Le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem (au centre), a fermement tancé hier les ambassadeurs français et américain à Damas, décidant de les confiner dans la capitale syrienne. Photo SANA/AFP
Dans le centre du pays, les forces loyalistes appuyées par des miliciens ont intensifié hier leurs opérations dans les quartiers résidentiels de la ville de Homs. Seize personnes y ont été tuées mardi par les forces de sécurité, ont indiqué des militants, portant à 33 le nombre de tués depuis ce week-end. Un habitant de Homs a déclaré : « Il y a des soldats et des véhicules blindés dans tous les quartiers. Les forces irrégulières qui les accompagnent sont des escadrons de la mort. Depuis l’aube, ils tirent au hasard avec des fusils et des mitrailleuses. Personne ne peut sortir de chez soi. » Les opposants à M. Assad accusent son régime d’avoir tenté de déclencher les affrontements confessionnels pour saper le mouvement en faveur de la démocratie. Emadeddine el-Rachid, du Congrès du salut national, a affirmé que les Syriens ne répéteraient pas les erreurs de l’Irak voisin, où chiites et sunnites sont entrés en guerre après la chute de Saddam Hussein. « Tous les Syriens veulent l’unité de la nation syrienne », a-t-il dit.
« L’armée a procédé depuis mardi après-midi avec succès à des opérations à Homs et a pu arrêter un certain nombre d’hommes armés et saisir de grandes quantités d’armes », a écrit de son côté le quotidien al-Watan, qui a fait état de « combats acharnés entre l’armée et les hommes armés, au cours desquels des soldats et un officier ont été blessés ». Près de 150 personnes ont été interpellées dans la ville, selon la Ligue syrienne des droits de l’homme.
Une vaste opération a également été effectuée par les forces de sécurité hier à l’aube à Douma. Des dizaines de personnes y ont été arrêtées et les communications téléphoniques coupées, ont écrit des militants sur leur page Facebook « Syrian revolution 2011 », moteur de la contestation.
Par ailleurs, des milliers de personnes ont manifesté dans la nuit de mardi à mercredi dans plusieurs villes de Syrie (dont Bou Kamal ainsi que dans le faubourg damascène de Kaboune) pour réclamer le départ de M. Assad, ont rapporté des activistes. À Soueïda, des milliers de personnes ont participé hier à une marche de soutien au chef de l’État.
Toujours dans la nuit de mardi à mercredi, les forces de sécurité ont arrêté Georges Sabra, une figure de l’opposition, ainsi que l’avocat Jamal Tahane dans leur maison, selon la Ligue syrienne des droits de l’homme. M. Sabra avait déjà été arrêté le 10 avril et détenu pendant un mois.
Sur le plan diplomatique, le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a appelé une nouvelle fois les autorités syriennes à « stopper immédiatement » la répression sanglante. De son côté, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Moallem, a mis en garde les ambassadeurs des États-Unis et de France contre tout déplacement hors de la capitale sans autorisation officielle. « Nous imposerons une interdiction de déplacement de plus de 25 km hors de Damas, si les ambassadeurs continuent de violer les consignes » du ministère, a déclaré M. Moallem. Les ambassadeurs des États-Unis et de France à Damas, Robert Ford et Éric Chevallier, se sont récemment rendus dans la cité rebelle de Hama. Enfin, la Syrie a présenté « des excuses » au Qatar après les attaques contre son ambassade à Damas qui ont provoqué le gel des activités de sa chancellerie, a indiqué hier un responsable à Doha.
(Source : agences et rédaction)


- Je vois , avec regret, que j'ai commis une erreur flagrante. Madame Hatier ne parlait pas du Liban. Je n'ai qu'à m'en excuser. Vous m'avez eu à l'OLJ cette fois. Tasso Tsiris
10 h 18, le 21 juillet 2011