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Économie - Liban - Bilan

Le déficit public en hausse de 41 % fin mai

Le déficit public s’est creusé de 40,7 % au cours des cinq premiers mois de l’année, atteignant 1,21 milliard de dollars fin mai. Pour le seul mois de mai, un excédent budgétaire de 182 millions de dollars a toutefois été enregistré, en progression de 200 % sur un an.

Selon les chiffres du ministère des Finances publiés hier, le déficit public s’est élevé à 1,21 milliard de dollars au cours des cinq premiers mois de l’année, contre un déficit de près de 864 millions au cours de la même période de 2010, progressant ainsi d’environ 350 millions de dollars sur un an (+ 40,7 %). En termes relatifs, le déficit s’est ainsi élevé à 25,5 % du total des dépenses publiques fin mai, contre près de 19,5 % un an plus tôt.
Parallèlement, le solde primaire a enregistré un excédent de 472,9 millions de dollars fin mai, contre un excédent de 814,6 millions au cours de la même période de l’an dernier, enregistrant ainsi une baisse de 41,9 % sur un an. En termes relatifs, l’excédent primaire est ainsi passé de 18,4 % à 9,9 % du total des dépenses publiques.
Il convient de préciser que pour le seul mois de mai, un excédent budgétaire de 182 millions de dollars a été enregistré, en progression de 200 %, comparé à un déficit de 183 millions enregistré en mai 2010.

Les dépenses en hausse...
Toujours selon le ministère des Finances, on note une hausse de 7,6 % des dépenses publiques sur les cinq premiers mois de l’année. Celles-ci se sont élevées à 4,7 milliards de dollars fin mai, contre 4,4 milliards un an plus tôt. Cette progression est le résultat notamment d’une hausse de 9,96 % des dépenses budgétaires ayant contrebalancé la baisse de 18,75 % des dépenses non budgétaires.
Dans les détails, notons qu’au niveau des dépenses budgétaires, les dépenses courantes ont progressé de 16,5 % au cours des cinq premiers mois de l’année, pour s’établir à près de 2,8 milliards de dollars, contre près de 2,4 milliards au cours de la même période de l’année précédente. Cette augmentation découle, en partie, d’une hausse de 93,5 millions de dollars des transferts à l’Électricité du Liban (EDL), qui ont progressé de 17,5 % sur un an, à l’ombre de la hausse des prix mondiaux du pétrole. Toujours sur le plan des dépenses budgétaires, notons que le service de la dette a reculé de 1,8 % sur un an, à 1,6 milliard de dollars, contre 1,63 milliard un an plus tôt.
Par ailleurs, au niveau des dépenses du Trésor, celles-ci ont totalisé près de 300 millions de dollars fin mai, dont 91,1 millions de dollars allouées aux municipalités, un chiffre en hausse de 8,6 % comparé à l’an dernier.

...et les recettes en légère baisse
Au niveau des recettes publiques, celles-ci ont légèrement baissé au cours des cinq premiers mois de l’année, totalisant 3,5 milliards de dollars (-0,4 %).
Dans les détails, les recettes fiscales ont progressé de 6 % fin mai, à 3 milliards de dollars, grâce notamment à une hausse de 27 % des recettes provenant des « différents impôts ». Celle-ci a contrebalancé la baisse des recettes provenant de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), des recettes douanières, des droits d’accise et des impôts relatifs à l’immobilier.
En détail, les revenus issus de la TVA ont en effet reculé de 0,1 %, à près de 896 millions de dollars tandis que les recettes douanières ont reculé de 21,1 %, à 582,3 millions de dollars. Les droits d’accise (sur l’essence, le tabac, l’alcool et les voitures), dont le montant global a atteint 378,2 millions de dollars fin mai, ont, en parallèle, enregistré un recul de 27,8 % sur un an. Quant aux frais d’enregistrement de propriétés immobilières, ils ont reculé de 9,5 % pour atteindre 208,9 millions de dollars.
La hausse des recettes fiscales a été accompagnée d’une forte baisse des recettes non fiscales, qui ont reculé de 37,1 % fin mai, à 345,8 millions de dollars. Cela est notamment dû à la forte baisse des recettes provenant des postes détenus par l’État (Casino du Liban, Loterie nationale, aéroport, port et télécoms), qui ont chuté de 55,9 %, à 166,4 millions de dollars fin mai, contre près de 377 millions au cours de la même période en 2010.
En effet, les transferts provenant du secteur des télécoms (qui constituent près de 70 % des revenus générés par les postes de l’État) étaient nuls fin mai, alors qu’ils avaient atteint 219,6 millions de dollars fin mai 2010. Rappelons à cet égard qu’aucun transfert en provenance des Télécoms n’a été effectué depuis l’an dernier, en raison notamment d’un bras de fer à caractère politique entre l’ancienne ministre des Finances, Raya el-Hassan, et l’ancien ministre des Télécoms, Charbel Nahas, qui a placé la totalité des montants générés par le secteur dans un compte spécial auprès de la Banque du Liban (BDL).
Selon les chiffres du ministère des Finances publiés hier, le déficit public s’est élevé à 1,21 milliard de dollars au cours des cinq premiers mois de l’année, contre un déficit de près de 864 millions au cours de la même période de 2010, progressant ainsi d’environ 350 millions de dollars sur un an (+ 40,7 %). En termes relatifs, le déficit s’est ainsi élevé à 25,5 % du total des dépenses publiques fin mai, contre près de 19,5 % un an plus tôt.Parallèlement, le solde primaire a enregistré un excédent de 472,9 millions de dollars fin mai, contre un excédent de 814,6 millions au cours de la même période de l’an dernier, enregistrant ainsi une baisse de 41,9 % sur un an. En termes relatifs, l’excédent primaire est ainsi passé de 18,4 % à 9,9 % du total des dépenses publiques.Il convient de...
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