Les dépôts, qui représentent près de 83 % du bilan des banques, ont constitué le principal moteur de croissance, augmentant de 3,27 milliards de dollars, soit une hausse de 3,1 % sur la période couverte. Les dépôts sont ainsi passés de 107,2 milliards de dollars fin décembre à 110,5 milliards de dollars fin mai. Notons que pour le seul mois de mai, les dépôts bancaires ont progressé de 0,54 milliard de dollars, contre 1,8 milliard de dollars en avril, 1,36 milliard de dollars en mars, 673 millions de dollars en février et une baisse de 1,1 milliard de dollars en janvier.
En outre, une analyse de la croissance des dépôts par devises révèle que les dépôts en devises étrangères sont à l’origine de la croissance enregistrée au cours des cinq premiers mois de l’année. En effet, ces derniers ont progressé de 8,3 %, tandis que les dépôts en monnaie locale ont baissé de 6,1 % fin mai, révélant une tendance à la conversion vers le billet vert ou la monnaie unique, à l’ombre des tensions persistantes sur le double plan local et régional au cours de cette période. Par conséquent, le taux de dollarisation des dépôts a atteint 66,4 % fin mai (contre 63,2 % fin 2010) – son plus haut niveau depuis juillet 2009.
Les crédits en hausse de 1,9 milliard de dollars
De son côté, l’activité d’emprunt a continué de progresser au cours des cinq premiers mois de l’année, selon les chiffres. En effet, les prêts bancaires accordés aux non-résidents et aux résidents ont augmenté de 7,2 %, passant de 34,9 milliards de dollars fin décembre 2010 à 37,4 milliards fin mai ( 2,5 milliard de dollars). Notons que le taux de dollarisation des prêts s’est élevé à 79,8 % fin mai.
Enfin, concernant la division des prêts par type de clients, notons que les prêts accordés aux non-résidents ont atteint 17 milliards de dollars fin mai, en hausse de 7,2 % en comparaison à la fin de l’année 2010.

