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Liban - L’Éclairage

Le gouvernement navigue entre mille écueils

Le gouvernement Mikati parviendra-t-il à se dégager du champ de mines dans lequel il se trouve placé sans exploser... ou imploser ? Franchira-t-il les obstacles que l’opposition dresse sur son parcours pour le faire chuter ?
On voit en effet les ministres, mais également les députés néomajoritaires, se crêper le chignon sur plus d’un sujet. Comme, par exemple, sur le projet relatif aux prisons et au traitement des détenus comme à leurs droits.
Cependant, un opposant influent relève que le manque de cohésion, et partant de cohérence, du gouvernement compte finalement assez peu. Car le Hezbollah, nettement dominant, lui serre la bride, et veille à ce que les tiraillements restent sous contrôle. Le but étant d’engranger des acquis substantiels, notamment via les nominations, le plus rapidement possible. Au cas où...
Pour cette source, la mainmise du Hezbollah ne peut donc que se renforcer lorsqu’on abordera les nominations sécuritaires en premier. Il voudra de même, comme Hassan Nasrallah l’affiche sans détour, exploiter le dossier des ressources gazières maritimes. Tout comme il s’efforcera de contrer le TSL et les développements que la prochaine publication, en entier, de l’acte d’accusation va entraîner. Si le Hezbollah cherche à aller vite en besogne, c’est moins par crainte des attaques du 14 Mars qu’à cause des événements en Syrie, qui pourraient avoir pour conséquence de balayer ipso facto « son » gouvernement.
Les majoritaires répondent que leurs adversaires prennent leurs rêves pour des réalités. Ils affirment que rien de ce qu’annoncent les souverainistes n’aura lieu. Ajoutant que le cabinet est solidement soudé autour de constantes communes. Précisant que les divergences de points de vue auxquelles on peut assister sur certains dossiers sont naturelles et n’iront jamais jusqu’à la rupture. Ou encore à cette division aiguë des rangs qu’évoque l’opposition, lésée par son éviction du pouvoir.
Des sources ministérielles indépendantes jugent pour leur part qu’il y a du vrai dans les deux thèses en présence. Il n’y a pas de vraie cohésion gouvernementale. Les ministres sont en désaccord, même sur certaines constantes. Et le conflit sur les nominations est si évident que les leaderships de la majorité n’ont même pas pu se réunir pour accorder leurs violons au sujet du panel. La désignation du général Abbas Ibrahim à la tête de la S.G., imposée par le Hezbollah malgré les réticences des aounistes, comme du patriarcat maronite et même de Baabda, laisse des traces.

Nettoyage
De plus, le général Michel Aoun insiste pour l’éviction, entendre le limogeage, d’Achraf Rifi, directeur général des FSI, ainsi que pour le remplacement du colonel Wissam el-Hassan, chef du bureau des informations de cette institution. Les aounistes s’en prennent au ministre de l’Intérieur, le général Marwan Charbel, pour sa poignée de main avec Rifi à la Résidence des Pins, ainsi que pour les félicitations qu’il lui avait adressées lors de la libération des sept Estoniens.
Le général Charbel assure qu’il ne réglera de comptes qu’à partir des aberrations qui seraient commises depuis la prise en charge de ses fonctions ministérielles. Il précise qu’il rejette tout arbitraire et toute vindicte, en ce qui a trait aux nominations à venir. Dans son domaine, il veut des compétences reconnues pour leur défense de la loi et pour leur probité. Sans prendre en compte le copartage politicien usuel.
Mais les aounistes en veulent également au chef du gouvernement après les déclarations télévisées de l’un de ses conseillers, assurant (et rassurant sa communauté) que certaines positions sunnites constituent une ligne rouge que nul n’est autorisé à franchir, car elles ne dépendent que du chef du gouvernement. Ce qui aurait hérissé le général Aoun qui y voit une sorte d’abus de pouvoir, relançant à titre de riposte ses charges contre Rifi et el-Hassan. Il affirme en outre que Mikati renie ses propres promesses faites antérieurement, pour conclure que le chef du gouvernement tente d’opposer ses vues à la majorité sans tenir compte de son opinion.
Informé, Nagib Mikati s’est abstenu de réagir, ne voulant pas entrer dans une polémique avec l’une des composantes de son gouvernement. Il ajoute qu’il se contente de coordonner avec le président Berry, le Hezbollah et de soutenir le président Michel Sleiman.
Il reste qu’il y a les bombes à retardement du TSL, des mandats d’arrêt, des nominations sécuritaires et de la situation en Syrie. Alarmés, certains membres de la majorité ministérielle prospectent déjà la possibilité de mettre en place un gouvernement de rechange. Ayant à sa tête un pôle plus docile, appliquant la ligne du 8 Mars.
Mais Walid Joumblatt n’aide pas dans ce sens et semble aborder un nouveau repositionnement fondé sur une promotion active du centrisme qui engloberait les groupes des présidents Sleiman et Mikati. Et ses prises de position par rapport à la situation en Syrie ? Selon des indications assez étonnantes fournies par des sources informées, le leader du PSP voudrait visiter Damas pour s’entretenir avec les hauts dirigeants syriens. Et ensuite rencontrer Hassan Nasrallah pour des éclaircissements sur ses récentes sorties contre la répression.
Le gouvernement Mikati parviendra-t-il à se dégager du champ de mines dans lequel il se trouve placé sans exploser... ou imploser ? Franchira-t-il les obstacles que l’opposition dresse sur son parcours pour le faire chuter ? On voit en effet les ministres, mais également les députés néomajoritaires, se crêper le chignon sur plus d’un sujet. Comme, par exemple, sur le projet relatif aux prisons et au traitement des détenus comme à leurs droits. Cependant, un opposant influent relève que le manque de cohésion, et partant de cohérence, du gouvernement compte finalement assez peu. Car le Hezbollah, nettement dominant, lui serre la bride, et veille à ce que les tiraillements restent sous contrôle. Le but étant d’engranger des acquis substantiels, notamment via les nominations, le plus rapidement possible. Au cas...
commentaires (4)

- - - - - Cher Monsieur, Je peux vous assurer que tout va très mal et c'est la pagaille au sein de Cette majorité et surtout au sein de Ce gouvernement ! Les couacs mentionnés dans votre article collent fort et de très près à la réalité. Vous êtes en droit de vous inquiétez à cause d'eux car, ils sont encore mineurs et complètement incapables, non-aptes et sous tutorat et ne savent pas exactement ce qu'ils font ; et si on les laisse faire, ils ne remettront pas du tout le pays sur le droit chemin, chemin qu'ils avaient quitté depuis plus de 20 ans déjà ! Je peux aussi vous assurer que les événements en Syrie les touchent et les toucheront de tellement si près surtout Ce PM ! et Ce gouvernement ? et évidement influeront dans tous les cas Leur ? politique ! intérieure comme tout le monde clairvoyant s'y attend, ce monde-là même qui veux que la Syrie ne s'immisce pas dans ses affaires mais qui exigera dans le même temps que Ce régime Despotique stoppe ces Attaques Sauvages et Meurtières contre les siens ..!! Ce gouvernement ? ! n'est ni là ni nulle part ailleurs et SAUTERA incessament longtemps bien avant les prochaines échéances électorales ! A coup SÛR, et bien SÛR "inchallah", mais SÛREMENT qu'il le VOUDRA ! !

MOUJABER Alphonse

05 h 42, le 06 août 2011

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Commentaires (4)

  • - - - - - Cher Monsieur, Je peux vous assurer que tout va très mal et c'est la pagaille au sein de Cette majorité et surtout au sein de Ce gouvernement ! Les couacs mentionnés dans votre article collent fort et de très près à la réalité. Vous êtes en droit de vous inquiétez à cause d'eux car, ils sont encore mineurs et complètement incapables, non-aptes et sous tutorat et ne savent pas exactement ce qu'ils font ; et si on les laisse faire, ils ne remettront pas du tout le pays sur le droit chemin, chemin qu'ils avaient quitté depuis plus de 20 ans déjà ! Je peux aussi vous assurer que les événements en Syrie les touchent et les toucheront de tellement si près surtout Ce PM ! et Ce gouvernement ? et évidement influeront dans tous les cas Leur ? politique ! intérieure comme tout le monde clairvoyant s'y attend, ce monde-là même qui veux que la Syrie ne s'immisce pas dans ses affaires mais qui exigera dans le même temps que Ce régime Despotique stoppe ces Attaques Sauvages et Meurtières contre les siens ..!! Ce gouvernement ? ! n'est ni là ni nulle part ailleurs et SAUTERA incessament longtemps bien avant les prochaines échéances électorales ! A coup SÛR, et bien SÛR "inchallah", mais SÛREMENT qu'il le VOUDRA ! !

    MOUJABER Alphonse

    05 h 42, le 06 août 2011

  • Je vous laisse la responsabilite de votre appreciation sur l'impact des evenements en syrie sur la situation au Liban Mr Jabbour mais celle ci est en discordance avec l'avis meme des forces politiques de la nouvelle majorite que vous soutenez en particulier le Hezbollah. Mais je crois que c'est un peu votre propre wishfil thinking qui vous amene a penser que ce gouvernement restera jusqu'aux prochaines elections. Et si Mr Joumblat retournait sa veste a l'ombre des developpements en syrie? Et si le regime syrien sautait? Et si le Hezbollah decidait de raffermir sa main mise sur les institutions de l'etat et si l'acte d'accusation devait viser des personalites de la nouvelle majorite? Vous croyez vraiment wue le peuple libanais restera tranquile et laissera faire? Face auix chemises noires voleuses de democratie les chemises blanches saurontse debrouiller pour la retablir

    Jihad Mouracadeh

    04 h 56, le 06 août 2011

  • - - Cher Monsieur , Je peux vous assurer que tout va très bien et à merveille au sein de la majorité et surtout , au sein du gouvernement ! Les couacs mentionnés dans votre article , ressemblent fort à des wishful thinking , plutôt qu'à une réalité . Ne vous en faites pas trop pour eux , ils sont majeurs et vaccinés et savent exactement ce qu'ils font et ce qui leur " reste " à faire , pour remettre le pays sur le droit chemin , chemin qu'il avait quitté depuis plus de 20 ans . Je peux aussi vous assurer que les événements en Syrie ne touchent pas et ne toucheront pas , ni de près , ni de loin le PM et son gouvernement et surtout , n'influeront en aucun cas , sur notre politique intérieure , comme le souhaitent quelques uns , ceux-là même , qui veulent que la Syrie ne s'immisce pas dans nos affaires et nous dans les siens ..!! Ce gouvernement est là et bien là , et compte le rester jusqu'aux prochaines échéances électorales , comme le stipule la Constitution .

    JABBOUR André

    02 h 02, le 06 août 2011

  • Tout le monde est donc sur le pont.Les critiques du 14 mars resteront un atout pour le 8 mars . La vraie cohésion gouvernementale semble sous-traitance en privé, mais avec la situation dramatique en Syrie tout risque un jour de basculer , qui gagnera ?difficile de deviner. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    01 h 08, le 06 août 2011

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