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Liban

Ta’aleem, un projet d’accompagnement réussi destiné aux jeunes Irakiens

Social L’ONG Save the Children Sweden a mis en place un projet socio-éducatif, « Ta’aleem », à l’adresse des jeunes réfugiés irakiens au Liban.
09/07/2011

Une projection dans une salle de théâtre met en scène des personnages de dessins animés aux couleurs vives. Les voix sont celles d’enfants. Le cadre est simple mais le mouvement est mis en valeur : les personnages sont des élèves qui jouent ensemble dans la cour de l’école. Tout d’un coup, l’un d’eux prévient le professeur qu’on se moque de son ami Jaafar parce qu’il est noir. L’enseignant profite de l’occasion pour leur expliquer l’importance du respect des différences et de l’acceptation de l’autre. L’animation se termine sur un retour à une ambiance saine et joyeuse autour des jeux.
C’était mardi, au théâtre al-Madina à Hamra, qu’a eu lieu une cérémonie de présentation du projet socio-éducatif régional de l’organisation Save the Children Sweden. Le projet, intitulé « Ta’aleem », concerne la jeunesse et s’adresse principalement aux enfants irakiens réfugiés au Liban. Son objectif principal est d’entourer et de protéger les enfants contre toute forme de violence, d’abus et d’exploitation, et de leur garantir un accès à l’éducation.
Les principaux responsables de ce programme ont exposé dans leurs discours respectifs l’évolution du projet depuis sa mise en place il y a 3 ans. Parmi eux, la directrice du bureau libanais de l’organisation, Ruba Khoury, le directeur général du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, Fadi Yarak, Paul Prettitore de la Banque mondiale, des représentants d’organismes internationaux, des Nations unies, de la société civile et la directrice de l’école publique de Baalbeck, Wafa’ Mourtada, qui s’est exprimée au nom des écoles officielles. Ils ont tous fait part de leur détermination à poursuivre ce programme pourvu que les fonds nécessaires soient assurés.

« Des classes de suivi »
Save the Children Sweden est à la tête de nombreuses activités entreprises avec le soutien du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur, et en collaboration étroite avec le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (CHR). Ruba Khoury a annoncé que « des bourses scolaires ont été accordées à plus de 150 élèves irakiens » et que « environ 20 écoles publiques ont été restaurées dans toutes les régions libanaises ». L’effort est surtout perçu aux niveaux éducatif et psychologique lorsque Mme Khoury a indiqué que des « classes de suivi » ont été organisées pour une mise à niveau de 600 enfants irakiens et libanais dans 12 centres proches de leurs logements, et que des travailleurs sociaux ont été formés autour de la question de l’apprentissage et des difficultés rencontrées auprès des enfants.
Dans la même optique, le projet assure des « sessions de sensibilisation des enfants, des jeunes et des familles » autour de grands thèmes comme le racisme ou le combat contre la violence, selon le document de presse distribué au cours de la cérémonie. Pour illustrer le succès du projet, celui-ci reprend le témoignage d’une mère de 4 enfants qui s’interroge : « Comment faites-vous ? Comment êtes-vous capables de vous entendre avec les enfants sans les gronder ? » Elle poursuit : « Ils font même moins de dégâts à la maison, ils sont devenus moins violents ! »
« L’éducation est ce qu’on offre de meilleur à nos enfants, a estimé Fadi Yarak dans son discours, et le succès de ce projet témoigne d’une grande responsabilité éducative et sociale. » Comme les élèves irakiens rencontrent en général des difficultés d’adaptation au programme libanais, le directeur général du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur a eu l’initiative louable de leur créer une section spéciale en anglais dans l’école publique de Sad el-Bauchrié. Le résultat est visible chez les élèves qui manifestent une vive envie d’apprendre et dont le témoignage est relayé dans le communiqué de presse : « Quand je ne viens pas ici, je m’ennuie a la maison. Vous m’avez aidé à me sentir mieux », indique Samer, 8 ans.
L’état psychologique des élèves et leur environnement social sont pris en considération et une attention particulière leur est accordée, comme l’a assuré Wafa’ Mourtada. En effet, les réfugiés irakiens sont pour la plupart dans une situation d’illégalité au Liban d’autant que le pays n’est pas signataire de la convention de 1951 relative au statut des réfugiés, même s’ils sont enregistrés auprès du Commissariat aux réfugiés des Nations unies. Par conséquent, l’accès a certains droits, comme l’éducation, le logement, la santé ou l’emploi, n’est pas évident.
Save the Children Sweden est une organisation active depuis 1919, faisant partie d’une organisation plus large, Save the Children Alliance. Elle est présente dans huit régions du monde, dont le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord depuis 1953, comme le montre son site Web très personnalisé,
www.savethechildren.se

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