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Liban - Architecture

Le nouveau visage de la façade maritime du Metn-Nord

À l’initiative d’un des plus gros entrepreneurs de Dubaï, Maged al-Futtaim, en joint venture avec la société Joseph G. Khoury, un gigantesque complexe urbain sera implanté le long de la Marina de Dbayé. Couvrant une surface totale de 193 600 mètres carrés, l’ensemble – qui représente un investissement de plus d’un milliard de dollars – a été conçu par le Groupe ERGA, en association avec le cabinet SB Architects de San Francisco, en Californie.

À la barre du Water Front City, l’architecte Élie Gebrayel.

C’est en 1995 que le Conseil des ministres a autorisé le remblai sur le littoral du Metn-Nord, connu sous le nom de projet « Joseph Khoury » (du nom de son promoteur), permettant ainsi de gagner sur la mer une surface de 100 ha (un million de m2) destinée à des programmes touristiques, résidentiels et commerciaux. Sur ce même remblai, surplombant la Marina de Dbayé, une nouvelle petite ville, la « Water Front City », va être bâtie. Elle occupera une parcelle de 193 600 mètres carrés acquise pour un montant de 250 millions de dollars. Derrière ce projet, la société Joseph G. Khoury et Fils et le richissime promoteur et leader de la grande distribution au Moyen-Orient, Maged al-Futtaim, initiateur du « Mall of the Emirates », un centre commercial à Dubaï doté d’une station de ski qui utilise 6 000 tonnes de vraie neige dont trente produites chaque nuit pour remettre la piste en état ! À Dbayé, il passe à la vitesse supérieure en lançant un chantier d’envergure comprenant 5 000 appartements luxueux, un hôtel international, des cafés, des restaurants, des boutiques, des espaces de loisirs, et un « business park » de 12 bâtiments déployés sur 30 000 m2 et « orientés nord-sud avec des plafonds de plus de trois mètres et demi de hauteur, équipés de toutes les infrastructures d’un quartier d’affaires, dont un parking d’une capacité de 600 voitures », indique l’architecte concepteur du projet Élie Gebrayel, président d’ERGA Group, une des principales firmes d’architecture et d’ingénierie au Moyen-Orient. Accréditée LEED et regroupant une équipe de 500 spécialistes, elle est présente dans une quinzaine de pays, à Paris, Dubaï, Qatar, Le Caire, Riyad, Djeddah, Damas, Tunis, Bahreïn, Alger, et en particulier à Beyrouth où ses réalisations sont nombreuses, pour ne citer que Saifi Housing, l’hôtel Mövenpik, St Jude Hospital, 4748 Achrafieh, Zenith Tower, Sama Beyrouth, le siège central du Credit Libanais et Beit Misk. « Tout en satisfaisant aux normes environnementales les plus sévères », le groupe fournit à ses clients « une expertise pluridisciplinaire dans la planification, la conception, le développement, le suivi de l’exécution et du fonctionnement des projets ».
Gébrayel, qui dirigera la réalisation des œuvres architecturales de Water Front City jusqu’à leur terme, révèle qu’à la demande des promoteurs, les détails du projet immobilier ont été finalisés en association avec le cabinet SB Architects de San Francisco, en Californie. Quant à l’aménagement intérieur du complexe immobilier, il a été confié à l’architecte Mahmoud Gamal. Et pour apporter le « petit plus » de la poésie du lieu, l’Américain Sean K. Simms, architecte paysagiste, du Kansas, a été sollicité pour créer les jardins. Car « l’ensemble de la zone de construction est protégé par des règles d’urbanisme claires pour garantir aux générations à venir le maintien de l’essence même du projet, avec notamment une limite des surfaces construites pour assurer la présence de vastes espaces verts prévus sur plus de 30 % de la superficie du projet ».
Par ailleurs, pour répondre « aux exigences des clients », la superficie des appartements varie entre 185 et 600m2, souligne Élie Gebrayel, ajoutant que les immeubles se dressent sur 28 et 35 mètres de haut et déclinent deux types d’architecture contemporaine associant « avec harmonie » la pierre naturelle, les baies vitrées et le bois vénitien. La distance entre deux constructions peut atteindre les 30 mètres marqués par des jardins ou des passages piétons. Chaque bâtiment est desservi par deux niveaux de parking souterrains. Le prix du mètre carré se situe dans une fourchette de 3 500 à 6 000 dollars.
Lancée le 13 juillet dernier, à grand renfort de publicité menée par Impact Porter Novelli-Division of Impact BBDO SAL, la première phase de la construction comprend sept bâtiments résidentiels (incluant plus de 150 appartements) bordant une promenade surélevée, ponctuée de cafés, de restaurants, de boutiques, et offrant une vue imprenable sur la Marina et la Méditerranée. Elle sera achevée en 2014. L’exécution du reste du projet se déroulera en quatre étapes, réparties sur une quinzaine d’années.
Les équipements ou services publics sont également prévus dans le programme, qui comprend la modernisation des infrastructures, à savoir les accès au projet, la voierie, les routes intérieures, les rues piétonnes, l’éclairage (à l’énergie solaire photovoltaïque) et les installations liées à la sécurité.
Last but not least, à l’initiative d’al-Futtaim toujours, un terrain de 80 000 m2 jouxtant la Water Front City accueillera un vaste centre commercial (shopping mall) qui sera en mesure de satisfaire en services et produits divers les milliers de clients appelés à s’y rendre chaque jour.
Étape après étape, le nouveau visage de la façade maritime du Metn-Nord commence à se dessiner.
C’est en 1995 que le Conseil des ministres a autorisé le remblai sur le littoral du Metn-Nord, connu sous le nom de projet « Joseph Khoury » (du nom de son promoteur), permettant ainsi de gagner sur la mer une surface de 100 ha (un million de m2) destinée à des programmes touristiques, résidentiels et commerciaux. Sur ce même remblai, surplombant la Marina de Dbayé, une nouvelle petite ville, la « Water Front City », va être bâtie. Elle occupera une parcelle de 193 600 mètres carrés acquise pour un montant de 250 millions de dollars. Derrière ce projet, la société Joseph G. Khoury et Fils et le richissime promoteur et leader de la grande distribution au Moyen-Orient, Maged al-Futtaim, initiateur du « Mall of the Emirates », un centre commercial à Dubaï doté d’une station de ski qui utilise 6 000 tonnes...
commentaires (10)

Une petite question !!!..est ce que ce fameux groupe Joseph Khoury.. a demande l'autorisartion au Hezb...!!! sinon Mr. Nasrallah est capable avec son index de poser son veto....alors Adieu beau projet....

Houri Ziad

15 h 34, le 10 août 2011

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Commentaires (10)

  • Une petite question !!!..est ce que ce fameux groupe Joseph Khoury.. a demande l'autorisartion au Hezb...!!! sinon Mr. Nasrallah est capable avec son index de poser son veto....alors Adieu beau projet....

    Houri Ziad

    15 h 34, le 10 août 2011

  • c'est de la folie, le liban vert d'autre fois n'existe plus . il est devenu que du béton .au lieu de protéger l'environnement pour nos enfants .et interdire toutes constructions sur la mer et s'occuper de cette mer qui suffoque de la pollution .

    nawal. nassar

    12 h 19, le 10 août 2011

  • L'habituelle mégalomanie libanaise...mais on verra bien.ce qui serait bien c'est d'imposer aux promoteurs des obligations en contrpartie des permis de construire....comme refaire les routes...comme participer une ecotaxe...comme privilégier l'emploi des Libanais....mais c'est beaucoup demander n'est ce pas?

    GEDEON Christian

    06 h 28, le 10 août 2011

  • Un projet de rêve ou il faudra prévoir un héliport pour décongestionner cette toute petite bretelle qu’ on nomme autoroute du Metn . Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha.A.Nazira

    04 h 53, le 10 août 2011

  • Il ne suffit pas d'être accrédité LEED pour ne pas se soumettre aux exigences des promoteurs ne cherchant que la rentabilité. Spécialiste en développement durable appliqué aux bâtiments depuis 20 ans en France, j'ai eu le temps de constater que les certifications environnementales n'ont jamais été un gage de bonnes performances vis-à-vis de l'environnement; ce n'est qu'un moyen de publicité supplémentaire et LEED n'échappe pas à cette dérive. Il suffit de regarder les façades de ces bâtiments pour se rendre compte du gouffre énergétique nécessaire à leur climatisation dans un pays de plus en plus chaud et avec des moyens énergétiques de moins en moins suffisants. La base du DD est de trouver le meilleurs compromis entre nos besoins d'aujourd'hui et celui des générations futures. Au Liban aujourd'hui on se vante de respecter l'environnement en bouffant ce qui reste des ressources de ce pays qui sont la beauté du paysage (voir ce qui se passe à FAKRA) ou du Littoral! Edith AKIKI

    AKIKI Edith

    04 h 42, le 10 août 2011

  • Un jour la mer se défoulera en tsunamisant cette pauvre côte massacrée par le béton....

    BOU AOUN Charles

    04 h 18, le 10 août 2011

  • C’est désolant, pathétique de voir encore des immeubles monotones et banales poussés le long de nos cotes. Encore une foi nous allons assister à une série de bloc de béton recouvert de pierre (pour faire jolie), quelques arbres planter pour avoir l’appellation « green sustainable » et au slogan super de luxe pour épater les clients. Malheureusement au Liban, aucune vraie réflexion architecturale et urbanistique sur des projets de cette taille n’est réalisée. Les blogs d’architectures et de design sont blindés de projets ou l’homme se retrouve au centre de toutes réflexions. Ici c’est les dollars qui dictent les lois.

    Georges Coussa

    03 h 25, le 10 août 2011

  • Un ilot barricadé de plus dans les ilots des richissimes libanais et étrangers!!! Fierté ou misère pour le Liban qui ne cessent de créer des ilots de cloisonnement social où le M. tout le monde ne serait pas le bienvenu (vu son pouvoir d'achat qui est persque nul dans ce genre de 'planète')!!!

    Maya Rechdane

    03 h 24, le 10 août 2011

  • a t on pense a l'encombrement que provequera tres certainement la SEULE route menant a cette nouvelle cite ? Cette route qui deja met a l'epreuve , quotidiennement , les nerfs de dizaines de milliers de travailleurs, touristes ou autres l'empruntant dans les 2 sens, matin et soir ?

    gaby sioufi

    02 h 52, le 10 août 2011

  • C'est trop cool ce projet. Mais es-ce qu'il y aura des generateurs aussi gigantesques pour subvenir aux coupures d'electricite? et qu'en est-il des routes adjacentes au projet? seront-elles elargies?...

    Gabriel Khoury

    02 h 26, le 10 août 2011

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