« Le Premier ministre Mikati a tenté, dans le communiqué publié par son bureau, de donner à l’opinion publique l’illusion que son gouvernement est attaché à ce que “la justice soit rendue et la vérité dévoilée par le biais du Tribunal spécial pour le Liban”, comme le stipule, selon lui, l’alinéa 14 de la déclaration ministérielle. Or l’alinéa en question stipule que “le processus du Tribunal spécial pour le Liban, qui a en principe été créé pour rendre justice et découvrir la vérité, sera suivi loin de toute politisation et de toute vindicte”. Il semble que le Premier ministre Mikati n’ait rien à voir avec la déclaration ministérielle qui représente son gouvernement. Peut-être ne l’a-t-il même pas lue. Ce qui est stipulé dans la déclaration ministérielle est en contradiction avec ce qu’il a indiqué aujourd’hui dans son communiqué », a noté le secrétariat général.
Et de poursuivre : « Les derniers propos de sayyed Hassan Nasrallah sont plus en harmonie avec la déclaration ministérielle que ceux du président du Conseil. C’est à se demander qui est le véritable Premier ministre du Liban. »
« Nous demandons au Premier ministre Mikati : ceux qui réclament la justice pour le sang des martyrs sont-ils ceux qui exploitent ce sang ? Les parents des martyrs font-ils partie de ceux qui “exploitent”, aux yeux du Premier ministre? » s’est interrogé le secrétariat général. « Nous rappelons à l’occasion au Premier ministre Mikati qu’il a exploité les voix de ses électeurs qui l’ont porté à la Chambre et s’est retourné contre eux. Est-il contraint d’utiliser le même style que ceux qui l’ont imposé à la présidence du Conseil des ministres, en qualifiant les opposants “d’agitateurs” et “d’éléments infiltrés” ? » poursuit le communiqué, avant de conclure : « Le Premier ministre a en tout cas rendez-vous demain (aujourd’hui) avec les députés du 14 Mars. Affaire à suivre, donc. »


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef