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Économie - Liban - Tourisme

Le lancement de la saison touristique terni par des indicateurs en berne

Selon une étude de Deloitte & Touche, le taux d’occupation moyen des hôtels de la capitale s’est élevé à 56,9 % en mai, en baisse de 17,7 % sur un an. Le nombre de visiteurs a, quant à lui, reculé d’environ 20 % au cours des cinq premiers mois de l’année, selon les chiffres officiels.

Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Deloitte & Touche, le taux d’occupation des hôtels à Beyrouth s’est élevé à 56,9 % en mai, contre 69,1 % un an plus tôt, révélant une baisse de 17,7 % de la fréquentation hôtelière sur un an. Le taux d’occupation s’était élevé à 58,3 % en avril, 47,9 % en mars, 37,4 % en février et 41,6 % en janvier, selon l’étude, contre des taux de 72,5 %, 52,6 %, 70,1 % et 63,8 % au cours des mêmes mois de l’an dernier.
Ce recul de l’activité hôtelière au Liban au cours des cinq premiers mois de 2011 reflète sans doute la détérioration de la situation politique sur le double plan local et régional.
Il convient toutefois de préciser que le taux d’occupation moyen des hôtels au Moyen-Orient s’est élevé, selon l’étude, à 60,4 % en mai, en baisse seulement de 1,8 % sur un an, révélant ainsi l’impact majeur de la crise locale sur l’activité des hôtels.
Concernant les revenus par chambre disponible au Liban, ils ont chuté de 26,6 % en mai, selon Deloitte & Touche, à 108 dollars. En comparaison, les revenus par chambre disponible au Moyen-Orient ont reculé de 3,6 %, à 107 dollars au cours du cinquième mois de 2011.
Notons que Beyrouth, Mascate et Le Caire sont les trois principales destinations incluses dans l’étude ayant témoigné d’une baisse aussi importante de leur activité hôtelière au cours des cinq premiers mois de l’année, en comparaison avec la même période de l’an dernier. La capitale du sultanat d’Oman a en effet enregistré un taux d’occupation de 40,8 % en mai, contre 50,3 % un an plus tôt, soit une baisse de 18,8 %. Quant aux revenus par chambre disponible, ils ont reculé de 22 %, à 79 dollars, contre 102 dollars en mai 2010.
Quant au Caire – théâtre d’un renversement de régime il y a quelques mois – le taux d’occupation des hôtels a fondu de moitié, chutant à 34,4 % en mai, contre 65,6 % un an plus tôt, soit une baisse de 47,6 % sur un an. En ce qui concerne les revenus par chambre disponible, ils ont baissé de 49,3 %, à 41 dollars, contre 79 dollars en mai 2010. Selon le rapport de Deloitte, la capitale égyptienne est toutefois en train de se remettre graduellement de sa torpeur, plusieurs évènements ayant récemment été organisés dont le World Jazz Concert.

Les pays du Golfe moins affectés
Si ces dernières destinations ont été frappées de plein fouet par les bouleversements que connaît la région, les villes des pays du Golfe restent plus ou moins épargnées. À Abou Dhabi, par exemple, le taux d’occupation des hôtels a atteint 64,2 % en mai, contre 54,7 % un an plus tôt – une amélioration teintée par un léger recul des revenus par chambre disponible (93 contre 102 dollars, un an plus tôt).
Quant à Dubaï, les hôtels ont affiché un taux moyen d’occupation de près de 70 % en mai – le plus élevé dans la région. Cette performance soutenue a été favorisée par plusieurs évènements ayant eu lieu dans l’émirat, dont notamment le PhotoWorld Dubai Exhibition et le Arabian Travel Market 2011. Il convient toutefois de préciser que le taux d’occupation s’était élevé à plus de 81 % au quatrième mois de l’année, révélant une importante baisse mensuelle (-14 %).
Enfin, à Djeddah, le taux d’occupation moyen des hôtels est resté plus ou moins stagnant sur un an, à 69,5 %, tandis que les revenus par chambre disponible se sont élevés à 136 dollars en mai, en hausse de 8 % sur un an.
Enfin, sur le plan mondial, l’Asie-Pacifique et les Amériques ont été largement dépassés par le Moyen-Orient, en termes de revenus par chambre disponible au cours du cinquième mois de l’année, avec des revenus s’élevant à 89 et 64 dollars respectivement, contre 107 dollars dans la région. L’Europe a raflé la première place – de justesse – avec des revenus par chambre disponible de 108 dollars.

Le nombre de touristes en chute de 29 % en mai
Rappelons, en parallèle, que le nombre de touristes a reculé au Liban de 18,6 % au cours des cinq premiers mois de l’année, à 596 298 visiteurs, contre 732 855 au cours de la même période de l’an dernier. Pour le seul mois de mai, le nombre de touristes a chuté de 29,1 % sur un an et de 10,5 % par rapport au mois précédent. En termes de distribution géographique des visiteurs, les Arabes ont raflé la première place avec 32,3 % du nombre total de touristes fin mai, suivis des Européens (28,7 %), des Asiatiques (21,2 %) et des ressortissants en provenance des Amériques (11,3 %) et d’Afrique (3,5 %).
Selon une étude réalisée par le cabinet de conseil Deloitte & Touche, le taux d’occupation des hôtels à Beyrouth s’est élevé à 56,9 % en mai, contre 69,1 % un an plus tôt, révélant une baisse de 17,7 % de la fréquentation hôtelière sur un an. Le taux d’occupation s’était élevé à 58,3 % en avril, 47,9 % en mars, 37,4 % en février et 41,6 % en janvier, selon l’étude, contre des taux de 72,5 %, 52,6 %, 70,1 % et 63,8 % au cours des mêmes mois de l’an dernier.Ce recul de l’activité hôtelière au Liban au cours des cinq premiers mois de 2011 reflète sans doute la détérioration de la situation politique sur le double plan local et régional.Il convient toutefois de préciser que le taux d’occupation moyen des hôtels au Moyen-Orient s’est élevé, selon l’étude, à 60,4 % en mai,...
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