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Liban

Les milieux du 14 Mars continuent à tancer Mikati

Le départ du gouvernement, une exigence de plus en plus répétée dans les rangs de l’opposition.
Au lendemain de la réunion du Bristol, les milieux du 14 Mars ont poursuivi leurs attaques contre le gouvernement de Nagib Mikati, dont le départ est de plus en plus réclamé, surtout après les déclarations télévisées, samedi soir, du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah.
L’ancien ministre Jean Oghassabian s’est déchaîné contre le chef du gouvernement, l’accusant d’avoir « choisi de saboter l’action du Tribunal spécial pour le Liban, de faire échec à la justice et à la vérité au Liban, d’affronter la communauté internationale, de rejeter les résolutions de l’ONU et de pousser le pays vers davantage de divisions et toutes sortes de périls ».
Très virulent lui aussi, Élie Marouni, député Kataëb de Zahlé, a déclaré que « ce qu’il faut aujourd’hui c’est le départ du gouvernement formé par le Hezbollah et dont la déclaration ministérielle a été rédigée par ce dernier ».
« Or le secrétaire général du Hezbollah a dit à ce gouvernement d’aller se faire f..., sans qu’aucun ministre ne juge nécessaire de lui répondre », a noté M. Marouni.
Pour lui, « le Hezbollah a le droit de se défendre, mais il doit le faire devant le tribunal ». « Ils ont beau s’agiter dans tous les sens, le TSL est là pour rester. Il vaudrait mieux pour eux de coopérer avec lui plutôt que de mettre un terme à leur existence politique », a-t-il lancé.
L’ancien ministre Kataëb Sélim Sayegh a pour sa part relevé que le secrétaire général du Hezbollah a « poussé le gouvernement libanais dans une impasse en le plaçant en confrontation avec le TSL et donc avec la communauté internationale ».
La question qui se pose est de savoir « comment le Premier ministre est-il en mesure de poursuivre son chemin à l’ombre de ce que Hassan Nasrallah a prévu pour lui », a noté M. Sayegh, invitant Nagib Mikati à « assumer ses responsabilités nationales, constitutionnelles et politiques et à bien entendre les voix des Libanais et celle de sa conscience ».
Pour Sélim Sayegh, le secrétaire général du Hezbollah a « dynamité la justice et fait de la déclaration ministérielle un papier sans aucune valeur. Voilà pourquoi le départ du gouvernement est devenu une nécessité vitale ».
Ziad Kadri, député de la Békaa-Ouest et membre du bloc du Futur, a, quant à lui, déploré la virulente réplique du Premier ministre à l’appel lancé par le 14 Mars à l’issue de la réunion du Bristol. « Il aurait dû plutôt répondre à Hassan Nasrallah parce qu’il est le principal concerné par les propos tenus par ce dernier », a souligné M. Kadri.
Son collègue de Beyrouth, Ammar Houry, a noté que les propos tenus par le secrétaire général du Hezbollah « sont un diagnostic de la situation ». En d’autres termes, « il reconnaît que le Hezbollah est un mini-État dans l’État, qu’il dispose de ses lois, de son armée et de sa manière de faire, qu’il est hors du cadre de la légalité libanaise et que son parti se considère au-dessus de toutes les lois », a-t-il ajouté.
Le chef du PNL, Dory Chamoun, s’est de son côté montré rassurant au sujet de l’action envisagée par le 14 Mars, affirmant que ce dernier n’a l’intention « ni de brûler des pneus, ni de casser quoi que ce soit, ni de recourir aux armes ».
« Nous voulons simplement épargner au pays d’avoir à souffrir de sanctions économiques et politiques », a dit M. Chamoun.
Khaled Daher, député du Akkar, a « conseillé » au Premier ministre de se départir de toute « ambiguïté ». « Jouer sur les mots ne sert à rien. Soit on est avec le TSL, soit on est contre », a-t-il dit.
Chant Chinchinian, député de Zahlé et membre du bloc des Forces libanaises, a estimé que les propos de Hassan Nasrallah sont un « défi pour l’État libanais ». Et le président du Mouvement pour le changement, Élie Mahfoud, a souligné que les déclarations du secrétaire général du Hezb signifient que ce dernier a « décidé d’assurer une couverture aux individus mis en accusation par le procureur du TSL, ce qui transforme ce parti en organisation terroriste ».
Enfin, le juge à la retraite Sélim Azar, ancien membre dirigeant du CPL et qui a participé dimanche à « titre personnel » à la réunion du Bristol, a souligné que « s’il existe une faille dans l’acte d’accusation, celui qui prétend qu’elle existe devrait faire face au tribunal pour réclamer son droit, car rien ne peut être réglé par le biais des attaques télévisées ».
Au lendemain de la réunion du Bristol, les milieux du 14 Mars ont poursuivi leurs attaques contre le gouvernement de Nagib Mikati, dont le départ est de plus en plus réclamé, surtout après les déclarations télévisées, samedi soir, du secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah. L’ancien ministre Jean Oghassabian s’est déchaîné contre le chef du gouvernement, l’accusant d’avoir « choisi de saboter l’action du Tribunal spécial pour le Liban, de faire échec à la justice et à la vérité au Liban, d’affronter la communauté internationale, de rejeter les résolutions de l’ONU et de pousser le pays vers davantage de divisions et toutes sortes de périls ». Très virulent lui aussi, Élie Marouni, député Kataëb de Zahlé, a déclaré que « ce qu’il faut aujourd’hui c’est le départ du...
commentaires (5)

Mr Khalil Raad Il est de bon ton qu'un garçon ou une fille de 4 ans voient leur père immense et plein de qualités !! et c'est au moment de l'adolescence qu'ils réalisent qu'en fait : non !! il est tout petit ..et meme ses voisins s'en désinteressent.. Et malgré les diverses gesticulations!! et autres pantalonnades!! il n'en reste pas moins ..petit Selim Chams

chams selim

11 h 44, le 06 juillet 2011

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Commentaires (5)

  • Mr Khalil Raad Il est de bon ton qu'un garçon ou une fille de 4 ans voient leur père immense et plein de qualités !! et c'est au moment de l'adolescence qu'ils réalisent qu'en fait : non !! il est tout petit ..et meme ses voisins s'en désinteressent.. Et malgré les diverses gesticulations!! et autres pantalonnades!! il n'en reste pas moins ..petit Selim Chams

    chams selim

    11 h 44, le 06 juillet 2011

  • M. Khoueiry, lisez bien mes propos avant de réagir. J'ai dit que les Kataëb, AUJOURD'HUI, ne représentent plus grand monde. Je ne parlais donc pas du passé. Même si nous n'avons sûrement pas le même point de vue sur l'histoire de ce parti, il est impossible de nier l'impact qu'il a eu sur le pays.

    Khalil RAAD

    02 h 17, le 06 juillet 2011

  • Monsieur Khalil Raad mélange les Kataebs avec Amal,qui ne représente plus grand monde depuis qu'il a perdu sa guerre contre le Hezb,et que les finances et salaires bien divins vont au hezb. Les Kataebs sont et resteront un grand parti au service du Liban uniquement,et l'âme de la vraie résistance purement libanaise,non islamique iranienne ou autre. Les kataebs en plus de la quantité,ont également la qualité,une différence majeure souvent omise de leurs commentaires nombreux mais insipides et sans valeur.

    Joun Hélène

    17 h 27, le 05 juillet 2011

  • M. Raad, sachez que les Kataëb représentent l'histoire du Liban et non " pas grand monde " comme on le lit tous les jours dans vos médias, alors cessez SVP de marginaliser le monde avec vos propagandes style Staline !

    Elie KHOUEIRY

    10 h 52, le 05 juillet 2011

  • Il est assez marrant de voir Elie Marouni menacer le Hezbollah d'une disparition politique, alors que son parti, les Kataëb, ne représente plus grand monde au Liban aujourd'hui. Cessez de rêver m. Marouni, et tâchez d'être plus courtois lors de votre prochaine intervention. Sinon le 14 a dit vouloir se répartir les rôles pour éviter de un effet répétitif demain au Parlement. On voit mal comment ils y arriveront puisque cela fait six ans qu'ils répètent la même chose.

    Khalil RAAD

    20 h 46, le 04 juillet 2011

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