Liban
Tempête place de l’Étoile : le 14 Mars passe à l’attaque
OLJ / le 05 juillet 2011 à 00h55
OLJ / le 05 juillet 2011 à 00h55
Mes chers Amis du Liban; Confession : Ce matin comme tous les matins, j'ai commencé de parcourir la Une de " L'Orient-Le Jour " pour choisir l'ordre que j'allais adopter pour lire les si nombreux articles que nous offre ce fameux quotidien en langue française de Beyrouth. C'est que, ce faisant, j'ai découvert ce matin quelque chose m'a plongé dans la plus extrême perplexité... Je découvre, en tout premier lieu, qu'une " tempête s'est déclarée, place de l'Etoile " parce que " le 14 Mars est passé à l'attaque " et que " les milieux du 14 Mars continuent à tancer Mikati" alors que ce dernier a lui-même " accusé le 14 Mars de sabotage " ce qui fait dire au Courant du Futur " qu'il s'étonne du retournement de Mikati contre lui-même"... Je reprends un peu mon souffle. Jusque là, vous conviendrez avec moi que c'est " limite compréhensible " comme disent nos jeunes aujourd'hui. Mais on doit peut-être se consoler en se disant qu'il s'agit là du style proprement " journalistique " d'un article qui n'a vocation à n'être, dans l'esprit de leurs auteurs, compris que par une frange la plus minime qui soit du lectorat le plus cultivé du journal. C'est là un bien mauvais procès d'intention que je formule à l'endroit des journalistes mais c'est malgré tout un travers que l'on rencontre parfois chez certains écrivains, compositeurs ou artistes au sens le plus large du terme. Alors, je poursuis ma lecture de la Une de " L'Orient-Le Jour " : " Dans le discours de Nasrallah on peut trouver de nombreuses inconsistances " et, plus loin, " la sortie de Nasrallah handicape le Cabinet à la veille du débat de confiance ". Quelques sorties encore telles celle des Kataëb qui affirment " regretter le choix entre la justice et la paix civile " ou celle de Michel Aoun qui soutient péremptoirement que " l'appel du 14 Mars est un crime et une menace pour les Libanais ". Il va de soi que " L'Orient-Le Jour "ne pouvait conclure sans rappeler aussi dans sa Une l'information fournie par Mourin Meraabi selon laquelle " des éléments armés du 8 Mars seraient "en déplacement entre le Liban et la Syrie ". ". Je suis arrivé maintenant au bas de la Une de couverture de " L'Orient-Le Jour " et je vous avouerais n'avoir point encore choisi l'article par lequel je vais débuter ma lecture. En réalité, j'éprouve face à ce choix une extrême perplexité. A dire vrai aucun de ces articles ne " m'accroche " vraiment aujourd'hui car chacun d'eux me paraît être d'une importance supérieure à celle des autres. Par contre je crois mieux comprendre maintenant ce que le Général de Gaulle voulait bien exprimer quand il écrivait que de temps à autre, il se laissait envahir au plus profond de son être par la douceur et l'insignifiance des choses... " Quelques gorgées de bière et autres plaisirs minuscules " Tel était plus près de nous le titre que Philippe Delerm avait choisi pour son recueil d'une trentaine de petites historiettes qui appellent en moi les mêmes plaisants souvenirs... Telle est peut-être la raison de cette langueur matinale qui me prend quand je pense à ce cher Liban que je porte à chaque instant au fond de mon coeur et que me remémore chaque jour la lecture de " L'Orient-Le Jour " Antoine GED
Mes chers Amis du Liban; Confession : Ce matin comme tous les matins, j'ai commencé de parcourir la Une de " L'Orient-Le Jour " pour choisir l'ordre que j'allais adopter pour lire les si nombreux articles que nous offre ce fameux quotidien en langue française de Beyrouth. C'est que, ce faisant, j'ai découvert ce matin quelque chose m'a plongé dans la plus extrême perplexité... Je découvre, en tout premier lieu, qu'une " tempête s'est déclarée, place de l'Etoile " parce que " le 14 Mars est passé à l'attaque " et que " les milieux du 14 Mars continuent à tancer Mikati" alors que ce dernier a lui-même " accusé le 14 Mars de sabotage " ce qui fait dire au Courant du Futur " qu'il s'étonne du retournement de Mikati contre lui-même"... Je reprends un peu mon souffle. Jusque là, vous conviendrez avec moi que c'est " limite compréhensible " comme disent nos jeunes aujourd'hui. Mais on doit peut-être se consoler en se disant qu'il s'agit là du style proprement " journalistique " d'un article qui n'a vocation à n'être, dans l'esprit de leurs auteurs, compris que par une frange la plus minime qui soit du lectorat le plus cultivé du journal. C'est là un bien mauvais procès d'intention que je formule à l'endroit des journalistes mais c'est malgré tout un travers que l'on rencontre parfois chez certains écrivains, compositeurs ou artistes au sens le plus large du terme. Alors, je poursuis ma lecture de la Une de " L'Orient-Le Jour " : " Dans le discours de Nasrallah on peut trouver de nombreuses inconsistances " et, plus loin, " la sortie de Nasrallah handicape le Cabinet à la veille du débat de confiance ". Quelques sorties encore telles celle des Kataëb qui affirment " regretter le choix entre la justice et la paix civile " ou celle de Michel Aoun qui soutient péremptoirement que " l'appel du 14 Mars est un crime et une menace pour les Libanais ". Il va de soi que " L'Orient-Le Jour "ne pouvait conclure sans rappeler aussi dans sa Une l'information fournie par Mourin Meraabi selon laquelle " des éléments armés du 8 Mars seraient "en déplacement entre le Liban et la Syrie ". ". Je suis arrivé maintenant au bas de la Une de couverture de " L'Orient-Le Jour " et je vous avouerais n'avoir point encore choisi l'article par lequel je vais débuter ma lecture. En réalité, j'éprouve face à ce choix une extrême perplexité. A dire vrai aucun de ces articles ne " m'accroche " vraiment aujourd'hui car chacun d'eux me paraît être d'une importance supérieure à celle des autres. Par contre je crois mieux comprendre maintenant ce que le Général de Gaulle voulait bien exprimer quand il écrivait que de temps à autre, il se laissait envahir au plus profond de son être par la douceur et l'insignifiance des choses... " Quelques gorgées de bière et autres plaisirs minuscules " Tel était plus près de nous le titre que Philippe Delerm avait choisi pour son recueil d'une trentaine de petites historiettes qui appellent en moi les mêmes plaisants souvenirs... Telle est peut-être la raison de cette langueur matinale qui me prend quand je pense à ce cher Liban que je porte à chaque instant au fond de mon coeur et que me remémore chaque jour la lecture de " L'Orient-Le Jour " Antoine GED
00 h 47, le 05 juillet 2011