Une image tirée d’une vidéo diffusée hier par des opposants syriens montrant une marée humaine sur la place al-Assi, à Hama.
À Damas également, des milliers de personnes ont manifesté dans la capitale après la prière du vendredi. Ils étaient environ 5 000 dans le quartier Midane et des milliers d’autres sont sortis de trois mosquées du quartier Hajar el-Assouad en scandant des slogans réclamant la liberté. Plus encore, des milliers de militaires ont été déployés tôt hier matin, isolant le quartier de Roukn Eddine où vit une importante communauté kurde. Selon M. Abdel Rahmane, « Roukn Eddine est totalement isolé, des barrages sont érigés à toutes les entrées. Des milliers d’agents de sécurité patrouillent et procèdent à des perquisitions dans des maisons et à des arrestations ». Dans la soirée, des ambulances se succédaient dans ce quartier.
À Douma, une localité à 15 km de Damas où les communications téléphoniques et l’électricité étaient coupées selon un militant, les forces de sécurité quadrillaient le marché et la place de la Grande Mosquée. « Beaucoup d’habitants ont quitté la localité de crainte d’arrestations arbitraires », selon l’OSDH.
Dans la ville à majorité kurde de Kamichli, des centaines de policiers et miliciens prorégime ont chargé hier à coups de matraque des milliers de manifestants prodémocratie, rapportent des témoins. La police a également fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser la foule, faisant plusieurs blessés. Les manifestants ont crié des slogans pour réclamer des libertés politiques et l’arrêt de la discrimination des autorités envers la minorité kurde, ajoutent ces témoins. C’est la première fois qu’est signalée une action aussi violente des forces de l’ordre contre des manifestants kurdes depuis le début du soulèvement. Des centaines de manifestants ont également défilé dans les localités kurdes du gouvernorat de Hassaké, dans le Nord-Est, ainsi qu’à Soueida dans le Sud, et plus de 12 000 personnes ont manifesté à Idleb dans le Nord-Ouest, selon des militants. À Deraa où est née la contestation anti-Assad, des agents de sécurité étaient déployés autour des principales mosquées, mais « des jeunes ont défilé dans la rue el-Koussour et des tirs nourris ont été entendus », a déclaré M. Abdel Rahmane. Des arrestations ont d’ailleurs eu lieu dans la soirée.
Sur le plan diplomatique, la France a de nouveau condamné hier la « fuite en avant sans issue » que constitue la répression des manifestations contre le régime syrien, et a appelé l’armée syrienne à cesser de « faire régner la terreur parmi les civils ». « L’armée et les autres forces de sécurité doivent savoir qu’elles devront rendre compte de leurs actes », a déclaré à la presse le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, Bernard Valero. Pour sa part, le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a regretté hier que le Conseil de sécurité de l’ONU « ne puisse pas s’exprimer » sur la répression « brutale et inacceptable » des manifestations contre le régime syrien. À Londres, le ministre britannique des Affaires étrangères William Hague s’est déclaré « horrifié » par le « meurtre de manifestants pacifiques » en Syrie où « plus de 1 500 civils ont été tués par le régime », dans un communiqué hier.
(Source : agences)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Chers Lecteurs de " L'Orient-Le Jour ", Les nouvelles en provenance de Syrie se font chaque jour plus inquiétantes. Je crois que si le Président Bachar El Assad ne se résout pas à faire un geste envers ces millions de manifestants qui défilent chaque jour plus nombreux dans la rue, il est à craindre que le pays soit rapidement mis à feu et à sang et que la situation devienne très vite incontrôlable. La question du maintien du Président Bachar El Assad à la tête de la Syrie serait alors posée. Pour éviter ce point de non retour, je crois qu'il est indispensable que le Président Bachar El Assad instaure de toute urgence un dialogue avec ses opposants et qu'il s'oriente vers une solution à la marocaine où le roi Mohammed VI a réussi très habilement à retourner à son profit le vent de fronde qui se levait dans le pays et qui menaçait d'emporter le régime, à l'instar de ce qui s'est passé en Tunisie, en Egypte ou bien encore en Libye. Une ouverture démocratique semble encore du domaine du possible mais il faut absolument que cesse cet engrenage de la violence qui ne peut déboucher que sur le chaos avec tout ce que cela pourrait impliquer comme risque de déstabilisation des autres pays du Moyen-Orient. Amitiés, Antoine GED
03 h 01, le 24 juillet 2011