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Liban - Dans Les Coulisses De La Diplomatie

Des dossiers épineux et non des moindres attendent le gouvernement Mikati

À partir de cette semaine, le Premier ministre Nagib Mikati lancera, avec sa nouvelle équipe, un chantier qui s’étendra à tous les ministères et à tous les secteurs.
La priorité va aux dossiers socio-économiques, aux nominations ainsi qu’à la délimitation des frontières maritimes avec Israël, maintenant que l’État hébreu a décidé de présenter à l’ONU le tracé de sa zone économique exclusive en Méditerranée. Le gouvernement va devoir s’attaquer sans tarder à ce dossier pour sauvegarder ses droits quant à une exploitation complète des ressources gazières et pétrolières au large de ses côtes et empêcher l’État hébreu de les piller à partir des zones qui se superposent dans la zone économique maritime.
Selon plusieurs experts, le Liban se doit de mener une double action technique et diplomatique pour faire face aux vélléités d’Israël de délimiter à sa guise ses frontières maritimes. À ce sujet, le chef de la diplomatie, Adnane Mansour, a indiqué à L’Orient-Le Jour que le gouvernement est en voie d’établir une carte précise pour confirmer ses droits dans la zone économique exclusive en Méditerranée, sur une ligne de 17 kilomètres dans la zone dite 23.
Il a expliqué la problématique de cette ligne en soulignant que dans l’accord libano-chypriote au sujet de l’exploitation des ressources naturelles maritimes, une ligne de 17 kilomètres, qui équivaut à une superficie de près de 1 500 kilomètres carrés, a été laissée sans être délimitée dans la zone 23. Et pour cause : selon les conventions maritimes conclues entre les États, un accord au sujet de toute zone commune doit être établi entre les États concernés, en l’occurrence, dans le cas qui se pose, le Liban, Chypre et Israël. « Comme le Liban est en état de guerre avec Israël, il a demandé à la Finul de l’aider à délimiter la zone maritime avec l’État hébreu qui a refusé cette intervention sous prétexte qu’elle ne fait pas partie du mandat de la force internationale », a-t-il indiqué, précisant que la semaine dernière, le Liban avait reçu un document chypriote expliquant la position de Nicosie par rapport à la zone économique exclusive et mettant l’accent sur la solidité des rapports libano-chypriotes.
« Il n’en demeure pas moins, a poursuivi M. Mansour, que Beyrouth reproche à Nicosie d’avoir signé il y a neuf mois un accord avec Israël qui a joint la ligne de 17 kilomètres à sa zone économique exclusive. »
Le ministre a assuré que le Liban compte s’opposer à toute confirmation internationale d’une délimitation unilatérale des frontières maritimes israéliennes, même si elle émane de l’ONU, en mettant l’accent sur le fait qu’aucune compagnie ne peut entreprendre des travaux de prospection gazière ou pétrolière dans des zones maritimes qui font l’objet d’un litige légal, politique et de sécurité.
À partir de cette semaine, le Premier ministre Nagib Mikati lancera, avec sa nouvelle équipe, un chantier qui s’étendra à tous les ministères et à tous les secteurs.La priorité va aux dossiers socio-économiques, aux nominations ainsi qu’à la délimitation des frontières maritimes avec Israël, maintenant que l’État hébreu a décidé de présenter à l’ONU le tracé de sa zone économique exclusive en Méditerranée. Le gouvernement va devoir s’attaquer sans tarder à ce dossier pour sauvegarder ses droits quant à une exploitation complète des ressources gazières et pétrolières au large de ses côtes et empêcher l’État hébreu de les piller à partir des zones qui se superposent dans la zone économique maritime.Selon plusieurs experts, le Liban se doit de mener une double action technique et diplomatique...
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Selon la Convention de Montego Bay,la délimitation de la ZEE doit faire l’objet d’une déclaration unilatérale de l’Etat concerné si la seule limite est avec la haute mer, ou d’un accord entre les pays voisins auprès de l’ONU.Le gouvernement Mikati devra donc établir le premier sa souveraineté sur les eaux méditerranéennes. Nazira.A.Sabbagha

Sabbagha.A.Nazira

04 h 32, le 11 juillet 2011

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Commentaires (1)

  • Selon la Convention de Montego Bay,la délimitation de la ZEE doit faire l’objet d’une déclaration unilatérale de l’Etat concerné si la seule limite est avec la haute mer, ou d’un accord entre les pays voisins auprès de l’ONU.Le gouvernement Mikati devra donc établir le premier sa souveraineté sur les eaux méditerranéennes. Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha.A.Nazira

    04 h 32, le 11 juillet 2011

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