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À La Une - Rencontre

Le vocabulaire du jazz selon Tarek Yamani

Entre deux portes, deux pays et deux genres musicaux, Tarek Yamani, infatigable, compose. Ce pianiste jazz qui a remporté le grand prix de la compétition de composition de jazz Thelonious Monk 2010 sort son premier album. Un condensé de passion.

Le jeune musicien Tarek Yamani voit la vie en bleu. (Michel Sayegh)

Ce n’est pas seulement la passion qui anime ce jeune homme habité par la musique depuis son jeune âge. Le second axe du moteur de sa vie a pour noms travail et discipline. Après avoir surfé sur le classique, le rock avec «3aksseir», le heavy metal et les autres résonances et titillé la guitare, Yamani est happé par le jazz. En 1999, alors qu’il écoute un morceau magnifique de New Standard de Herbie Hancock, le musicien, ayant senti quelque chose d’indescriptible, décide de se jeter à corps perdu dans ce genre qui sera son compagnon de vie. Mais Tarek Yamani ne se suffit pas de jouer quelques notes pour se faire appeler jazzman. «Comme personne au Liban ne pouvait m’apprendre les règles de cette musique, j’ai fait mon propre apprentissage.» Yamani va parcourir les livres, faire la connaissance de tous les musiciens et leurs compositions, comparer les harmonies, analyser, distiller pour enfin se faire admettre par le milieu du jazz. Six ans durant, vivant presque en réclusion, le musicien va décoder le vocabulaire jazz. «On ne peut faire une passion à moitié», dit-il très modestement. En effet, après son BS de computer science, Tarek Yamani va tout abandonner pour se consacrer à la musique.
Des sacrifices? Des défis? Le jeune homme sait en faire, «surtout sur la nature humaine, précise-t-il, car il est difficile en ce siècle d’être patient et persévérant». «Tout le monde veut tout très vite, le succès, la renommée, le talent. On ne peut prétendre les avoir sans avoir travaillé», poursuit-il. C’est ainsi que le musicien ne va pas s’arrêter en chemin, mais poursuivre son parcours. En Hollande en 2005, où il s’est inscrit au Conservatoire Prince Klaus, il suit un cursus de trois ans et est gratifié par ses instituteurs. Et ailleurs, où il se lance dans la composition, les ateliers de travail et les compétitions, et collabore avec des musiciens de tous bords. Il fera même une résidence à Washington à la Betty Carter Jazz Ahead en 2011. Mais une année auparavant, en 2010, ayant envoyé une composition à la compétition la plus prestigieuse de l’univers jazz, Tarek Yamani se voit décerner le prix Thelonious Monk qui le confirme dans cette voie qu’il a choisie.
«Certes, je suis ravi de cette reconnaissance du milieu pour mon travail», dit Yamani. Aujourd’hui, son album qui voit le jour sous le label de la nouvelle boîte de production Edict Reccord comprend des compositions originales et des arrangements classiques et jazzy. Mais surtout un résumé de vie riche et rempli.
Ce n’est pas seulement la passion qui anime ce jeune homme habité par la musique depuis son jeune âge. Le second axe du moteur de sa vie a pour noms travail et discipline. Après avoir surfé sur le classique, le rock avec «3aksseir», le heavy metal et les autres résonances et titillé la guitare, Yamani est happé par le jazz. En 1999, alors qu’il écoute un morceau magnifique de New Standard de Herbie Hancock, le musicien, ayant senti quelque chose d’indescriptible, décide de se jeter à corps perdu dans ce genre qui sera son compagnon de vie. Mais Tarek Yamani ne se suffit pas de jouer quelques notes pour se faire appeler jazzman. «Comme personne au Liban ne pouvait m’apprendre les règles de cette musique, j’ai fait mon propre apprentissage.» Yamani va parcourir les livres, faire la connaissance de tous les...
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