L’ancien ministre Jean Oghassabian s’est déchaîné contre le chef du gouvernement, l’accusant d’avoir « choisi de saboter l’action du Tribunal spécial pour le Liban, de faire échec à la justice et à la vérité au Liban, d’affronter la communauté internationale, de rejeter les résolutions de l’ONU et de pousser le pays vers davantage de divisions et toutes sortes de périls ».
Très virulent lui aussi, Élie Marouni, député Kataëb de Zahlé, a déclaré que « ce qu’il faut aujourd’hui c’est le départ du gouvernement formé par le Hezbollah et dont la déclaration ministérielle a été rédigée par ce dernier ».
« Or le secrétaire général du Hezbollah a dit à ce gouvernement d’aller se faire f..., sans qu’aucun ministre ne juge nécessaire de lui répondre », a noté M. Marouni.
Pour lui, « le Hezbollah a le droit de se défendre, mais il doit le faire devant le tribunal ». « Ils ont beau s’agiter dans tous les sens, le TSL est là pour rester. Il vaudrait mieux pour eux de coopérer avec lui plutôt que de mettre un terme à leur existence politique », a-t-il lancé.
L’ancien ministre Kataëb Sélim Sayegh a pour sa part relevé que le secrétaire général du Hezbollah a « poussé le gouvernement libanais dans une impasse en le plaçant en confrontation avec le TSL et donc avec la communauté internationale ».
La question qui se pose est de savoir « comment le Premier ministre est-il en mesure de poursuivre son chemin à l’ombre de ce que Hassan Nasrallah a prévu pour lui », a noté M. Sayegh, invitant Nagib Mikati à « assumer ses responsabilités nationales, constitutionnelles et politiques et à bien entendre les voix des Libanais et celle de sa conscience ».
Pour Sélim Sayegh, le secrétaire général du Hezbollah a « dynamité la justice et fait de la déclaration ministérielle un papier sans aucune valeur. Voilà pourquoi le départ du gouvernement est devenu une nécessité vitale ».
Ziad Kadri, député de la Békaa-Ouest et membre du bloc du Futur, a, quant à lui, déploré la virulente réplique du Premier ministre à l’appel lancé par le 14 Mars à l’issue de la réunion du Bristol. « Il aurait dû plutôt répondre à Hassan Nasrallah parce qu’il est le principal concerné par les propos tenus par ce dernier », a souligné M. Kadri.
Son collègue de Beyrouth, Ammar Houry, a noté que les propos tenus par le secrétaire général du Hezbollah « sont un diagnostic de la situation ». En d’autres termes, « il reconnaît que le Hezbollah est un mini-État dans l’État, qu’il dispose de ses lois, de son armée et de sa manière de faire, qu’il est hors du cadre de la légalité libanaise et que son parti se considère au-dessus de toutes les lois », a-t-il ajouté.
Le chef du PNL, Dory Chamoun, s’est de son côté montré rassurant au sujet de l’action envisagée par le 14 Mars, affirmant que ce dernier n’a l’intention « ni de brûler des pneus, ni de casser quoi que ce soit, ni de recourir aux armes ».
« Nous voulons simplement épargner au pays d’avoir à souffrir de sanctions économiques et politiques », a dit M. Chamoun.
Khaled Daher, député du Akkar, a « conseillé » au Premier ministre de se départir de toute « ambiguïté ». « Jouer sur les mots ne sert à rien. Soit on est avec le TSL, soit on est contre », a-t-il dit.
Chant Chinchinian, député de Zahlé et membre du bloc des Forces libanaises, a estimé que les propos de Hassan Nasrallah sont un « défi pour l’État libanais ». Et le président du Mouvement pour le changement, Élie Mahfoud, a souligné que les déclarations du secrétaire général du Hezb signifient que ce dernier a « décidé d’assurer une couverture aux individus mis en accusation par le procureur du TSL, ce qui transforme ce parti en organisation terroriste ».
Enfin, le juge à la retraite Sélim Azar, ancien membre dirigeant du CPL et qui a participé dimanche à « titre personnel » à la réunion du Bristol, a souligné que « s’il existe une faille dans l’acte d’accusation, celui qui prétend qu’elle existe devrait faire face au tribunal pour réclamer son droit, car rien ne peut être réglé par le biais des attaques télévisées ».


Mr Khalil Raad Il est de bon ton qu'un garçon ou une fille de 4 ans voient leur père immense et plein de qualités !! et c'est au moment de l'adolescence qu'ils réalisent qu'en fait : non !! il est tout petit ..et meme ses voisins s'en désinteressent.. Et malgré les diverses gesticulations!! et autres pantalonnades!! il n'en reste pas moins ..petit Selim Chams
11 h 44, le 06 juillet 2011