DSK est sorti du tribunal un large sourire au lèvres, le bras autour des épaules de sa femme Anne Sinclair.Photo AFP
Mais le procureur a refusé d’abandonner les poursuites, expliquant que le dossier « n’était pas clos ». Le juge conserve le passeport de l’ancien ministre, qui a désormais le droit de quitter New York. La prochaine audience reste fixée au 18 juillet. « Merci Votre Honneur », a déclaré l’accusé à la fin de l’audience, avant de quitter, souriant, le tribunal en tenant l’épaule de sa femme Anne Sinclair. Le couple a rapidement regagné en voiture son domicile tout proche où M. Strauss-Kahn était assigné à résidence depuis fin mai.
« L’enquête a soulevé des inquiétudes concernant la crédibilité de la plaignante », a déclaré devant la presse le procureur Cyrus Vance. Mais l’audience d’hier « n’annule aucun des chefs d’accusation portés contre l’accusé », a-t-il ajouté devant la presse à la sortie du tribunal.
M. Strauss-Kahn, qui vient d’être remplacé à la tête du FMI par sa compatriote Christine Lagarde, a plaidé non coupable le 6 juin de sept chefs d’inculpation, dont tentative de viol (pénétration), acte sexuel illégal (fellation forcée) et séquestration.
Un de ses avocats, William Taylor, a assuré devant les journalistes avoir « la conviction » que son client sera acquitté de l’accusation de la femme de chambre guinéenne de 32 ans. Cette dernière affirme que M. Strauss-Kahn a tenté de la violer le 14 mai dans sa suite de l’hôtel Sofitel de New York.
Dans une lettre adressée jeudi aux avocats de l’ex-patron du FMI, le bureau du procureur a précisé que la plaignante avait reconnu que « son récit était erroné ». Contrairement à ce qu’elle avait d’abord dit à la justice sous serment, elle avait, après l’agression présumée dans la suite 2806, nettoyé une chambre voisine puis était retournée dans la suite avant de rapporter l’incident à son supérieur.
Même l’avocat de la femme de chambre, Kenneth Thompson, a admis que l’affaire paraissait compromise. « Nous pensons que le procureur du district pose les fondements d’un non-lieu », a reconnu Me Thompson. Il a cependant maintenu les accusations de sa cliente, assurant qu’elle n’avait pas « changé un seul mot » à sa version des faits. Il a précisé avoir « des preuves matérielles » des crimes sexuels reprochés à l’ancien ministre. Me Thompson a rapporté que sa cliente lui avait dit : « Je vais me montrer devant les caméras pour dire au monde entier ce qu’a fait Dominique Strauss-Kahn. »
(Source : AFP)

