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Liban - Citoyen Grognon

Légendaire indiscipline

La saison des festivals touche à sa fin. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle a été faste. Et réussie. C’est en masse que le public libanais a répondu à l’appel des organisateurs. C’est avec enthousiasme qu’il a essaimé les routes et les villages pour assister aux spectacles qu’il a soigneusement sélectionnés. Ici, il a applaudi à tout rompre son ténor favori. Là-bas, il s’est replongé avec délice dans les dabkés de son enfance. Ailleurs, il a dansé aux rythmes africains ou s’est imprégné de jazz et de musique soul. Il y en avait pour tous les goûts, pour tous les âges. Depuis les concerts les plus classiques jusqu’aux ballets déconcertants de modernité. Variété fait beauté, dit si bien le dicton.
Le Libanais n’est plus un novice. Il n’en est pas à ses premiers spectacles. Pourquoi alors se comporte-t-il de manière si rustre? Pourquoi fait-il preuve de tant de mépris à l’égard de ses concitoyens et des artistes qui se produisent sur scène, dont un nombre remarquable de stars internationales ?
Légendaire, le manque de ponctualité du spectateur libanais n’amuse plus personne. Il dérange même fortement tous ceux qui ont pris la peine d’être à l’heure, malgré le boulot à finaliser, les enfants à coucher, les distances à parcourir. D’autant que les spectacles, mis à part quelques rares exceptions, commencent généralement avec une demi-heure, voire une bonne heure de retard.
Alors qu’un ténor entonne ses premières notes, il n’y a de pire dissonance que le crissement sur les gradins des talons d’une retardataire qui passe et repasse devant le public à plusieurs reprises, tout en engueulant les jeunes placières, sous prétexte que sa place est occupée. Quel désagrément aussi pour les personnes installées que de devoir se lever, au beau milieu d’une prestation, pour laisser passer d’autres retardataires qui se décident enfin à regagner leurs places, sans empressement aucun, sandwiches et boissons à la main.
L’indiscipline du Libanais au spectacle n’a pas d’égal. Comment faire comprendre à son voisin de derrière qu’il doit arrêter de faire hurler sa chaise, chaque fois qu’il change de position ? Comment ne pas s’énerver lorsque la voisine de droite laisse carillonner son portable qu’elle n’a pas pris la peine de mettre en mode silencieux, ou que la voisine de gauche tient à montrer ses talents d’interpète, quitte à empêcher une assistance excédée de suivre ce qui se déroule sur scène ?
C’est également en fin de concert qu’est mis en exergue le manque de savoir-vivre des Libanais. Avant la dernière prestation, avant même le bis, merveilleux moment de communication entre les artistes et le public, c’est par grappes que certains se dirigent vers la sortie. Bien plus soucieux de ne pas être pris dans les embouteillages que de remercier telle ou telle vedette pour avoir donné le meilleur d’elle-même.
Mais que viennent-ils donc faire au spectacle, ceux-là qui ne savent pas tout simplement profiter d’un pur moment de bonheur ?
La saison des festivals touche à sa fin. Le moins que l’on puisse dire est qu’elle a été faste. Et réussie. C’est en masse que le public libanais a répondu à l’appel des organisateurs. C’est avec enthousiasme qu’il a essaimé les routes et les villages pour assister aux spectacles qu’il a soigneusement sélectionnés. Ici, il a applaudi à tout rompre son ténor favori. Là-bas, il s’est replongé avec délice dans les dabkés de son enfance. Ailleurs, il a dansé aux rythmes africains ou s’est imprégné de jazz et de musique soul. Il y en avait pour tous les goûts, pour tous les âges. Depuis les concerts les plus classiques jusqu’aux ballets déconcertants de modernité. Variété fait beauté, dit si bien le dicton. Le Libanais n’est plus un novice. Il n’en est pas à ses premiers spectacles. Pourquoi...
commentaires (6)

on raconte que Paganini était convié à jouer du violon tous les soir à la cour du roi d italie un soir excédé par par le brouhaha des invités du roi et qui pretaient peu d'attention à sa musique il s'arreta de jouer sa partition et commenca a imiter le son du braiment de l'âne avec son violon. l'audience du Roi se tut un instant puis se mit à applaudir devant une telle prouesse, alors il s'arrêta net de jouer et leur dit que c'était le seul language qu'ils comprenaient. C'est malheureusement le cas de beaucoup de nos pseudo melomanes libanais. Les seules choses que l'on respecte au Liban c'est d'abord la richesse, et le pouvoir par l'arrogance et la brutalité, Les arts et la musique en particulier arrivent bien loin derriere. Chanté en ba Boukèt sé caca i ka baw (proverbe créole) Chanter pour une bourrique c'est de la merde qu'elle vous donne.

dakhil rabbak

17 h 42, le 31 juillet 2011

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Commentaires (6)

  • on raconte que Paganini était convié à jouer du violon tous les soir à la cour du roi d italie un soir excédé par par le brouhaha des invités du roi et qui pretaient peu d'attention à sa musique il s'arreta de jouer sa partition et commenca a imiter le son du braiment de l'âne avec son violon. l'audience du Roi se tut un instant puis se mit à applaudir devant une telle prouesse, alors il s'arrêta net de jouer et leur dit que c'était le seul language qu'ils comprenaient. C'est malheureusement le cas de beaucoup de nos pseudo melomanes libanais. Les seules choses que l'on respecte au Liban c'est d'abord la richesse, et le pouvoir par l'arrogance et la brutalité, Les arts et la musique en particulier arrivent bien loin derriere. Chanté en ba Boukèt sé caca i ka baw (proverbe créole) Chanter pour une bourrique c'est de la merde qu'elle vous donne.

    dakhil rabbak

    17 h 42, le 31 juillet 2011

  • C'est tout simplement un manque de maturité ..Source de tous les problèmes de ce pays

    karim jamous

    11 h 14, le 30 juillet 2011

  • ce n'est pas la faute des retardataires. C'est une question d'organisation. En europe, si vous etes en retard, vous devez attendre l'entracte pour rejoindre la salle. Si cette mesure est constament appliquee, les gens apprendrons a être present avant l'heure et attendre patiemment que le spectacle commence. Tant qu'un certain laissez-aller existera, les gens en profiterons. Regardez le nombre de fumeurs a l'aeroport de Beirut, et pourtant c'est une zone non-fumeur. Le jour ou des policiers commencerons a verbaliser, tout ce cirque s'arretera net. Mais il faut verbaliser, pas venir voir les femeurs et leur dire que c'est interdit. Pour ce qui est des bruits dans la salle, le jour ou on arretera de monter une structure avec des planches de bois et investir un peu plus dans l'infrastructure, on obtiendra un meilleur rendement.

    Mohamad Batal

    02 h 45, le 30 juillet 2011

  • Le manque d'éducation Madame Anne-Marie el Hajj, rien que ça manque de bonnes manières, certains libanais veulent montrer et se montrer qu'ils sont up to date et de s'intéresser aux arts etc.........assistent à ces spectacles rien que pour le show autrement , ils n'ont rien à cirer du reste, respecter autrui dans tout domaine, téléphone portable, arriver en retard, bouger sans arrêt et chuchoter, j'ai osé un jour que j'étais au cinéma et l'une de groupe de femmes qui regardaient le même filmp que moi, est en train de raconter le film, du blabla à sa copine , j'ai leur dit se taire, et puis quand elles n'ont rien compris, j'ai leur dit , on est au cinéma et pas à la maison, donc pour moi je voulais leur dire de la boucler tout simplement et dire pour une fois je suis en vacance et je voulais admirer et regarder un film libanais que j'ai apprécié malgré tout...........

    Amale de Preter

    02 h 31, le 30 juillet 2011

  • Je disais donc ,je préfère ne pas retranscrire ses propos....ils témoignaient d'un mépris total pour le comportement de nos "compatriotes"..alors pensez vous vous,allez écouter un ténor....quelle importance!

    GEDEON Christian

    19 h 02, le 29 juillet 2011

  • Qe vous êtes gentil,cher monsieur...je vous ai connu plus réaliste et plus incisif...indiscipline?Non...mauvaise éducation,impolitesse,arrogance seraient des termes nettemment plus appropriés...les gans dont vous parlez ne vont pas au spectacle par goût du spectacle..mais pour se faire voir...les hommes toutes chînes en or et rollex du m^me matériau dehors...les femmes maquillées chez Ripolin et ployant sous le poids des bijoux...le show off(exprès deux f)....l'exraordinaire arrogance de ctte classe de nouveaux riches...figurez vous cher monsieur que j'étais à Cadaquès il y a deux jours,et qu'un maître d'hôtel d'origine marocaine de mes amis m' a confié ce qu'il pensait des Libanais qui vont là bas en vacances.je préfère ne pas retra

    GEDEON Christian

    18 h 59, le 29 juillet 2011

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