Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Diplomatie

L’ONU espère que la réunion de Genève changera la donne à Chypre

Le Conseil de sécurité a exprimé son inquiétude devant la lenteur du processus de négociation.
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon va tenter de donner un nouvel élan aux négociations sur la réunification de Chypre, actuellement dans l’impasse, lors d’une réunion aujourd’hui à Genève avec les leaders des communautés chypriote grecque et chypriote turque de l’île divisée.
Les négociations en vue d’une réunification ont été relancées en septembre 2008 sous l’égide de l’ONU, mais aucun progrès n’a été enregistré sur les sujets-clés : droits de propriété, ajustements territoriaux et garanties de sécurité. Devant cette stagnation, M. Ban a déjà réuni le président chypriote Demetris Christofias et le dirigeant de la République turque de Chypre Nord (RTCN, seulement reconnu par Ankara) Dervis Eroglu à deux reprises, en novembre à New York et en janvier à Genève. La nouvelle réunion de Genève, prévue début avril, avait été repoussée à juin avant d’être fixée au 7 juillet. L’ONU souhaite y voir émerger une feuille de route précise sur la manière dont les deux dirigeants entendent régler les questions épineuses pour parvenir à un accord.
La patience de l’ONU commence pourtant à s’émousser. M. Christofias a déclaré que l’idéal serait de trouver une solution avant que Chypre n’assure la présidence tournante de l’UE en juillet 2012, et l’ONU a laissé entendre qu’elle ne pourrait laisser les discussions traîner au-delà de cette date. En juin, le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé son inquiétude devant « la lenteur du processus » de négociation, à l’occasion d’une résolution étendant jusqu’à la fin de l’année le mandat de la force de maintien de la paix sur l’île.
Pour Hugh Pope, expert à l’organisation International Crisis Group, le nœud du problème vient de l’absence de canal de communication entre les Chypriotes grecs et la Turquie, dont le rôle est essentiel pour parvenir à un accord de paix. « Les Chypriotes grecs ne croient plus qu’Ankara souhaite réellement une solution et Ankara ne croit plus que M. Christofias veuille un accord, alors le processus a perdu son carburant et son énergie », explique l’expert. Un règlement de la crise chypriote est pourtant indispensable pour une éventuelle adhésion de la Turquie à l’Union européenne.
(Source : AFP)
Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon va tenter de donner un nouvel élan aux négociations sur la réunification de Chypre, actuellement dans l’impasse, lors d’une réunion aujourd’hui à Genève avec les leaders des communautés chypriote grecque et chypriote turque de l’île divisée.Les négociations en vue d’une réunification ont été relancées en septembre 2008 sous l’égide de l’ONU, mais aucun progrès n’a été enregistré sur les sujets-clés : droits de propriété, ajustements territoriaux et garanties de sécurité. Devant cette stagnation, M. Ban a déjà réuni le président chypriote Demetris Christofias et le dirigeant de la République turque de Chypre Nord (RTCN, seulement reconnu par Ankara) Dervis Eroglu à deux reprises, en novembre à New York et en janvier à Genève. La nouvelle...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut