Toujours selon Akhbar el-Yom, les milieux de Joumblatt dénoncent le ton virulent du 14 Mars et préfèrent appeler au calme et à la raison. L’ancien ministre Abdel Rahim Mrad a ainsi conseillé aux députés du 8 Mars d’axer leurs interventions sur les problèmes des Libanais, notamment la cherté de vie, estimant que les questions politiques n’intéressent plus personne. Le député Abdel Majid Saleh (proche du mouvement Amal) a donné le même son de cloche, appelant l’opposition à laisser le gouvernement s’occuper des problèmes du quotidien, car ces questions ont été oubliées pendant trop longtemps et la population subit une crise économique dramatique. « Laissez donc le gouvernement travailler pour les citoyens », a-t-il déclaré.
Le ministre du Tourisme Fady Abboud a dénoncé les fuites dans l’acte d’accusation et il s’est demandé comment l’opposition n’a pas attendu la lecture de l’acte d’accusation pour condamner les personnes faisant l’objet de mandats d’arrêt. « Ce n’est pourtant pas ce que le 14 Mars avait promis de faire, il y a quelques mois encore. Nous autres, nous estimons que les irrégularités nombreuses dans la procédure ainsi que les fuites répétées discréditent l’action du TSL », a-t-il souligné. Abboud a demandé à toutes les parties de préserver le Liban, « ce petit pays qui suscite tant de convoitises et qui mérite qu’on le défende ». Il a aussi salué la constance de la résistance et la volonté du secrétaire général du Hezbollah d’être rassurant ainsi que ses appels répétés au calme.
Le secrétaire général du parti Baas prosyrien au Liban, Fayez Chokr, a déclaré, de son côté, que l’intérêt du Liban doit être au-dessus de tous les autres. Il a précisé que le Liban est actuellement à un carrefour dangereux et qu’il faut songer en priorité à « défendre l’armée, le peuple et la résistance ».
Au cours d’une cérémonie à la mémoire de cheikh Saïd Chaabane et de Fathi Yakan, cheikh Bilal Chaabane a estimé que l’acte d’accusation vise à entraver l’élan du gouvernement Mikati. Il a invité les Tripolitains à ne pas servir de boîtes postales pour envoyer des lettres sanglantes et politiques. Cheikh Hachem Minkara a aussi déclaré que l’acte d’accusation est une insulte au sang des résistants, ajoutant que le timing de l’émission des mandats d’arrêt est « suspect ».
Le député Kassem Hachem a assuré de son côté que les jugements sont déjà rendus et qu’il s’agit d’un moyen clair pour servir les intérêts du 14 Mars et du plan américano-israélien dans la région. Il a appelé les Libanais à être vigilants et à ne pas tomber dans les pièges qui leur sont tendus.
L’ancien ministre Wi’am Wahhab a déclaré de son côté que le TSL « ne parviendra à aucun résultat ». Liant la situation au Liban à ce qui se passe dans la région, il a précisé que si le régime syrien devait chuter, toute la région vivrait une période d’instabilité. Il s’est aussi demandé comment il est encore possible de faire confiance au TSL après les révélations faites par Hassan Nasrallah au cours de son dernier discours. Tout en affirmant qu’aucune partie ne peut éliminer l’autre au Liban, il a invité tous les Libanais à s’entendre sur ce qui les rapproche, au lieu de chercher à aggraver leurs divergences.
De même, le conseiller en matière d’information du président de la Chambre Ali Hamdane a estimé que les Libanais ne peuvent pas fermer les yeux devant les révélations faites par Nasrallah, ajoutant que l’appel du président de la Chambre à l’opposition pour discuter la déclaration ministérielle est l’expression même de la démocratie, et, selon lui, jusqu’à présent, une trentaine de députés ont demandé la parole.
Dans le même ordre d’idées, le député Ali Khreiss a estimé que le ton adopté par la rencontre du Bristol se veut provocateur, mais il a ajouté que la majorité n’a pas encore décidé comment elle compte y répondre. De son côté, cheikh Abdel Amir Kabalan a précisé que tous les Libanais veulent la justice, mais une justice vraie qui ne soit pas une injustice pour certains. Enfin, le ministre Nicolas Nahas a affirmé que le gouvernement ne placera pas le Liban en situation de confrontation avec la communauté internationale. Il a invité les Libanais à lui donner une chance, affirmant que ce gouvernement ne prendra pas le risque de pousser la communauté internationale à prendre des sanctions contre le Liban.


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je suis très heureux que M. Wahhab ait enfin compris qu on ne pouvait éliminer ses opposants. L homme qui divise la montagne parle enfin de rassemblement , l homme qui est le portevoix de l étranger parle dans l intérêt des Libanais ? Encourageant si ce n était simplement risible de sa part
04 h 29, le 05 juillet 2011