Le Libanais n’est plus un novice. Il n’en est pas à ses premiers spectacles. Pourquoi alors se comporte-t-il de manière si rustre? Pourquoi fait-il preuve de tant de mépris à l’égard de ses concitoyens et des artistes qui se produisent sur scène, dont un nombre remarquable de stars internationales ?
Légendaire, le manque de ponctualité du spectateur libanais n’amuse plus personne. Il dérange même fortement tous ceux qui ont pris la peine d’être à l’heure, malgré le boulot à finaliser, les enfants à coucher, les distances à parcourir. D’autant que les spectacles, mis à part quelques rares exceptions, commencent généralement avec une demi-heure, voire une bonne heure de retard.
Alors qu’un ténor entonne ses premières notes, il n’y a de pire dissonance que le crissement sur les gradins des talons d’une retardataire qui passe et repasse devant le public à plusieurs reprises, tout en engueulant les jeunes placières, sous prétexte que sa place est occupée. Quel désagrément aussi pour les personnes installées que de devoir se lever, au beau milieu d’une prestation, pour laisser passer d’autres retardataires qui se décident enfin à regagner leurs places, sans empressement aucun, sandwiches et boissons à la main.
L’indiscipline du Libanais au spectacle n’a pas d’égal. Comment faire comprendre à son voisin de derrière qu’il doit arrêter de faire hurler sa chaise, chaque fois qu’il change de position ? Comment ne pas s’énerver lorsque la voisine de droite laisse carillonner son portable qu’elle n’a pas pris la peine de mettre en mode silencieux, ou que la voisine de gauche tient à montrer ses talents d’interpète, quitte à empêcher une assistance excédée de suivre ce qui se déroule sur scène ?
C’est également en fin de concert qu’est mis en exergue le manque de savoir-vivre des Libanais. Avant la dernière prestation, avant même le bis, merveilleux moment de communication entre les artistes et le public, c’est par grappes que certains se dirigent vers la sortie. Bien plus soucieux de ne pas être pris dans les embouteillages que de remercier telle ou telle vedette pour avoir donné le meilleur d’elle-même.
Mais que viennent-ils donc faire au spectacle, ceux-là qui ne savent pas tout simplement profiter d’un pur moment de bonheur ?


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on raconte que Paganini était convié à jouer du violon tous les soir à la cour du roi d italie un soir excédé par par le brouhaha des invités du roi et qui pretaient peu d'attention à sa musique il s'arreta de jouer sa partition et commenca a imiter le son du braiment de l'âne avec son violon. l'audience du Roi se tut un instant puis se mit à applaudir devant une telle prouesse, alors il s'arrêta net de jouer et leur dit que c'était le seul language qu'ils comprenaient. C'est malheureusement le cas de beaucoup de nos pseudo melomanes libanais. Les seules choses que l'on respecte au Liban c'est d'abord la richesse, et le pouvoir par l'arrogance et la brutalité, Les arts et la musique en particulier arrivent bien loin derriere. Chanté en ba Boukèt sé caca i ka baw (proverbe créole) Chanter pour une bourrique c'est de la merde qu'elle vous donne.
17 h 42, le 31 juillet 2011