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Liban

Michael Williams exhorte le Liban à explorer ses ressources maritimes

Le coordonnateur spécial pour le Liban, Michael Williams, a indiqué hier lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU, à New York, que les Nations unies ne pouvaient pas aider le Liban et Israël sur la question de la délimitation maritime pour des avantages économiques, mais il a exhorté les deux gouvernements à aller de l’avant et à explorer leurs ressources maritimes.
« Il est difficile pour l’ONU de trouver un moyen pour avancer » sur cette question, a-t-il dit. « Il faut être conscient que les différends maritimes sont bien plus difficiles à régler que les frontières terrestres. Cette question actuelle ne devrait pas arrêter les pays dans l’exploitation des ressources maritimes », a dit le coordonnateur onusien après avoir informé du dossier le Conseil de sécurité, réuni en consultations privées pour discuter du seizième rapport du secrétaire général sur l’application de la résolution 1701 du Conseil de sécurité. À cette même occasion, le chef du département des Nations unies chargé des opérations de maintien de la paix, Alain Le Roy, dont le mandat expire le 10 août prochain, a présenté à son tour un exposé sur la situation le long de la ligne bleue.
Michael Williams a aussi noté qu’Israël est « bien avancé » dans ce domaine, et qu’il a six à sept ans d’avance sur le Liban. « Si je comprends bien, l’exploration se déroule bien et Israël pourra commencer à bénéficier de l’exploration de son gaz en 2012 », a-t-il souligné. Et d’ajouter : « Ce qui permettra de répondre à ses besoins domestiques et qu’il pourra très rapidement devenir un exportateur vers les marchés européens. Le Liban pourra aller de l’avant de la même manière. »
Michael Williams a mis l’accent sur la loi sur la prospection gazière et pétrolière qui n’a toujours pas été ratifiée au Liban et qui reste encore en discussion au Parlement. « Une fois ratifiée, cette loi ouvrira la voie aux compagnies internationales, telles que Chevron, Total, BP, ou Shell, pour prospecter les ressources libanaises », a-t-il espéré. Il a indiqué qu’il existe un accord entre Israël et Chypre pour la frontière maritime. Le Liban a conclu aussi un accord dans ce sens, mais seulement en théorie, puisque les négociations qui ont démarré en 2007 ne se sont jamais concrétisées, a-t-il noté.
Le coordonnateur onusien a aussi indiqué que les « Nations unies encouragent le Liban à aller de l’avant dans ses projets avec l’espoir que cela permettra de démêler certains dépassements entre les deux pays ». Il a par ailleurs reconnu que les ressources maritimes entre Israël et le Liban sont « devenues un problème, bien que chaque partie ait tendance à amplifier les choses ». Le Liban et Israël ont clairement décrit le domaine qu’ils considèrent comme étant leurs « zones économiques exclusives (ZEE) et ont déposé leurs documents à l’ONU », a-t-il précisé. Mais ce qui « complique les choses, c’est que le Liban est membre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et qu’Israël ne l’est pas ». « Si l’État hébreu était membre de la Convention, une solution serait possible, parce que ce texte permet de régler les différends entre les pays, sous plusieurs formes d’arbitrage, y compris en ayant recours à la Cour internationale de justice, en établissant une commission d’arbitrage indépendante et ainsi de suite. »

Les événements en Syrie pèsent lourd
Michael Williams n’a pas caché par ailleurs son « inquiétude » face aux événements qui se déroulent en Syrie et qui « pèsent très très lourdement sur le Liban ». Il existe « des affrontements confessionnels potentiels au Liban » et « ce qui viendra après en Syrie inquiète son voisin », a-t-il ajouté. Cela aura des conséquences « extraordinaires » non seulement au Liban, mais aussi en Israël, en Irak et peut-être en Jordanie », a-t-il dit.
M. Williams a évoqué » la tranquillité le long de la ligne bleue « séparant Israël du Liban. Mais « alors que la cessation des hostilités est bien respectée, il n’y a pas d’évolution vers un cessez-le-feu », a-t-il poursuivi.
Le coordinateur de l’ONU a enfin souligné que les Libanais devaient maintenant parler de la question des armes aux mains du Hezbollah et des autres milices.
Le coordonnateur spécial pour le Liban, Michael Williams, a indiqué hier lors d’une conférence de presse au siège de l’ONU, à New York, que les Nations unies ne pouvaient pas aider le Liban et Israël sur la question de la délimitation maritime pour des avantages économiques, mais il a exhorté les deux gouvernements à aller de l’avant et à explorer leurs ressources maritimes. « Il est difficile pour l’ONU de trouver un moyen pour avancer » sur cette question, a-t-il dit. « Il faut être conscient que les différends maritimes sont bien plus difficiles à régler que les frontières terrestres. Cette question actuelle ne devrait pas arrêter les pays dans l’exploitation des ressources maritimes », a dit le coordonnateur onusien après avoir informé du dossier le Conseil de sécurité, réuni en consultations...
commentaires (7)

Mr Doumit, a tout ce que vous dites d'israel et qui est vrai,j'ajouterai que ce pays n'a meme pas de frontiere. L'ironie est qu'on en demande a tous les etats de la region, recemment au SOUDAN.

kamel Jaber

06 h 48, le 23 juillet 2011

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Commentaires (7)

  • Mr Doumit, a tout ce que vous dites d'israel et qui est vrai,j'ajouterai que ce pays n'a meme pas de frontiere. L'ironie est qu'on en demande a tous les etats de la region, recemment au SOUDAN.

    kamel Jaber

    06 h 48, le 23 juillet 2011

  • Malheureusement cette histoire qui aurait pu être régler avec la loi si 'Onu et les autres pays étrangers avaient bel et bien confirmés que ces ressources maritimes sont pour Le Liban...Même un aveugle sur la carte pourrait délimiter les frontières du Liban et de la Palestine occupée… Mais encore une fois, nous savons que les Sionistes sont partout, en France, aux états unis…et que rien ne sert à chercher a leur prouver ils voudront toujours avoir raison… Ces gens la ne sont pas des humains et n’ont pas de cœur, c’est pour cela qu’ils devraient errer sur la terre mais sans terre… Cette histoire va encore finir par les armes…et après on dira que c’est encore la faute du Liban et de sa résistance… Personnellement, si nous ne pouvons pas récupérer nos biens par la justice alors récupérons les par la force… Alors a tous les libanais, oublions nos querelles d’enfants et soyons solidaires…Battons nous pour notre Liban…car le sans qui coule dans nos veines est Libanais…S’il doit couler , qu’il coule avec honneur et dignité…

    Leila Nazem

    08 h 30, le 22 juillet 2011

  • Il y a déjà plus de 10 ans, que Chypre, Israël et l'Egypte se préparent pour pouvoir en arriver a commencer a exploiter l'une en 2014 et l'autre en 2012 respectivement, quand a la dernière, arabisme se doit, ce sera a la saint Glinglin! Vous croyez que c'est une affaire de baguette magique? Chypre, d’après les dernières informations, se prépare a voir débourser plus de 200 millions d'euro pour bâtir l'un des plus grand terminaux pour pétrole et gaz naturel dans la région. D’après Hassan Nasrallah, il faudra au moins 300 ans avant de pouvoir retourner dans le giron de la légalité internationale et attention de croire que le TSL est parole en l'air! Demandez donc a Mladic il en sait quelque chose.

    Petrossou

    07 h 57, le 22 juillet 2011

  • j'esperes que ce nouveau gouvernement va avoir son mot a dire dans cette situation. celle ci est connu depuis plusieurs années mais rien n'a été fait par les politiciens libanais jusqu'a aujourd'hui car tous corrompus ! mon souhait le plus fort est de voir un liban uni face a cette situation qui doit reveiller en nous notre unité par la fierté et l'amour de notre patrie, j'aime mon Liban de son sud jusqu'a son nord, d'est en ouest en passant par le centre. vive le Liban uni et fort ! si il faut defendre nos terres mers et cieux, nous devons le faire par tout les moyens ! meme si des gens refuse de nous renforcer notre armée, nous avons d'autres moyens.. GOD BLESS LEBANON

    Pierre Khoury

    06 h 12, le 22 juillet 2011

  • tres astucieux de la part de l'ONU et des etats unis cette formule.. ils savent qu'Israel va profiter car ils sont pret pour l'exploitation, tandis que le Liban va devoir tout cree pour l'exploitation et si elle le fait correctement elle ne pourra exploiter que dans 10 ans! si elle le fait correctement car la strategie c'est de faire trainer les choses en creant des troubles interieurs libanais.. oh mon pauvre pays.. quand est ce que vous comprendrez qu'il y a des gens qui nous font chamailler pour voler tous ce qu'on a de precieux, jusqu'a notre fierté meme..

    Attye Mohamed

    05 h 00, le 22 juillet 2011

  • Mais ce qui « complique les choses, c’est que le Liban est membre de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer et qu’Israël ne l’est pas ». Encore cet état voyou et terroriste qui ne signe rien, ne reconnais rien, tue , occupe, exploite, colonise, n'accepte pas les lois des nations et ne les appliques pas, terrorise à tout va et se permet de faire ce qu'il veut! Il est grand temps que les Nations lui appliquent le chapitre 7 pour l'obliger à devenir un état de droit international.

    Boutros Doumit

    03 h 40, le 22 juillet 2011

  • - Qu'attend-on pour commencer la prospection ? Que les frontières maritimes soient délimitées ? On attendra des décennies. Allez-y de l'avant et à grande vitesse. Tasso Tsiris

    Tasso Tsiris

    18 h 31, le 21 juillet 2011

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