Pour le président de l’Union libanaise culturelle mondiale, Eid Chedraoui, priorité au droit de l’émigré.
«L’émigré qui envoie son argent à ses proches au Liban a le droit de voter lors des élections. De nombreuses ambassades ne comprennent que deux ou trois fonctionnaires seulement comme c’est le cas en Argentine, alors que ce pays accueille deux millions de Libanais d’origine, parmi lesquels 250000 portant la nationalité libanaise avec les papiers réglementaires.»
«Mais la participation des émigrés aux élections requiert, en sus de la volonté et des moyens financiers, une décision politique. Le but aurait été atteint avec de la bonne volonté. L’Union européenne était prête à financer l’opération de vote des émigrés, ainsi que l’homme d’affaires libano-mexicain Carlos Slim si des conditions saines étaient assurées.»
«L’émigré libanais a aussi le droit d’obtenir la nationalité libanaise naturellement. Est-ce juste de refuser la nationalité à une personne qui a du sang libanais, alors qu’elle est octroyée à d’autres n’ayant rien à voir, ni de près ni de loin, avec le Liban?»
«Est-ce normal aujourd’hui que le poste d’ambassadeur soit vacant dans 24 États dans l’attente des nominations ? Et parmi ces États, le Brésil qui compte 8 millions de citoyens d’origine libanaise? Est-ce logique de permettre ce vide à l’ombre des problèmes et des crises qui secouent le monde arabe?»
«L’intensification des visites officielles dans les pays de l’émigration est une nécessité. Le ministère des Affaires étrangères et des Émigrés doit avoir un programme de travail et doit rester à une même distance de tous, loin de la politique et du confessionnalisme. Il lui est demandé d’encourager l’émigré à visiter le Liban tous les ans ou tous les deux ans, ce qui consoliderait l’industrie touristique dans le pays. L’État devrait également amener l’émigré à investir dans ce pays en lui assurant les conditions favorables et les lois encourageantes. Deux choses importent à l’investisseur: la stabilité politique, économique et financière, en plus d’une justice saine le confortant en lui garantissant ses droits en cas de conflit.»
«Nous devons tous reconnaître la valeur de ce que Dieu nous a donné comme beauté dans ce pays qui se distingue par sa nature envoûtante et son peuple brillant. Il n’est pas admissible que nous éduquions nos enfants, que nous les fassions grandir et que nous nous sacrifiions afin qu’ils obtiennent les plus hauts diplômes pour que, par la suite, les pays étranger les attirent chez eux pour profiter de leur expérience et de leur créativité!»


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