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Liban

Joumblatt appelle Hariri et Nasrallah à modérer leurs positions

Le chef du PSP nie avoir changé d’attitude à l’égard du TSL.
Walid Joumblatt s’est efforcé une nouvelle fois, hier, d’affermir sa position au centre, invitant les deux camps rivaux, et nommément Saad Hariri et Hassan Nasrallah, à la modération, tout en continuant, sur le plan concret, à soutenir un certain nombre d’options immédiates défendues par le 14 Mars.
« Je n’ai pas changé de position au sujet du TSL », a déclaré M. Joumblatt à la MTV, soulignant, à l’instar du 14 Mars, que la question du tribunal a été au centre de toutes les crises et de tous les tournants politiques de ces dernières années.
Rappelant que l’objectif des tractations entre les « Deux S » (Syrie-Arabie saoudite) visaient à séparer le volet extérieur du Tribunal spécial sur le Liban, « intouchable », de celui de ses implications sur les relations interlibanaises, il a imputé la responsabilité de l’échec de ces tractations à la fois à « l’Occident » et à « l’Orient ».
« Ma théorie, c’est que la justice et la stabilité doivent être concomitantes », a-t-il dit. D’un côté, il a affirmé comprendre l’attitude du Hezbollah à l’égard du TSL et estimé que « par certains aspects, on cherche, par le biais du tribunal, à aiguiser le conflit sunnito-chiite dans la région ». Mais d’un autre côté, il s’est déclaré toujours engagé vis-à-vis du TSL et opposé à toute mesure en Conseil des ministres qui conduirait à une rupture avec le tribunal, comme le gel de la contribution financière libanaise ou le retrait des juges libanais. « Ce serait une grande erreur envers l’autre fraction de Libanais », a-t-il souligné.
M. Joumblatt est allé plus loin encore en jugeant « inacceptables » les propos du secrétaire général du Hezbollah selon lequel il ne saurait être question de mettre la main sur les accusés, « même dans 300 ans ».
Au sujet des armes du Hezbollah, le chef du PSP s’est prononcé pour le maintien du statu quo jusqu’à la libération des fermes de Chebaa, « mais pas jusqu’à celle de la Palestine ». Tout en critiquant la position jusqu’au-boutiste du 14 Mars à ce sujet, il a néanmoins réaffirmé la nécessité d’une « intégration progressive » de l’arsenal du Hezb dans le système militaire officiel, et ce à partir d’un dialogue entre les protagonistes.
« Le Hezbollah se sent menacé. Il représente une composante essentielle. Il faut rester avec elle, dialoguer et se montrer patient », a-t-il dit, donnant l’exemple de l’Ulster.
Prenant la défense du « patriotisme » et du « sunnisme » du Premier ministre, Nagib Mikati, il a assuré que le gouvernement n’a pas l’intention de pratiquer une politique vindicative dans les nominations administratives. « Et si quelqu’un veut mener une telle politique, nous nous y opposerons », a-t-il dit, se prononçant notamment pour le maintien du colonel Wissam el-Hassan, personnalité très contestée au sein du 8 Mars, à la tête du service de renseignements des FSI.
Il a d’autre part réitéré ses critiques contre les déclarations du chef du CPL, le général Michel Aoun, qui avait affirmé avoir délivré à Saad Hariri un « aller simple ». « Nul dans ce pays ne peut éliminer l’autre. Il faut du calme et un dialogue », a dit M. Joumblatt.
Au sujet de la situation en Syrie, le chef du PSP s’est déclaré en désaccord avec les tenants de la « théorie du complot ». Selon lui, le président syrien Bachar el-Assad « peut encore accomplir quelque chose » dans le sens de la réforme. « Je peux me tromper à ce sujet, et si je me trompe, que le peuple syrien me pardonne », a-t-il dit.
Et d’ajouter : « Il y a une course contre la montre entre, d’une part, la réforme et, de l’autre, la mentalité sécuritaire. Mais la Syrie ne pourra plus retourner à ce qu’elle était. Point final. »
Revenant à la question libanaise, M. Joumblatt a conclu en appelant le chef du courant du Futur et le secrétaire général du Hezbollah à œuvrer pour la réconciliation.
Walid Joumblatt s’est efforcé une nouvelle fois, hier, d’affermir sa position au centre, invitant les deux camps rivaux, et nommément Saad Hariri et Hassan Nasrallah, à la modération, tout en continuant, sur le plan concret, à soutenir un certain nombre d’options immédiates défendues par le 14 Mars.« Je n’ai pas changé de position au sujet du TSL », a déclaré M. Joumblatt à la MTV, soulignant, à l’instar du 14 Mars, que la question du tribunal a été au centre de toutes les crises et de tous les tournants politiques de ces dernières années.Rappelant que l’objectif des tractations entre les « Deux S » (Syrie-Arabie saoudite) visaient à séparer le volet extérieur du Tribunal spécial sur le Liban, « intouchable », de celui de ses implications sur les relations interlibanaises, il a imputé la...
commentaires (8)

- Madame Nadine Robin, de nouveau. Si vous auriez lu avec attention mon commentaire, vous auriez noté, dans la troisième ligne que j'emploie le mot ''serait " et non pas sera. Ca dit tout. Salutations. Tasso Tsiris

Tasso Tsiris

12 h 00, le 12 juillet 2011

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Commentaires (8)

  • - Madame Nadine Robin, de nouveau. Si vous auriez lu avec attention mon commentaire, vous auriez noté, dans la troisième ligne que j'emploie le mot ''serait " et non pas sera. Ca dit tout. Salutations. Tasso Tsiris

    Tasso Tsiris

    12 h 00, le 12 juillet 2011

  • - Madame Nadine Robin, sachez que je ne suis partisan de personne. Mais, si on veut unir la patrie, il faut chercher la concorde. Du moins, il faut essayer de le faire. Si le patriotisme manque chez l'une des parties, pour des raisons qu'on croit connaître, alors l'avenir n'est pas brillant du tout. Le devoir nous dicte d'essayer quand même. Tasso Tsiris

    Tasso Tsiris

    11 h 45, le 12 juillet 2011

  • Pour que dialogue il y ait, encore faut-il que tous les protagonistes soient d'accord... L'idée de base est bonne, Mr Joumblatt n'a certes pas tort dans le fond, mais elle n'est pas nouvelle. Quant au patriotisme auquel Mr Tasso Tsiris fait allusion, il ne semble pas être de mise, notamment au sein du Hezbollah...

    Nadine Robin

    09 h 29, le 12 juillet 2011

  • - Monsieur Gedeon Christian, le Hezb ne doit pas être isolé, comme vous le dites, et à raison; et justice doit être faite ; De là, un tête à tête avec responsabilité et patriotisme, des deux côtés, serait, peut-être, la seule perche de salut pour tous. Tasso Tsiris

    Tasso Tsiris

    09 h 01, le 12 juillet 2011

  • Faut-il rappeler à Mr Joumblatt qu'en Ulster c'est le Sinn Fein (aile politique de l'IRA) qui a pris les devants en faisant des concessions inédites au point de se mettre à dos les plus farouches opposants à un accord de paix qui continuent encore les assassinats sous le nom d'IRA véritables. Et puis il est beaucoup trop simple de comparer le Hezbollah à l'IRA véritable résistance face aux troupes britanniques mais également face aux milices unionistes protestantes. Avec le Hezbollah, ou est l'occupant ? ou est la résitance ?

    Jad Eid

    07 h 04, le 12 juillet 2011

  • Oui,mais encore?Lu come çà,c'est très raisonnable;Mais ce dialogue Nasrallah/Hariri,n'est ce pas ce que M. hariri a demndé sans relâche les trois dernières années...quand Joumblatt étéit dans le précedent gouvernement?Y-a-t-il un espoir nouveau de voir ce dialogue se réaliser?la Syrie,peut-être?!En tous cas,tout vaut mieux qu'un nouvel affrontement.C'est la raison fondamentale pour laquelle le Hezb ne doit pas être isolé.La raison finira par prévaloir....sinon gare!

    GEDEON Christian

    05 h 28, le 12 juillet 2011

  • - Et Walid Joumblatt a bien raison. Une réunion entre Hassan Nasrallah et Saad Hariri peut aplanir énormément les choses et rendre le calme, au lieu de la névrosité dont souffre le pays. Souhaitons qu'elle puisse se matérialiser. Tasso Tsiris

    Tasso Tsiris

    03 h 46, le 12 juillet 2011

  • M. Joumblatt, vos idées sont bonnes mais complexes. Pour moi, algérien, je suis certain qu'un dialogue franc et direct entre M. Hariri et Nasrallah peut faire engager le pays vers des horizons plus prometteurs. Essayez et vous verrez que l'agitation actuelle est inutile. Elle peut fragiliser encore davantage la situation actuelle. Ayez le courage des hommes d'Orient capables de gagner la paix en respectant les principes de justice et de transparence.

    Mohamed Djamel Alger

    18 h 36, le 11 juillet 2011

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