Selon les organisateurs, environ 250 000 personnes ont défilé à Sanaa pour réclamer le départ des proches du président Ali Abdallah Saleh. Photo AFP
Dans le sud de Sanaa, des dizaines de milliers de partisans de M. Saleh se sont quant à eux rassemblés, brandissant des portraits du président et proclamant leur fidélité à sa personne et à l’institution militaire, dont les unités d’élite sont dirigées par son fils Ahmad et ses cousins.
À Taëz, au sud de la capitale, des manifestants ont par ailleurs scandé des slogans hostiles à l’Arabie saoudite, soupçonnée de freiner une véritable transformation du régime yéménite. « Dites à l’Arabie saoudite que le Yémen est une république », a repris la foule en affirmant que « le Yémen n’est pas Bahreïn », où les Saoudiens ont envoyé des troupes pour aider à contenir la contestation de la mi-février/mi-mars derniers de la famille royale des al-Khalifa.
D’autres manifestations ont eu lieu à Saada, dans le Nord, et dans la province du Hadramout, dans le Sud-Est, tandis que dans le Sud, la situation reste tendue autour de Zinjibar, aux mains depuis fin mai de combattants présumés d’el-Qaëda. Des échanges de tirs se sont poursuivis hier avec les soldats qui défendent le stade al-Wahda à quelques kilomètres de la ville, selon une source militaire. Les membres présumés du réseau extrémiste tiraient en particulier en direction d’hélicoptères pour empêcher, selon cette source, l’acheminement de renforts de l’armée. Un dignitaire de Zinjibar, Tarek al-Fadhli, a pour sa part invité les hommes en armes qui disent appartenir à une organisation appelée les « Partisans de la charia » et l’armée à conclure une trêve.
Dans un autre incident, un militant armé du Mouvement sudiste, qui demande l’autonomie, a été tué et six personnes blessées, dont trois soldats, dans une attaque mercredi soir contre une position de l’armée au nord de Aden, selon un responsable de l’administration locale.
(Source : AFP)

