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Économie

La Bundesbank s’inquiète de la mutualisation des risques

Le président de la Banque centrale allemande s’est inquiété hier de l’affaiblissement du principe de la responsabilité des États de la zone euro quant à leurs finances, après l’accord intervenu jeudi soir pour renflouer la Grèce au bord de la faillite.
Si les décisions prises à Bruxelles jeudi peuvent « calmer les tensions aiguës sur les marchés », « un grand pas » a aussi été franchi « vers une mutualisation des risques en cas de finances publiques défaillantes et de développements macroéconomiques anormaux », souligne Jens Weidmann dans un communiqué.
« Cela affaiblit les bases d’une union monétaire construite sur l’indépendance budgétaire », poursuit-il, jugeant qu’« à l’avenir, il sera encore plus difficile de maintenir les incitations à des politiques budgétaires solides ».
M. Weidmann, qui est également membre du conseil des gouverneurs de la Banque centrale européenne (BCE), estime qu’il est donc « d’autant plus décisif » de combattre les raisons de la crise que traversent certains pays de la zone euro.
« Les programmes de restructuration adoptés doivent être mis en œuvre », écrit-il, jugeant que la Grèce « a besoin à l’avenir de consolidation et d’une réforme globale ».
« On ne doit désormais pas faire l’économie d’une consolidation conséquente des finances publiques dans toute la zone euro ainsi que d’un durcissement du cadre de l’union monétaire », affirme-t-il encore.
M. Weidmann salue toutefois la volonté affichée par les responsables européens, dans le cadre du plan d’aide à la Grèce, de voir les « banques suffisamment capitalisées » et « d’avoir des garanties suffisantes », tenant compte ainsi « des préoccupations de la Banque centrale allemande et de l’eurosystème.
©AFP
Le président de la Banque centrale allemande s’est inquiété hier de l’affaiblissement du principe de la responsabilité des États de la zone euro quant à leurs finances, après l’accord intervenu jeudi soir pour renflouer la Grèce au bord de la faillite.Si les décisions prises à Bruxelles jeudi peuvent « calmer les tensions aiguës sur les marchés », « un grand pas » a aussi été franchi « vers une mutualisation des risques en cas de finances publiques défaillantes et de développements macroéconomiques anormaux », souligne Jens Weidmann dans un communiqué.« Cela affaiblit les bases d’une union monétaire construite sur l’indépendance budgétaire », poursuit-il, jugeant qu’« à l’avenir, il sera encore plus difficile de maintenir les incitations à des politiques budgétaires solides ».M....
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