Autre sujet de débat : les crédits accordés pour la construction d’écoles avec ou sans abris. Samy Gemayel a surtout soulevé cette question, précisant que le Liban étant (malheureusement) sujet à des guerres, il faut absolument prévoir des abris ans les écoles. Ali Fayad s’est demandé s’il faut ainsi annuler la construction d’écoles dont le budget ne prévoit pas des abris et d’autres députés ont expliqué qu’il s’agissait de crédits déjà obtenus et qu’il fallait clore une période passée. Ghassan Moukheiber a proposé un compromis prévoyant d’en ajouter « aux écoles dont la construction n’a pas encore commencé ». Ce qui lui a valu un « C’est votre première suggestion utile » de la part de M. Berry. Habitué sans doute aux remarques du président de la Chambre, le député n’a pas pour autant renoncé à faire des propositions. Il y a eu aussi un long débat sur la nécessité d’ajouter la gratuité de l’enseignement dans les écoles publiques, pour ne pas ouvrir la voie à des réclamations concernant le secteur privé. Le Premier ministre Nagib Mikati a fait remarquer à cet égard que l’État n’a pas les moyens d’assurer l’enseignement primaire gratuit pour tout le monde et une fois n’est pas coutume, Marwan Hamadé a abondé dans son sens et finalement il a été convenu d’utiliser la formule suivante : l’État doit assurer un banc d’école pour chaque enfant.
Enfin, le projet de loi concernant le ministère de l’Environnement a provoqué un débat au sujet de l’engagement de fonctionnaires spécialisés dans des conditions très précises, comme taillées sur mesure selon certains députés. Simon Abi Ramia a précisé que ce projet de loi a été élaboré par le précédent gouvernement dans lequel Mohammad Rahhal était ministre du gouvernement. La projet a été finalement amendé avant d’être adopté.

