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Liban

Critiques acerbes de Geagea contre le gouvernement

« Au cas où le régime syrien changerait, le Hezbollah serait certainement dans une position plus faible que celle où il se trouve à l’heure actuelle », a estimé hier le chef du comité exécutif des Forces libanaises Samir Geagea dans une entrevue à la chaîne CNN arabe. À la question sur la possibilité de voir le Hezb abandonner ses armes et se convertir en parti politique, M. Geagea a signalé « l’absence de toute indication de la part du parti vers un tel changement », sans manquer de rappeler au passage que « parfois, l’arme devient un fardeau pour celui qui la détient ». C’est justement ce que le chef des FL a estimé être le cas au niveau du Hezbollah après la libération du Liban-Sud en 2000.
Il a confié dans ce sens ne pas avoir de craintes pour la sécurité interne à la lumière des bouleversements en Syrie. « Rien n’indique l’existence de menaces à la sécurité, si ce n’est quelques incidents disparates et isolés, comme ceux de Bab Tebbaneh et Baal Mohsen à Tripoli », a-t-il expliqué. Il a appelé dans ce cadre le nouveau gouvernement à œuvrer pour le désarmement de Tripoli, insistant sur l’absence de toute entrave à cela.

Situation inacceptable
M. Geagea a adressé toutefois des critiques acerbes au cabinet présidé par Nagib Mikati, estimant qu’il se trouve désormais dans « une situation inacceptable » au regard du traitement de l’acte d’accusation émanant du Tribunal spécial pour le Liban. En effet, le chef des FL a soulevé la totale conformité entre la déclaration ministérielle du gouvernement actuel et celle du gouvernement de Saad Hariri au niveau de la clause relative aux armes du Hezbollah, alors qu’au niveau de la clause sur le TSL, la rédaction « a pris une tout autre direction ». Ainsi, le leader chrétien a prévenu que l’opposition « œuvrera de toutes ses forces pour faire tomber le gouvernement ». Il n’a pas écarté le recours à la rue à cette fin, en précisant toutefois que « si l’opposition se trouve dans l’obligation de descendre dans les rues, elle le fera dans les limites que lui impose la loi ». D’ailleurs, il a rejeté les spéculations de certains sur la possibilité que l’affaire du TSL torpille la stabilité du Liban. « La plus grande preuve (de leur inconsistance) est ce qui s’est passé après l’émission de l’acte d’accusation », a affirmé M. Geagea, appelant au respect de l’engagement vis-à-vis du TSL ainsi que de la présomption d’innocence des quatre membres du Hezbollah réclamés par le tribunal. Cependant, c’est la crainte d’une prochaine guerre avec Israël qu’a exprimée le chef des FL. Sans préciser l’autre partie au conflit, il a laissé entendre l’existence d’un « intérêt » pour la Syrie et le Hezbollah à attiser la tension dans la région en vue « d’inverser l’équation » en Syrie, ainsi qu’au Liban au regard du TSL.
« Au cas où le régime syrien changerait, le Hezbollah serait certainement dans une position plus faible que celle où il se trouve à l’heure actuelle », a estimé hier le chef du comité exécutif des Forces libanaises Samir Geagea dans une entrevue à la chaîne CNN arabe. À la question sur la possibilité de voir le Hezb abandonner ses armes et se convertir en parti politique, M. Geagea a signalé « l’absence de toute indication de la part du parti vers un tel changement », sans manquer de rappeler au passage que « parfois, l’arme devient un fardeau pour celui qui la détient ». C’est justement ce que le chef des FL a estimé être le cas au niveau du Hezbollah après la libération du Liban-Sud en 2000.Il a confié dans ce sens ne pas avoir de craintes pour la sécurité interne à la lumière des...
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