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Moyen Orient et Monde - États-Unis

DSK libéré, l’accusation à New York persiste

La justice américaine a levé hier l’assignation à résidence et la caution de Dominique Strauss-Kahn, sans abandonner les poursuites pour crimes sexuels.

DSK est sorti du tribunal un large sourire au lèvres, le bras autour des épaules de sa femme Anne Sinclair.Photo AFP

La justice américaine a décidé hier de libérer Dominique Strauss-Kahn sur parole, mais sans abandonner les poursuites pour crimes sexuels, à la demande du procureur qui a établi que l’accusatrice avait fait un récit « erroné » de l’agression présumée, malgré des révélations sur le passé de son accusatrice qui ont décrédibilisé le témoignage de cette femme de chambre. Ces accusations ont valu quatre nuits de prison à M. Strauss-Kahn, lui ont coûté son poste de directeur général du Fonds monétaire international et compromis ses chances de participer à la présidentielle de 2012. Lors d’une audience surprise de moins de dix minutes au tribunal pénal de Manhattan, le juge a également ordonné la restitution de la caution de six millions de dollars qui lui avait été imposée.
Mais le procureur a refusé d’abandonner les poursuites, expliquant que le dossier « n’était pas clos ». Le juge conserve le passeport de l’ancien ministre, qui a désormais le droit de quitter New York. La prochaine audience reste fixée au 18 juillet. « Merci Votre Honneur », a déclaré l’accusé à la fin de l’audience, avant de quitter, souriant, le tribunal en tenant l’épaule de sa femme Anne Sinclair. Le couple a rapidement regagné en voiture son domicile tout proche où M. Strauss-Kahn était assigné à résidence depuis fin mai.
« L’enquête a soulevé des inquiétudes concernant la crédibilité de la plaignante », a déclaré devant la presse le procureur Cyrus Vance. Mais l’audience d’hier « n’annule aucun des chefs d’accusation portés contre l’accusé », a-t-il ajouté devant la presse à la sortie du tribunal.
M. Strauss-Kahn, qui vient d’être remplacé à la tête du FMI par sa compatriote Christine Lagarde, a plaidé non coupable le 6 juin de sept chefs d’inculpation, dont tentative de viol (pénétration), acte sexuel illégal (fellation forcée) et séquestration.
Un de ses avocats, William Taylor, a assuré devant les journalistes avoir « la conviction » que son client sera acquitté de l’accusation de la femme de chambre guinéenne de 32 ans. Cette dernière affirme que M. Strauss-Kahn a tenté de la violer le 14 mai dans sa suite de l’hôtel Sofitel de New York.
Dans une lettre adressée jeudi aux avocats de l’ex-patron du FMI, le bureau du procureur a précisé que la plaignante avait reconnu que « son récit était erroné ». Contrairement à ce qu’elle avait d’abord dit à la justice sous serment, elle avait, après l’agression présumée dans la suite 2806, nettoyé une chambre voisine puis était retournée dans la suite avant de rapporter l’incident à son supérieur.
Même l’avocat de la femme de chambre, Kenneth Thompson, a admis que l’affaire paraissait compromise. « Nous pensons que le procureur du district pose les fondements d’un non-lieu », a reconnu Me Thompson. Il a cependant maintenu les accusations de sa cliente, assurant qu’elle n’avait pas « changé un seul mot » à sa version des faits. Il a précisé avoir « des preuves matérielles » des crimes sexuels reprochés à l’ancien ministre. Me Thompson a rapporté que sa cliente lui avait dit : « Je vais me montrer devant les caméras pour dire au monde entier ce qu’a fait Dominique Strauss-Kahn. »

(Source : AFP)
La justice américaine a décidé hier de libérer Dominique Strauss-Kahn sur parole, mais sans abandonner les poursuites pour crimes sexuels, à la demande du procureur qui a établi que l’accusatrice avait fait un récit « erroné » de l’agression présumée, malgré des révélations sur le passé de son accusatrice qui ont décrédibilisé le témoignage de cette femme de chambre. Ces accusations ont valu quatre nuits de prison à M. Strauss-Kahn, lui ont coûté son poste de directeur général du Fonds monétaire international et compromis ses chances de participer à la présidentielle de 2012. Lors d’une audience surprise de moins de dix minutes au tribunal pénal de Manhattan, le juge a également ordonné la restitution de la caution de six millions de dollars qui lui avait été imposée.Mais le procureur a refusé...
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