Elle a accueilli vingt-cinq journalistes arabes issus de la presse écrite, audiovisuelle et électronique, et originaires notamment d’Algérie, d’Égypte, de Jordanie, du Maroc, des Territoires palestiniens, de Syrie, de Tunisie et du Liban.
Les trois thématiques abordées au cours de cette formation ont porté sur : le cadre juridique international et régional de l’égalité entre les hommes et les femmes ; les stéréotypes véhiculés par les médias à l’égard des femmes et des hommes ; et l’analyse du discours médiatique sur les questions d’égalité. Ces trois thèmes sont développés dans le manuel de formation produit par le programme EGEP et destiné aux journalistes pour une meilleure couverture des dossiers relatifs aux femmes.
Camilla Landini, experte internationale travaillant notamment auprès d’agences onusiennes, a présenté le premier module relatif au cadre juridique international et régional de l’égalité entre les hommes et les femmes. Elle a exposé les conclusions de la conférence d’Istanbul, une rencontre ministérielle euro-méditerranéenne sur le renforcement du rôle des femmes dans la société. Tenue en novembre 2006, cette conférence couvre trois domaines clés : les droits sociaux et économiques et le développement durable, les droits civils, politiques, à la culture et à l’information, et le rôle de la communication et des médias.
Les trente-sept pays participant à la conférence ont mis en place une structure et une organisation qui apportent un soutien concret aux partenaires impliqués. Les conclusions d’Istanbul ont instauré un mécanisme de suivi visant à garantir des avancées dans l’égalité des genres.
Les ministres présents avaient convenu de faire en sorte que les conventions des Nations unies relatives aux droits fondamentaux des femmes, plus particulièrement la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à leur égard (Cedaw), soient effectivement et intégralement appliquées et traduites dans les faits par des réformes législatives et politiques, de donner aux femmes et aux hommes une égalité d’accès à la justice à tous les niveaux, de lutter contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes, de leur garantir protection et réparation en cas d’atteinte à leurs droits et de leur permettre de participer pleinement et sur un pied d’égalité aux tâches de prévention des conflits, de gestion des crises et de renforcement de la paix.

Abolir les stéréotypes
Judith Yablonsky, experte internationale et journaliste, a présenté « les stéréotypes véhiculés par les médias à l’égard des femmes et des hommes ». Elle a souligné que les stéréotypes sont en quelque sorte une réflexion de chaque société, de sa culture, ses traditions, les idées qu’elle se fait de la famille, de ses systèmes d’éduction et des religions, estimant que l’image de la femme arabe n’est pas toujours positive et reste fortement stéréotypée.
Nahed Ahmed est directrice d’une télévision palestinienne. Elle est intervenue sur le thème de l’analyse du discours médiatique sur les questions d’égalité, montrant des images traditionnelles véhiculées notamment par les télévisions du monde arabe.
Cette session de formation organisée à Bruxelles a constitué une des dernières activités du programme EGEP, qui a pris fin le 15 juillet 2011 après un peu plus de trois ans d’activités. La formation avait pour base un manuel mis en place au cours des trois dernières années et destiné aux journalistes.
En effet, la conférence d’Istanbul avait appelé à promouvoir dans les médias une image des femmes et des hommes qui soit équilibrée et dépourvue de préjugés, à développer la recherche sur l’égalité entre les femmes et les hommes afin d’atténuer les stéréotypes négatifs, à encourager les professionnels des médias à suivre des formations concernant le plein exercice par les femmes de leurs droits fondamentaux et à soutenir la promotion des femmes à des postes de premier plan dans les médias.
Dispensée dans le cadre du programme régional « Promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes dans la région euro-méditerranéenne (EGEP) », cette formation a été financée par l’Union européenne dans le cadre de sa politique européenne de voisinage. Elle a accueilli vingt-cinq journalistes arabes issus de la presse écrite, audiovisuelle et électronique, et originaires notamment d’Algérie, d’Égypte, de Jordanie, du Maroc, des Territoires palestiniens, de Syrie, de Tunisie et du Liban.Les trois thématiques abordées au cours de cette formation ont porté sur : le cadre juridique international et régional de l’égalité entre les hommes et les femmes ; les stéréotypes véhiculés par les médias à l’égard des femmes et des hommes ; et l’analyse du discours médiatique sur les questions...
commentaires (1)

Avec la montée croissante de l ’intégrisme dans la région on ne peut que souhaiter bonne chance à ces femmes journalistes arabes pour lutter pour l’égalité entre les hommes et les femmes ,une mission presque impossible . AntoineSabbagha

Sabbagha Antoine

02 h 25, le 13 août 2011

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Commentaires (1)

  • Avec la montée croissante de l ’intégrisme dans la région on ne peut que souhaiter bonne chance à ces femmes journalistes arabes pour lutter pour l’égalité entre les hommes et les femmes ,une mission presque impossible . AntoineSabbagha

    Sabbagha Antoine

    02 h 25, le 13 août 2011

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