Mobilisation pour défendre les droits du Liban sur les gisements gaziers
OLJ /
le 12 juillet 2011 à 01h12
Le président de la République Michel Sleiman s’est exprimé fermement hier sur la querelle avec Israël autour des gisements gaziers découverts au large de la frontière avec le pays. Le chef de l’État a mis en garde contre « toute décision unilatérale que prendrait Israël dans la délimitation de la zone frontalière maritime et qui s’opposerait, comme à l’accoutumée, aux résolutions internationales ». Israël se prévaut en effet d’un accord qu’il a conclu avec Chypre en 2007 pour la délimitation de sa zone économique exclusive en Méditerranée, alors que le principal document juridique qu’invoque le Liban est la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) sur la base de laquelle il a tracé ses frontières maritimes, et à laquelle Israël n’est pas partie. S’il existe un conflit avec Chypre autour des frontières maritimes, « le conflit le plus dangereux est avec Israël, avec lequel il n’y a pas de place pour la négociation », a affirmé hier le député du bloc du Futur Mohammad Kabbani. En outre, il a fait remarquer qu’Israël n’étant pas signataire de la CNUDM, « les tribunaux internationaux ne peuvent trancher le différend entre lui et le Liban, qui en est signataire ». C’est donc une querelle fondée sur des arguments juridiques et scientifiques que le Liban doit mener, en recourant à « une équipe d’experts en droit international et en ingénierie maritime, et une autre formée pour mener avec succès le débat sur le sujet », dont M. Kabbani a signalé l’importance. Il a de plus appelé à la préparation d’un code maritime, sans manquer de relever « le retard du Liban d’au moins trois ans dans le domaine par rapport à l’ennemi israélien ». N’empêche que le Liban doit travailler « rapidement mais sans précipitation » pour délimiter sa zone économique exclusive. Dans ce cadre, M. Kabbani a insisté sur la nécessité d’adopter « une logique libanaise unifiée (...) d’autant plus que cette querelle est déterminante dans notre affront avec Israël ». Insistant sur la ferme résistance que le Liban exercera contre Israël, le député du Hezbollah Kassem Hachem a appelé les Nations unies à tracer « une ligne de sécurité maritime, à l’instar de la ligne terrestre que l’organisation a établie au lendemain du retrait israélien en 2000 ». M. Hachem est allé jusqu’à prévenir d’une « guerre » qu’Israël préparerait contre le Liban, sur la base de ce dossier sur les gisements gaziers.
Le président de la République Michel Sleiman s’est exprimé fermement hier sur la querelle avec Israël autour des gisements gaziers découverts au large de la frontière avec le pays. Le chef de l’État a mis en garde contre « toute décision unilatérale que prendrait Israël dans la délimitation de la zone frontalière maritime et qui s’opposerait, comme à l’accoutumée, aux résolutions internationales ». Israël se prévaut en effet d’un accord qu’il a conclu avec Chypre en 2007 pour la délimitation de sa zone économique exclusive en Méditerranée, alors que le principal document juridique qu’invoque le Liban est la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM) sur la base de laquelle il a tracé ses frontières maritimes, et à laquelle Israël n’est pas partie. S’il existe un conflit avec...
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