Une trentaine de partis politiques et de mouvements laïcs ont quitté la manifestation organisée hier sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, en accusant les islamistes de l’avoir détournée de son but. Des slogans religieux comme « il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah » ou « l’Égypte est islamique » ont été scandés par les Frères musulmans et les salafistes, qui avaient participé à une grande manifestation le 8 juillet pour réclamer l’accélération des réformes mais se sont ensuite désolidarisés du mouvement contestataire. Un dirigeant des Frères musulmans a justifié le retour des islamistes sur la place en parlant d’un « vendredi de l’unité de toutes les forces politiques », destiné à faire pression sur l’armée à cinq jours du début du procès de l’ex-président Hosni Moubarak, mais cette déclaration d’intention n’a pas empêché les profondes divergences entre contestataires d’éclater au grand jour. « Il y a tellement de barbes (islamiques). On se sent clairement oppressés », a souligné Sami Ali, un étudiant présent sur la place Tahrir, selon lequel les salafistes ont essayé de séparer les hommes et les femmes qui campent sur la place depuis trois semaines. De nombreux manifestants présents hier sur Tahrir appartenaient à des mouvements fondamentalistes salafistes. Le départ du « groupe des 30 » a été critiqué par un dirigeant des Frères musulmans. « Les slogans salafistes ne devraient pas être une raison de se retirer. Chacun a le droit de s’exprimer », a-t-il dit.
Attaque islamiste à el-Arich En outre, dans la ville d’el-Arich, dans le nord du Sinaï, deux personnes ont été tuées et une douzaine blessées quand des dizaines d’hommes armés, brandissant des drapeaux barrés de slogans islamistes, ont ouvert le feu, a annoncé le ministère de la Santé. L’agence officielle MENA a indiqué que les deux personnes tuées étaient un homme de 70 ans, Hassan Qweidar, et un adolescent de 13 ans, Nasser Abdelsalam, qui ont succombé à leurs blessures. Les islamistes ont d’abord tiré en l’air, terrorisant les habitants, et détruit une statue de l’ancien président Anouar al-Sadate, assassiné par des militants islamistes en 1981. (Source : Reuters)
Une trentaine de partis politiques et de mouvements laïcs ont quitté la manifestation organisée hier sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, en accusant les islamistes de l’avoir détournée de son but. Des slogans religieux comme « il n’y a pas d’autre Dieu qu’Allah » ou « l’Égypte est islamique » ont été scandés par les Frères musulmans et les salafistes, qui avaient participé à une grande manifestation le 8 juillet pour réclamer l’accélération des réformes mais se sont ensuite désolidarisés du mouvement contestataire.Un dirigeant des Frères musulmans a justifié le retour des islamistes sur la place en parlant d’un « vendredi de l’unité de toutes les forces politiques », destiné à faire pression sur l’armée à cinq jours du début du procès de l’ex-président Hosni Moubarak,...
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