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Moyen Orient et Monde - Thaïlande

L’armée accepte la victoire de l’opposition pro-Thaksin

L’armée thaïlandaise, toujours soupçonnée de vouloir s’immiscer dans les affaires politiques du pays, a accepté hier la large victoire de l’opposition qui a formé une coalition de cinq partis pour consolider une très confortable majorité. Le message est venu du ministre de la Défense, le général Prawit Wongsuwon. « J’ai discuté avec les dirigeants militaires. Nous laisserons les hommes politiques travailler, l’armée ne s’en mêlera pas », a-t-il déclaré.
Yingluck Shinawatra, 44 ans, apparaissait en une de tous les journaux comme la future première Thaïlandaise à diriger un gouvernement. Un destin météorique pour la sœur cadette de Thaksin Shinawatra, renversé en 2006 par l’armée et qui dirige aujourd’hui l’opposition depuis son exil à Dubaï. Le scrutin était considéré comme essentiel pour que le royaume sorte enfin des violences politiques et réduise le profond fossé qui sépare les élites de la capitale des masses urbaines et rurales défavorisées, toujours fidèles à Thaksin.
À très court terme, c’est réussi : le vote s’est déroulé dans le calme et nul n’a pour l’heure contesté la victoire du Puea Thai (« Pour les Thaïlandais ») qui, selon les résultats complets, a conquis 265 sièges sur 500. Le Parti démocrate du Premier ministre sortant Abhisit Vejjajiva a obtenu pour sa part 159 sièges. Ce dernier a annoncé sa démission de la direction du parti.
« Les forces opposées à Thaksin devront faire attention à leur réponse, compte tenu de l’absence d’ambiguïté dans le résultat des élections », soulignait à cet égard Andrew Walker, expert de la politique thaïlandaise à l’Université nationale australienne de Canberra. Depuis Dubaï où il vit en exil, Thaksin a pour sa part joué l’apaisement en affirmant que son retour n’était « pas une priorité ». « J’ai été dans le parti trop longtemps et je veux vraiment prendre ma retraite, a-t-il indiqué aux journalistes. Revenir ne signifie pas reprendre la politique. »
             (Source : AFP)
L’armée thaïlandaise, toujours soupçonnée de vouloir s’immiscer dans les affaires politiques du pays, a accepté hier la large victoire de l’opposition qui a formé une coalition de cinq partis pour consolider une très confortable majorité. Le message est venu du ministre de la Défense, le général Prawit Wongsuwon. « J’ai discuté avec les dirigeants militaires. Nous laisserons les hommes politiques travailler, l’armée ne s’en mêlera pas », a-t-il déclaré.Yingluck Shinawatra, 44 ans, apparaissait en une de tous les journaux comme la future première Thaïlandaise à diriger un gouvernement. Un destin météorique pour la sœur cadette de Thaksin Shinawatra, renversé en 2006 par l’armée et qui dirige aujourd’hui l’opposition depuis son exil à Dubaï. Le scrutin était considéré comme essentiel pour...
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