L’audition de Rupert Murdoch a été brièvement interrompue mardi par l’irruption d’un manifestant qui a tenté de jeter une mousse blanche sur le magnat des médias. Parbul TV via Reuters TV/Reuters
À ce stade, ce scandale a abouti à la fermeture du tabloïd dominical le plus vendu en Grande-Bretagne, News of the World, et à la démission, entre autres, des deux plus hauts responsables de Scotland Yard.
L’ancienne rédactrice en chef de News of the World Rebekah Brooks a démissionné de ses fonctions à la direction de News International, la branche britannique de News Corp.
Le superpuissant magnat australo-américain, qui s’est forgé un empire médiatique sans égal dans le monde anglo-saxon, s’est dit avoir été « choqué, écœuré et honteux » en prenant conscience de l’ampleur de l’affaire il y a deux semaines. Prié de dire s’il se sentait responsable de « tout ce fiasco », Rupert Murdoch a répondu d’un « non » catégorique. Lorsque les députés lui ont demandé à qui la responsabilité de ce scandale pouvait être alors imputée, il s’est montré plus loquace, en restant toutefois assez vague. « Les personnes à qui j’ai fait confiance, et peut-être les personnes à qui ces personnes ont fait confiance », a-t-il dit, avant que son fils ne prenne la parole pour dire que ni Rebekah Brookes ni Les Hinton, un autre démissionnaire du groupe, n’étaient au courant de ces pratiques.
Suivie par des millions de téléspectateurs en Grande-Bretagne, l’audition a été interrompue une dizaine de minutes aux alentours de 15h50 GMT en raison de l’irruption dans la salle d’un individu qui a cherché à plaquer une assiette contenant une mousse blanche sur le visage de Rupert Murdoch, avant d’être arrêté par des policiers. Avant cela, James Murdoch avait dit vivement regretter les écoutes effectuées par des journalistes du groupe et a assuré qu’il ferait en sorte que de tels actes ne se reproduisent pas. « Avant tout, je souhaiterais dire combien je suis désolé, en particulier envers les victimes de piratage illégal de messageries téléphoniques et leurs familles. » « Nous regrettons profondément cela, moi, mon père, et nous tous, à News Corp. Ces actes ne sont pas à la hauteur de ce à quoi aspire notre entreprise (...) et nous sommes résolus à redresser la situation, à faire en sorte que de telles choses ne se reproduisent pas, pour redevenir l’entreprise que, je le sais, nous avons toujours aspiré à être », a dit James Murdoch.
(Source : agences)

