Le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Salehi, a déclaré vendredi que le "malentendu" avec l'Arabie saoudite à propos des événements dans la région pouvait être dissipé. "Nous n'avons pas de problèmes particuliers avec l'Arabie Saoudite et nous reconnaissons l'Arabie Saoudite comme (étant) un pays important de la région et influent sur la scène internationale", a déclaré M. Salehi à l'agence officielle de presse. "Nous avons depuis longtemps des relations amicales avec l'Arabie Saoudite. Après les événements dans la région, il y a eu des différences d'interprétations et d'analyses. Je crois que ces malentendus peuvent être dissipés", a-t-il ajouté. "J'espère qu'une méthode acceptable sera trouvée pour poursuivre les consultations entre les deux pays", a affirmé le ministre.
Ces déclarations plutôt apaisantes interviennent alors que ces derniers mois, des responsables iraniens ont critiqué avec virulence l'Arabie Saoudite pour son intervention à Bahreïn, dont la population est majoritairement chiite tout comme celle de l'Iran et qui est dirigé par une dynastie sunnite soutenue par Ryad. Les relations de l'Iran avec Bahreïn et les autres membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Oman, Qatar et Koweït) se sont dégradées depuis le déploiement en mars dans le petit royaume de troupes essentiellement saoudiennes, venues aider la monarchie sunnite à contenir une révolte dirigée principalement par des opposants chiites.
M. Salehi a déclaré par ailleurs que l'Iran "respectait la souveraineté nationale et l'indépendance de Bahreïn et voulait la paix, la stabilité et la sécurité de Bahreïn".
Le CCG a vivement protesté lundi auprès de l'Iran à la suite de déclarations de l'ayatollah Ahmad Janati sur Bahreïn jugées "provocantes". L'ayatollah avait dénoncé dans son sermon à la prière du vendredi 8 juillet à Téhéran les arrestations à Bahreïn, qualifié le dialogue national censé relancer les réformes dans ce royaume de "complot" et affirmé que ce pays serait un jour "conquis et gouverné par l'islam".
"Nous pensons que la question bahreïnie doit trouver une solution bahreïno-bahreïnie", a déclaré M. Salehi. "Nous avons des relations politiques avec le gouvernement de Bahreïn et nous considérons comme positive la décision du roi de Bahreïn d'engager un dialogue avec la population. Nous espérons que ce dialogue permettra de trouver une solution" à la crise, a-t-il affirmé.
Ces déclarations...


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